4 centimes, c’est si on ne compte pas l’amortissement, la rénovation et le remplacement des centrales nucléaires. Sinon on est plus proche des 6 centimes.
Avec le tarif Tempo, aux périodes où le nucléaire et le renouvelable suffisent presque toujours à répondre à la demande, c’est 10.56 centimes la nuit et 13.69 le jour.
Sachant qu’à ces moments, le transport et la distribution coûtent plus cher que la production, et que parfois, ce qu’on consomme est autant qu’on ne peut pas vendre à nos voisins. Ventes qui aident à financer les achats pendant des périodes tendues.
Donc le tarif n’est pas forcément exorbitant par rapport aux vrais coûts. L’investissement dans les renouvelables n’est pas gratuit, les contrats de rachat non plus.
Les tarifications variables permettent justement de faire la différence entre consommer principalement de l’électricité décarbonée bon marché, ou ignorer les contraintes lorsqu’il faut du gaz, utiliser des centrales qui tournent très peu dans l’année, et qu’il est vital que certains se restreignent. Les deux ne peuvent pas se facturer au même prix.
Les parasites qui vendent ce qu’ils ne produisent pas se financent surtout sur le dos de leurs clients, quand on voit qu’EDF reste plus intéressant sur ses offres flexibles.
Globalement, avec le bouclier tarifaire, le tarif facturé au consommateur n’est pas si élevé. Si on arrête l’ARENH et qu’on maintient nos centrales en bon état, on devrait pouvoir conserver le même tarif sans bouclier tarifaire. Mais il faut pas espérer moins, y’aura pas davantage de baisse même si on arrête le gavage de parasites.