« dont 14,4TWh venant d’un meilleur pilotage des sources existantes »

Non. Dont 14.4 TWh provenant du pilotage des recharges, pas des sources existantes. Autrement dit ils comptent que 14.4 TWh seront réinjectés dans le réseau à partir des batteries. Ça peut paraitre bizarre de le compter comme de la production, puisque ça a déjà été compté comme production au moment où la batterie a été chargée, mais c’est toujours comme ça avec les moyens de stockage de l’électricité, quand Grand’Maison turbine à fond, RTE compte aussi 1.8 GW de production, même si ça vient d’énergie qui a déjà été comptée dans la production nucléaire quelques heures/jours plus tôt.

« Et voir le rapport RTE dont tu parles : il faudra bien 106TWh »
Non, il ne « faudra » pas. Ils estiment que grâce au développement des VE avec pilotage des recharges on « pourra » augmenter la production d’électricité décarbonée de 106 TWh (ça inclus sans doute la hausse du facteur de charge du nucléaire, mais aussi la hausse de la part de l’éolien et du solaire : plus on a de capacité de stockage plus on peut augmenter la part du nucléaire, faiblement pilotable, et des énergies renouvelables intermittentes, non pilotables). Ça ne veut pas dire que les voitures vont consommer ces 106 TWh. Ils estiment que en 2035 il faudra seulement 48 TWh pour alimenter les voitures électriques ("Du point de vue de la sécurité d’approvisionnement, RTE estime que la consommation d’énergie liée au développement du véhicule électrique ne devrait pas excéder 48 TWh, soit 10% de la consommation française. " => https://www.rte-france.com/actualites/developpement-du-vehicule-electrique-et-systeme-electrique-une-faisabilite-sereine-et ). Donc en gros que en plus d’alimenter intégralement les voitures avec de la nouvelle production décarbonnée, l’utilisation des batteries comme tampon permettra en plus de libérer 58 TWh supplémentaire de production décarbonnée pour les autres usagers de l’électricité.

Ce qui est logique, on avait nous deux estimé 110 TWh dans l’hypothèse d’une bascule de tout le parc automobile en électrique, RTE se base de son côté sur une estimation de l’ordre d’un peu moins de la moitié du parc d’ici à 2035 (15.6 millions de voiture, le parc complet étant de l’ordre de 40).