C’est court et long à la fois. C’est dans 9 ans et si l’on regarde dans le rétroviseur, en 2012 sortait en France la Fluence ZE qui avait tout au plus 150 km d’autonomie réelle. A part TESLA, Nissan et Renault, il n’y avait aucun constructeur qui investissait dans l’électrique et le prix du kWH de batterie coûtait 1000 Euros.
Aujourd’hui, le VE pèse 7% du marché, tous les constructeurs investissement massivement dedans et le prix du kWH est à 130 Euros environ.
Le progrès est sans aucune comparaison possible avec le thermique qui fait du sur place (on a gagné quelques % d’efficience en augmentant la température de combustion mais avec des effets néfastes sur la tailles des particules émises).
La cohabitation va évidemment perdurer mais l’Europe est en train de tuer les modèles 100% thermiques avec les taxes qui arrivent et la norme Euro 7 qui va alourdir le prix des véhicules.
Pour les citadines, il est évident que le marché va rapidement basculer car l’autonomie est suffisante pour 99% des usages. Le prix comme vous le mentionnez sera l’élément clé mais avec la baisse continue du prix des batteries, on va vite arriver à l’équilibre thermique / électrique (surtout avec la norme Euro 7 qui sera très pénalisante sur les petits véhicules).
Pour les gros véhicules, là, 2030 me semble optimiste et les PHEV seront sûrement une étape de transition.
Évidemment, tout va dépendre de l’amélioration des cellules de batteries au delà du prix. La technologie actuelle progresse de quelques % par an mais cela sûrement pas suffisant pour avoir 600 km réels sur autoroutes (niveau qui me semble suffisant pour faire de longs trajets avec une seule recharge). Par contre, devrait arriver les batteries dites ‘solides’ vers 2025 et cela devrait ouvrir de nouveaux horizons (pour nos voitures mais aussi pour tous nos gadgets électroniques où les progrès des batteries sont aussi attendus).