Le principal problème de la série est la conformation à un narratif très américanisé :
- L’existence de bébêtes agressives justifie le fait que tout le monde a un flingue
- Le dénouement, qui voit l’unification de Terminus, Anacréon et Thespia, dépend de l’existence d’une superarme unique. Ça simplifie grandement l’intrigue et est digne de tous ces flims hollywoodiens dans lesquels l’ennemi est anéanti dès qu’un système central est détruit.
- Le besoin d’établir un lien de parenté entre Dornick et Hardin. C’était déjà douteux dans 《 L’Empire Contre-Attaque 》
- L’histoire suit une poignée de personnages principaux qui sont essentiels à l’intrigue, avec Salvor Hardin dans le rôle d’une élue quasi-christique. On rentre encore une fois dans les codes hollywoodiens.
- Toujours dans le côté religieux, la notion d’âme existe et prend part activement à une sous-intrigue, histoire de contenter le chrétien moyen. Même la religion principale est décrite comme ayant 3 déesses n’en formant qu’une. Pénible d’encore se faire matraquer de religiosité dans une série de science-fiction.
Et ça, ça n’a rien à voir avec le respect ou non de l’œuvre d’Asimov. Moi, je n’aime pas, mais chacun ses goûts.
Ensuite viennent les problèmes liés à l’œuvre elle-même.
- Le construct de Seldon est conscient lors de la fin de crise, ce n’est pas un message pré-enregistré, donc ses prévisions n’en sont pas.
- La résolution de la crise dépend de quelques individus, ce qui va à l’encontre même des prémisses de la psychohistoire. Ça va être dur de faire une suite cohérente avec le Mulet.
- Daneel qui tue froidement. Non, je refuse de croire que c’était essentiel à la survie de l’humanité, en particulier parce que les pouvoirs et connaissances qu’il a héritées de Giskaard lui ont permis de concevoir les bases de la psychohistoire.