Attention quand même avec le rendement des moteurs thermiques : en pratique il est très inférieur au rendement maximum annoncé. Parce que le rendement max n’est atteint que dans une petite plage de régime/couple demandé, et sur l’ensemble de la plage d’exploitation du moteur, il peut varier du simple au double. Et la boîte de vitesse induit également des pertes supplémentaires qui n’existent pas en électrique, à quelques exceptions près.
Pour se rendre compte du rendement réellement déplorable des moteurs thermiques, il faut comparer la consommation d’un VT et celle d’un VE équivalent.
Par exemple, un Kona essence consomme 6.3 l/100 km en cycle WLTP mixte. Soit 61.7 kWh/100 km. Son alter-ego électrique consomme 15 kWh/100 km en sortie de batterie sur le même cycle WLTP mixte. Le rendement du réservoir à la roue du thermique sur ce cycle est donc à peine de 24% du rendement de la batterie à la roue de l’électrique. Ce dernier rendement est de l’ordre de 85-90%, donc le rendement absolu du réservoir à la roue (donc moteur + transmission) du Kona essence est de l’ordre d’à peine 20-22%. Et encore, c’est même en réalité un peu moins, puisque le Kona essence est plus léger que le Kona électrique, donc nécessite moins d’énergie à la roue pour faire le cycle WLTP.