Toujours aussi parano rexxie ? Croire au père noël (en l’occurrence en l’existence d’une énergie verte) est une chose, mais refuser la critique (inévitable puisque triviale dans ce cas précis) en est une autre…
En France, l’ironie veut que l’électricité la plus « verdâtre » nous vienne des barrages, qui nous viennent des années 1960, une époque où déplacer des populations rurales et inonder des vallées entières ne posait aucun cas de conscience qu’il soit social, patrimonial, et encore moins écologique (d’où l’ironie)… Reste le photovoltaïque dont la production pollue beaucoup (que ce soit en Chine ou ailleurs, transformer du sable en silicium ne sera jamais une opération neutre écologiquement) pour un rendement final qui n’a vraiment rien de folichon; l’éolien extrêmement gourmand en cuivre et en acier (quand ce n’est pas en terre rare) et qui n’est pas sans conséquences néfastes pour son voisinage; et bien sûr le nucléaire dont les défauts sont bien connus…
Et pendant ce temps (ça fait quand même une vingtaine d’années que l’on parle de transition énergétique), l’électricité mondiale est, encore et toujours, massivement produite à base d’hydrocarbure (plus de 80% dont, encore et toujours, près de 40% rien que pour le plus polluant, à savoir le charbon). Et le pire, c’est qu’il n’y aucune raison objective pour que cela change !!!
Devant ce tableau bien moche, on peut toujours essayer de vendre du rêve en mettant en avant l’excellent rendement des véhicules électriques, mais c’est oublier un peut vite qu’à l’autre bout de la chaine, ni la production, ni le transport et ni le stockage ne font rêver… et qu’au final on passe juste du pire au un-peu-moins-pire. Evidement, c’est toujours bon à prendre, d’autant plus que l’impact sur le fléau qu’est la pollution urbaine est bien réel lui, mais disons le tout net, ce n’est absolument pas ce qui va sauver la planète.
Car le fond du problème est bien là, on veut bien laver plus vert que vert dans nos discours, mais certainement pas changer nos petites habitudes de sur-consommation (sachant en plus, que les pays émergents veulent eux aussi s’inviter à la fête).