Affaire du Joy-Con Drift : un nouveau recours collectif au Québec

22 janvier 2021 à 10h44
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© Nintendo

Après les États-Unis et l'Europe, c'est au tour de la justice du Québec de se pencher sur l'affaire du Joy-Con drift des manettes Nintendo Switch.

Ce nouveau recours collectif est issu du cabinet d'avocats Lambert Avocat Inc., installé à Montréal au Québec. Il s'est fendu d'un recours devant la cour de justice québécoise pour porter à son attention la situation des Joy-Con défectueux.

Le pays à la feuille d'érable se joint au combat

Le recours a été envoyé à la cour québécoise le 15 janvier 2021. Il a pour ambition de permettre à tout client québécois d'obtenir compensation pour le préjudice subi par les joysticks défectueux des manettes de Nintendo Switch et Switch Lite.

Le recours s'intéresse particulièrement au cas d'une cliente qui a acheté sa console en novembre 2017. 11 mois plus tard, celle-ci a commencé à remarquer un défaut de ses Joy Sticks. Son personnage en jeu se déplaçait dans une direction qu'elle n'avait pas d'elle-même commandé. Le problème s'est ensuite étendu à d'autres jeux, et même aux menus de la console.

La cliente s'est naturellement tournée vers Nintendo et a envoyé les manettes défectueuses pour réparation. Deux mois après avoir récupéré les manettes réparées, le problème persistait toujours. Pire encore, le fameux problème du Joy-Con drift commençait également à affecter ses manettes Nintendo Switch Pro.

Un défaut caché sous la feuille d'érable

Pour justifier son recours, le cabinet Lambert Avocat Inc. invoque donc la Loi sur la protection du consommateur. Selon cette loi, les produits achetés doivent répondre aux besoins pour lesquels ils ont été acquis. En l'occurrence, les problèmes rencontrés par les manettes de Nintendo Switch entrent en contradiction avec le texte susmentionné.

Selon le cabinet d'avocats, le problème du Joy-Con drift constitue un sérieux défaut à plusieurs titres :

  • Si les clients avaient été conscients de l'obsolescence progressive des Joy Sticks, ils n'auraient en toute conscience pas acheté le produit ;
  • En l'état, les manettes ne répondent pas aux besoins pour lesquels elles ont été achetées ;
  • Le problème n'a pas été remonté initialement par Nintendo ;
  • Les clients étaient dans l'incapacité de se rendre compte de la défectuosité des manettes via un examen ordinaire du produit.


Le Québec rejoint ainsi de nombreux pays ayant porté à la connaissance de leur justice respective l'affaire du Joy-Con drift. Si Nintendo tâche depuis les débuts de l'affaire en 2019 de se rattraper, ces nombreux recours collectifs montrent que les mesures prises par le constructeur japonais ne sont pas encore satisfaisantes.

Modifié le 22/01/2021 à 15h33
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