"Là où je te rejoint par contre, c’est que la voiture électrique à batterie lithium d’aujourd’hui n’est pas l’avenir. Ce n’est qu’une étape de transition en attendant d’autres technologies, par exemple la pile à combustible, d’autres technologies de batteries, des supercondensateurs, ou même simplement des générateurs thermiques "

On voit que tu en est au début de tes réflexions :

Pour faire plus simple, nos batteries sont mal nommées, vu leurs proportion de 300 pour 10, ce sont d’abord des batteries Graphite/Nickel-Manganèse-Cobalt … dopées au Lithium (seulement 6 à 10 kg par voiture !) .

Et l’avenir, c’est le full lithium metal / solid, lithium-souffre, lithium silicium ou que sais-je, ou du graphite remplacé par du graphène pour entre 5 et 10 fois la densité énergétique des li-NMC actuelles et la capacité d’encaisser des charges en MW.

Les autres voies sont soit avec bon rendement et forte charge mais considérablement moins denses (super condo) ou moins efficaces et plus polluante (hydrogène) ou totalement hypothétique (graphène comme stockage) .

Mais surtout, quand tu montes en 2020 dans une caisse de 400 kms d’autonomie, que tu lui demande une destination exotique et que pour quelques euros, dans un silence de cathédrale, une poussée infinie , elle te guide jusqu’à ses superchargeurs … tu te demandes pourquoi on a ces polémiques, en vrai, on a pas besoin de plus.
On a vraiment juste besoin de 300/400 bornes et d’un réseau dense et bien placé de bornes rapides - et il ne s’agit là d’ailleurs que de soulager l’anxiété des rares recharges éloignées.

J’y suis passé depuis 2013 et j’ai tellement l’impression d’assister aux débats des derniers acharnés de la pellicule argentique dans les années 98-2003 que tous les types en photonumériques écoutaient avec condescendance et un peu de malaise.