Par les gestionnaires de réseau d’électricité.

Au niveau mondial, les STEP c’est près de 160 GW de puissance installée (l’équivalent de 2.5 fois la puissance de toutes les centrales nucléaires françaises), et une capacité de stockage d’au moins 5 TWh (j’ai pas trouvé le chiffre mondial, mais rien qu’en UE, on a 4.7 TWh de capacité en stockage).

Il n’y a pas un seul autre mode de stockage qui atteigne ne serait ce que 10% de cette capacité…

Oh que si… Les réservoirs des STEP, ils stockent plusieurs milliers de GWh dont une bonne part sur plusieurs années.

Grand Maison par exemple, en France, a une réserve de l’ordre de 300 GWh (dont 30 GWh reconstituables à partir de la réserve basse, si on vide la réserve haute de plus de 30 GWh il faut compter sur les apports naturels pour la reconstituer, mais la réserve n’est quasiment jamais descendue en dessous de 100 GWh depuis… 1992 (date de la dernière vidange complète du réservoir). On peut donc considérer qu’il y a dans la retenue 100 GWh qui sont stockés depuis 30 ans…

En théorie et en l’absence de contraintes réglementaire imposant une vidange totale de temps en temps (en France, les visites décennales peuvent désormais se faire par robot sous-marin), la seule limite à la durée du stockage dans une STEP, c’est la durée de vie du barrage de la retenue haute et l’évaporation naturelle de cette retenue (qui en pratique est souvent plus que compensée par les apports naturels par les précipitations…).