Les solutions pour numériser vos cassettes vidéos

Frédéric Cuvelier
04 octobre 2007 à 15h56
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Première méthode : la clé USB

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Une première méthode pour effectuer l'acquisition de votre vidéo : la clé USB. Difficile de croire qu'un petit ustensile comme la Terratec Cinergy T USB XS est capable d'autant de choses qu'un module externe comme le Pinnacle Studio 700 USB, et pourtant !

Le branchement

Le principe est le suivant : vous reliez, via un câble composite ou S-Video (avec un adaptateur si besoin est), la sortie vidéo du magnétoscope à l'entrée du module USB, ici de type composite. Pour le son, un cordon est livré, permettant de connecter les sorties RCA de votre magnétoscope à la clé (il vous faudra aussi passer par un adaptateur RCA-Jack). Alternative à ces branchements pour ce qui est du signal audio : relier les sorties de votre source à l'entrée en ligne (bleue) de la carte son de votre ordinateur.

Le logiciel qui va bien

Avant toute chose, rassurez-vous, les débits de l'USB 2.0 sont largement suffisants pour permettre le transfert entre votre source et votre ordinateur sans perte d'images. En réalité, la principale difficulté rencontrée avec ces composants reliés en USB n'est pas la vitesse de transfert, mais plutôt la reconnaissance par les logiciels de ces éléments comme source de capture audio. Virtual VCR s'est d'ailleurs montré capable de considérer la clé de Terratec comme pouvant transférer du son, là où Windows Movie Maker a échoué. C'est donc Virtual VCR que nous allons détailler ici.

Une interface des plus minimalistes (et en anglais), une utilisation assez complexe, des paramètres qui ne sont pas sauvegardés d'une utilisation à une autre... ce tableau pourrait faire croire que ce logiciel est bon à jeter. Que nenni, car il a fait montre d'une bonne capacité à accueillir les différents appareils essayés, étant même capable de considérer la clé USB de Terratec comme source audio et vidéo, là où le module externe de Pinnacle n'était vu par le même logiciel que comme une source vidéo. Ce logiciel permet également d'effectuer de l'encodage à la volée via les codecs qui sont présents dans votre ordinateur et qu'il reconnait automatiquement. Il est même capable de détecter ceux installés après sa propre installation au prix d'un simple redémarrage.

La fenêtre principale est on ne peut plus épurée, comme le prouvent les 8 petits boutons qui couvrent l'ensemble des possibilités de ce logiciel. A retenir : le premier bouton (qui permet de lancer le module de configuration que nous allons évoquer juste après), le bouton d'enregistrement (reconnaissable à sa forme ronde et sa couleur rouge) et le celui de prévisualisation (le sixième en l'occurrence) sont les seuls a avoir un réel intérêt.

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Virtual VCR et son panneau de configuration : pas vraiment sexy...

Pour effectuer une bonne capture, il faut de bons réglages : le premier bouton de la fenêtre principale vous dirige vers le module de configuration, dont le seul menu « Video » sera utile. En effet, on trouve ici toutes les propriétés de la capture à venir :
  • « Frame size » : la définition de la vidéo à créée. Choisissez 720x576 (ce qui correspond à la définition d'un DVD standard), sauf si vous rencontrez des problèmes de pertes d'images au moment de l'acquisition.
  • « Colour format » : c'est la définition de l'espace colorimétrique. Optez ici pour le YUV2, qui se rapproche de ce qu'utilise le standard SECAM.
  • « Frame rate » : c'est le nombre d'images par seconde. En France, la norme est à 25 images par seconde, choisissez donc cette valeur.
Les autres réglages sont accessibles soit en cliquant sur « Device settings », soit sur l'onglet « Devices » dans le module de configuration, qui vous permettra par ailleurs de choisir le périphérique par lequel l'acquisition doit se faire.

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Les propriétés de l'acquisition s'affichent via le bouton « Device Settings » de la fenêtre précédente


Dans ces différentes fenêtres, vous devrez successivement choisir le standard vidéo utilisé dans votre vidéo « source » (le SECAM_L est le choix à effectuer), le type d'entrée par lequel transite le signal (ici une entrée composite, S-Vidéo étant un choix plus judicieux si vous avez la possibilité de le faire) et le réglage de la source audio (graves, aigus et volume de capture).

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L'onglet « Devices », autre possibilité pour effectuer les réglages de la source, de l'entrée et du son

Une des caractéristiques importantes d'un logiciel de ce type est la possibilité d'offrir une prévisualisation à l'utilisateur. Pour ce faire, rendez-vous dans l'onglet « View » du module de configuration, et cocher la case « Use smart tee filter for preview ». Cela vous permettra de pouvoir visualiser votre vidéo, même si vous avez opté pour une mise à l'échelle dans une taille supérieure à la taille native de la vidéo. C'est dans ce même onglet que vous pourrez choisir d'afficher les informations sur la capture à la fin de celle-ci, pour vérifier par exemple si vous n'avez pas perdu trop d'images (Dropped et Dropped 2).

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Cochez la case « Show capture stats on stop » si vous voulez contrôler la qualité de votre acquisition


Au niveau des manques enfin, il y a le problème de langue (seul l'anglais est disponible), celui de la configuration (pas évidente pour un novice) et surtout celui de la prévisualisation, qui n'apparaîtra qu'au prix de bien des efforts. Enfin, les informations sur l'acquisition ou le fichier obtenu sont moins bien mises en évidence que par Movie Maker ou Captureflux.

Dans la pratique

Soyons clairs : il y a les limitations du logiciel, évidentes, mais également celles du matériel utilisé. C'est cela qui nous intéresse ici. Débutant à un prix assez peu élevé par rapport à d'autres modules d'acquisition plus complets, ce type de clé USB peut-il prétendre égaler les performances de composants spécialisés comme le Pinnacle Studio 700 USB ? Vous verrez dans la conclusion que la réponse n'est pas évidente, cette clé nous ayant effet réservé quelques surprises.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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