J’en profite également pour rappeler que les sujet n’est pas la géopolitique.

Dans une certaine mesure, si, ça l’est. Sans parler de la guerre en Ukraine², l’envoi d’un atterrisseur lunaire, dans le sillage de la Chine, de l’Inde et d’Israël (même si ça a foiré pour les 2 derniers et que c’était une entreprise privée pour le dernier), a pour Poutine une composante géopolitique. On sait que Poutine rêve de revenir au temps de l’URSS, connue pour ses premières en matière d’aérospatiale. Faire atterrir un bidule sur la lune, ça reste un moyen pour Poutine de se présenter comme un égal à l’Europe, les États-Unis ou la Chine, alors qu’en pratique, tout le monde a découvert avec la débâcle ukrainienne¹ que la Russie ne joue plus du tout dans la même catégorie.

Comme avec tous les dirigeants autoritaires, les apparences sont importantes pour Poutine. Si la mission foire, j’aimerais pas être à la place responsable du projet.

¹: souvenez-vous, certains ”experts” nous disaient qu’en 3 ou 4 jours, c’était plié, l’armée russe était à Kiev et pouvait tenir la ville.
²: zut, j’ai parlé de la guerre en Ukraine.