Négligeable sans doute : la concentration moyenne en vapeur d’eau dans l’atmosphère dépend bien plus des conditions de températures et de pression que des quantités apportées (en d’autres termes, plus d’apport de vapeur d’eau va simplement se traduire par plus de précipitations).
C’est pour ça que la vapeur d’eau n’est généralement pas comptée dans les bilans carbone, même si la vapeur d’eau est le plus gros contributeur à l’effet de serre, les émissions humaines de vapeur d’eau ne sont pas un contributeur significatif à l’augmentation de l’effet de serre (par contre, l’augmentation de la température moyenne de l’atmosphère tend à augmenter sa capacité à stocker de l’eau, et ça c’est un rétroaction positive sur le réchauffement, ce qui n’est pas bon du tout).
On peut quand même pour se faire une idée chiffre la quantité d’eau émise et constater qu’elles sont relativement négligeables par rapport aux quantités déjà présentes. Si on considère une consommation de 1 kg d’H2, soit 9 kg d’H2O, aux 100 km, le parc automobile français (~500 milliards de km/an) rejetterait 45 MT d’H2O par an. Soit de l’ordre de 2-3 millionièmes de la quantité d’eau dans l’atmosphère (18.10^12 tonnes).
À titre de comparaison, l’évaporation des océans, c’est 16 MT d’H2O… par seconde. Dont 90% reviennent directement dans les océans sous forme de précipitations (le reste précipite sur les continents et revient aux océans par les rivières).
Et en termes de précipitations supplémentaires, si on suppose que les 45 MT d’H20 émises par un parc 100% hydrogène retombent intégralement sur la France, ça ferait environ 82 tonnes par km², soit 82g par m². L’équivalent de 0.08mm. Totalement négligeable. La pluie et la neige qui tombent sur la France sur une année, c’est de l’ordre de 500 GT. 10000 fois plus.
TL;DR : l’impact des voitures à H2 sur le cycle de l’eau est totalement négligeable, même en basculant l’intégralité du parc automobile.