Avant de parler de recyclage, il faut parler de réutilisation. Justement, depuis un an, il existe une nouvelle norme ISO15118 qui permet au périphériques électriques (VE, bus électriques, « powerwall »…) de réinjecter de l’énergie dans le réseau (c’est normalisé, notamment l’échange et la facturation). De plus en plus de constructeur automobiles se mettent à cette norme (qui est un monstre de complexité, …). L’objectif étant clairement d’avoir un système de production électrique national qui fonctionne, non plus en dent de scie (avec « le background » couvert par le nucléaire, et les dents par des usines à gaz), mais en pseudo sinusoïde (avec le haut de la vague en journée).

Les panneaux solaires sont maintenant largement rentables, avec quelques millions de véhicules stationnaires en journée ayant stocké l’énergie en surplus pouvant la restituer la nuit. Là, il y a un gain très important sur le CO2 non produit par les centrales qui n’est pas évalué par l’article. De plus, je ne pense pas qu’il soit si difficile pour un constructeur de prévoir un réceptacle fixe (une armoire électrique) pour les batteries dès la conception du VE. (Tesla et Nissan le font déjà).

Ainsi, votre VE pourrait permettre de vous faire gagner de l’argent même 10 ans après son achat, en négociant automatiquement la revente de son énergie. La différence de coût de l’énergie sur une journée varient de 50%, alors que les batteries peuvent avoir un rendement de 90%, c’est clairement rentable. La norme ISO15118 le permet, reste à avoir un fort courage politique pour enfin autoriser les particuliers à devenir vendeur sur les marchés.