Le besoin en électricité, oui, il va augmenter. Mais tout à l’heure tu parlais du besoin en énergie, pas en électricité. Lui il va baisser. Car le rendement est meilleur. Et c’est ce qui compte le plus : baisser globalement la quantité d’énergie qu’on consomme.
Concernant les pics de consommation d’électricité, avoir un large parc de voiture électrique, si on pilote intelligement la charge, ça permet justement là aussi de faciliter le travail. Parce qu’on peut augmenter la production de base des centrales nucléaires (production de base qui est limitée à cause de la faible consommation la nuit, consommation qui peut être largement augmentée en chargeant les VE à ce moment) et dans un second temps, avec le V2G, absorber les pics de charge en tapant dans les batteries des VE branchées à ce moment. Et avoir beaucoup de voitures électriques qui font tampon permet aussi d’augmenter largement la production éolienne et solaire, qui sans tampon est limitée pour des raisons de sécurité du réseau.
Bref, on pourra sans grand problème encaisser un très gros parc de voitures électriques. Et c’est pas moi qui le dit, c’est RTE, qui a bien étudié le sujet et en a conclus qu’un parc électrique à 40% dans 15 ans est techniquement faisable sans mettre en danger le réseau électrique et même en diminuant au passage la charge carbone de l’électricité française : https://assets.rte-france.com/prod/public/2020-05/RTE%20-%20Mobilite%20electrique%20-%20principaux%20resultats.pdf
Concernant le gabarit de la voiture, où ai-je dit qu’il s’agit forcément d’une citadine légère ? J’ai dit qu’il faut proposer des versions avec une autonomie réduite. Ça ne veut pas forcément dire aussi des dimensions réduites…
Quand aux difficultés pour encaisser les pics de consommation de cet hiver, ce n’est pas dû à l’arrêt d’une centrale. C’est dû surtout au fait qu’il y a un nombre exceptionnellement élevé de réacteurs qui sont à l’arrêt pour des opérations de maintenance, car beaucoup d’opérations prévues au printemps 2020 ont dû être reportées à cause du covid.