« trêve de blabla. un clubiste affuté peut il m’eclairer. l’hydrogene présente t il moins ou plus d’intérêt que les batteries au lithium ?
performances.autonomie. pollution et recyclage. prix. »
Performances (en terme de puissance)
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- Performance par volume pratique (automobile) : très (très très) inférieure au lithium (actuel) infiniment inférieur au lithium (demain)
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- Performance par masse pratique (auto) : très inférieure (auto) ( la moindre Tesla est infiniment plus puissante qu’une Miraî de taille équivalente) et équivalente a légèrement inférieure pour un camion
L’écart déjà défavorable à l’hydrogène va se creuser avec les nouvelles générations de batteries
Performances (en terme de rendement : combien de jus au départ)
- en automobile : hydrogène 300% inférieures au minimum, on peut même dire que les pertes son majoritaires avec l’hydrogène !
- en camion : idem
- important : il n’y a pas à l’heure actuelle de pistes physiques pour améliorer l’hydrogène sur ce point.
- important (2) : moteur axiaux, carbure silicium, nitrure de galium, augmentation de la tension : on peut vraiment en Li atteindre un rendement charge-décharge (déjà incroyable actuellement) a plus de 85% à l’avenir.
autonomie :
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- de segment A à C : l’hydrogène n’est même pas éligible !
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- segment > C : hydrogène supérieur aux entrées de gamme mais équivalent à inférieur aux meilleures lithium actuelles,
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- camions : hydrogène très loin devant (jusqu’à > 2000 kms) : on a la place d’en mettre beaucoup.
demain :
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- avec les Gen3 (li-soufre, premières /solid) : autonomie équivalentes ou supérieures sur toutes les gammes.
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- avec les gen 4 (solid « tout métal », lithium-air) : autonomie très supérieure même pour les camions,… et éligible pour l’aviation moyenne distance. (longue distance pour le li-air)
« demain » l’hydrogène n’est toujours pas éligible au segment A à C, sauf miracle physique pas encore présent même en labo
Durabilité :
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- avec un maximum de 4000h actuellement, les piles hydrogène sont condamnées à être remplacées fréquemment. c’est jouable en voiture, mais dissuade la revente en occasion (elles ont une date de péremption qui commence AVANT la commercialisation sur les toyota par exemple ! )
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- avec un cyclage approprié il est par contre possible de franchir les 500 000 kms et on pense que le million, avec certaines restrictions, est atteignable en lithium.
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- demain : en hydrogène on travaille activement pour atteindre des dizaines de milliers d’heures. coté batteries des systèmes « tout solide » pourraient avoir un cyclage infini, de même pour les super-condensateurs, le graphène, mais rien n’est démontré sur les ultra-cyclages, souvent les très hautes densités vont de pair avec des mauvais cyclages.
Pollution d’Usage :
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- actuellement au minimum 3x pire pour l’hydrogène. Améliorable si on passe à l’hydrogène vert… ce qui consommerait 3 x plus de ressources primaires, et leurs pollutions associées !
c’est clairement le KO technique pour l’hydrogène sur le volet pollution de toute façon.
Pollution grise (coté voiture) :
- pour l’instant match nul si on se fie à Mercedes, seul a avoir publié un bilan environnemental de son VH. L’hydrogène c’est du Nafion, du Platine ultra polluant a extraire, une batterie tapon, de la tuyauterie HP ultra exigeante et d’énormes réservoirs UHP époxy-carbone de 3cm d’épaisseur de parois à créer.
- A l’avenir : match nul. Sur la voiture : les batteries vont utiliser de plus en plus de minier « propre », du lithium européen, moins de cobalt, mais l’hydrogène va aussi baisser sa qqtté de Platine.
Par contre la légende qu’un VH est moins polluant qu’une batterie, c’est faux. C’est actuellement probablement l’inverse.
Recyclabilité :
- la filière de réutilisation et de recyclage des batteries auto est déjà en place, pas en hydrogène. Elle atteint jusqu’à 98% de taux de recyclage !
Trois gros points noirs sur ce point pour l’H2 :
- l’incroyable obsolescence intégrée du matos haute pression et de la pile à combustible, causée par l’hydrogène qui fragilise tout
- pas de réusabilité de la PAC en statique contrairement aux batteries. les batteries perdent en % de stockage, pas en rendement, donc elles sont réutilisables des années.
les piles à combustibles deviennent simplement inutilisables et perdent en rendement, fuient…
- pas de filière connue pour recycler les réservoirs HP en carbone-époxy
Infrastructure :
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EV actuel : une infrastructure relativement légère pour l’EV, à base de prises domestiques d’une part et de chargeurs rapides d’autre part.
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EVDemain : les chargeurs ultra rapides 800V/1MW qui se profilent à long terme peuvent être considérés comme une infra « lourde », avec leurs lignes en MW a tirer et leur batteries tampon de plusieurs MW.
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hydrogène : quelque soit la méthode envisagée, c’est une infrastructure complexe, lourde et dangereuse, qui électrolyse, compresse a 700bars et distribue le gaz le plus fuyard et explosif du monde. et ça, ça s’entretient, ça d’épreuve régulièrement et ça se fragilise. Une pompe coute actuellement 1Million sans électrolyseur, 3Millions avec.
il y a peu de chance qu’on ait un jour de la station H2 low- cost. ça aura forcément un cout sur la distribution - totalement sponsorisée et prise en charge actuellement.
Praticité
- aujourd’hui : Lithium : plus d’habitabilité intérieure, plus de coffre, éventuellement coffre frontal,et surtout, la charge domestique. beaucoup plus de points de charge.
- Hydrogène : seul avantage de l’hydrogène : sa vitesse de charge quand on tombe sur une borne.
Praticité Demain / après demain :
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avec l’augmentation des densités, autonomie et vitesse de charge : encore plus d’habitabilité, plus de « range anxiety » avec des chargeurs ultra rapides partout et une charge en 10mn. En ville : charge inductive au sol sans contact, et toujours la charge domestique et sur parking d’entreprise. Arrivée de la charge bi-directionnelle pour revendre une partie de son juis ou sécuriser son foyer électriquement.
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hydrogène : « aller à la pompe » à l’ancienne et au prix fort, qu’on ne peut plus considérer que comme un désavantage et non une qualité.
Coût du carburant
– Aujourd’hui et demain
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- Passer à la pompe restera durablement (beaucoup beaucoup) plus cher en hydrogène qu’en électrique, après tout l’hydrogène c’est de l’électricité… enfin, 3x plus d’électricité… minimum, pour le même parcours.
– Après demain
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difficile d’imaginer un miracle coté H2 : les rendements sont au taquet, on veut faire disparaitre le Platine mais ça baisse le rendement, on veut augmenter les pressions mais ça baisse le rendement…
Reste le soit disant Hydrogène « des surproductions vertes » sauf que celles ci se font déjà absorber par les interconnexions et les stockages… batteries. Et il y a fort à parier que cet hydrogène « éventuel » se fasse capturer en amont par les besoins en décarbonation des engrais et de l’industrie.
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En face de lui, en Lithium la GRID et la charge bidirectionnelle pourrait même carrément baisser vos couts de recharge en exploitant les tarifs spot et la revente de charge.
Bref l’analyse ne laisse vraiment aucune chance à l’hydrogène, c’est une mauvaise solution, complexe, chère inefficiente, volumineuse et très limitée techniquement. Elle se retrouve face a une solution de plus en plus compacte, au rendement incroyable (et souvent ignoré), et qui présente énormément d’ouvertures techniques.
Ces infos sont vérifiables et sourçables.