Il n’y a pas que le jour/nuit qui peut engendre des fortes variations de la production solaire, il y a aussi les nuages, et là ça peut parfois être très brutal (ou une éclipse
mais ça ça l’avantage d’être parfaitement prévisible). Bon en théorie, c’est aussi assez localisé, mais on n’est jamais à l’abri d’une baisse brutale de l’ensoleillement qui toucherait plusieurs gros sites de production à la fois.
Mais pour palier ça, on a l’hydraulique, qui garde toujours une marge de capacité (ie même en heure pleine, les centrales hydrauliques ne turbinent pas toutes en même temps) pour pouvoir répondre très rapidement à des variations importantes de la production EnR ou de la consommation. Les plus modernes peuvent désormais mobiliser une production de plusieurs centaines de MW chacune en moins de 5 minutes (et même sur les plus anciennes, il faut rarement plus de 15 min pour mobiliser la pleine puissance), et dans l’autre sens, les STEP peuvent atteindre une « consommation » de 5 GW en en quelques minutes également.
À plus long terme, RTE compte aussi sur les voitures électriques pour avoir sur le réseau une large puissance de consommation pilotable (ce qui compense le fait que la production n’est pas pilotable), dont une partie pourra même être inversée, en restituant de l’énergie au réseau si besoin.
En dernier recours, RTE a aussi la possibilité de réduire la tension sur une partie du réseau, ce qui a pour effet de diminuer la puissance consommée par certains appareils, en particulier ceux qui sont purement résistifs et qui sont souvent des gros consommateurs : convecteurs, fours, chauffe-eau, ampoules traditionnelles…