Je pense que certains commentateurs ne comprennent pas le fond du problème…
On pourrait basculer dans un monde où une IA produira en quelques secondes une oeuvre « créative » dans le « genre de… » en effectuant un hold-up directement dans la poche des auteurs (compositeurs, peintres, acteurs, metteurs en scène… [complétez la liste])
A très court terme, l’IA va mettre à mort les artistes, les écrivains, les musiciens, elle va vous piquer votre boulot, pilotera les machines qui feront le travail à votre place et faire dégringoler tout un pan sociétal dans la misère. C’est là le vrai fond du problème.
L’IA devrait rester à sa place : une aide précieuse diagnostique et technique, une sorte de « conseiller » qu’on consulte, ou un « pilote » pour les actions qu’elles sait mener mieux que nous en terme de précision.
Sachant comment fonctionne le monde, on pourrait très bien voir fleurir des œuvres vendues au prix habituel (ou bradé, puisqu’à un coût dérisoire) et créées… par personne (!) pour le profit d’investisseurs peu scrupuleux.
On est donc très loin de « qu’il finisse son bouquin… » et autres considérations de ce genre. Il est plus que temps de définir ce qu’on veut laisser faire aux IA, et de manière étique pour éviter la dérive habituelle d’un libéralisme sans âme qui lamine déjà bien assez nos sociétés.