Flops high tech 2009 : vous y avez echappé (ou pas)

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Le 01 janvier 2010
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Les produits « phares » de l'année...


Livebox 2 : le pire de la Livebox ?

Après l'effroyable Livebox Mini, dont nous nous étions fait l'écho des nombreux et inénarrables bugs, nous avions fondé de grands espoirs dans la Livebox 2. Succédant à la Livebox Mini, celle-ci offrait quelques nouveautés sympathiques comme la présence de quatre connecteurs Ethernet (pratique pour éviter la multiplication des switchs) ou encore l'intégration du Wi-Fi i802.11n sans oublier l'arrivée du mode full-routé ! De quoi s'agit-il me direz-vous ? De proposer sur le même câble Ethernet les services de TV numérique et d'accès au réseau local. En d'autres termes, si votre décodeur TV n'est pas directement relié à votre Livebox, la liaison que vous lui offrez via CPL par exemple, permet non seulement de transmettre les programmes TV mais aussi un accès au réseau. En mettant donc un simple switch on peut alors bénéficier de l'Internet sur ses consoles (exemple) alors que le décodeur Orange reçoit les programmes TV. C'est séduisant sur le papier puisque les précédentes Livebox, hors Livebox Mini, n'offrent pas cette subtilité.

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La << box >> de Pandore ?
Convaincus par l'intérêt de cette fonctionnalité, et persuadé qu'Orange ne commettrait pas une deuxième fois l'erreur de mettre un produit non finalisé sur le marché, nous nous sommes empressés d'acquérir cette Livebox 2. Bilan, celle-ci fut changée au bout de 15 jours... le temps de s'apercevoir qu'Orange, visiblement confronté à un problème de chauffe sur ses Livebox 2 a modifié leur carénage pour doter les nouveaux modèles d'une très élégante coque perforée pour une meilleure dissipation thermique (et un meilleur encrassement, elle est déjà toute... noire !).

Malgré l'échange, les problèmes demeurent, le firmware D0 comporte divers bugs reconnus dont un plantage de la connexion Internet lors de l'utilisation de réseaux point à point. En clair en moins d'une heure d'utilisation d'uTorrent, la connexion Internet tombe. Et si d'aventure vous n'utilisez pas de logiciel point à point, il faudra tout de même redémarrer régulièrement la box car le service TV affiche un écran désespérément noir et ce malgré le bandeau indiquant le nom de la chaîne et le programme en cours. Heureusement, sur cette Livebox 2, Orange a eu la bonne idée de positionner un bouton de mise en marche facilement accessible : pratique pour les nombreux redémarrages ! Bilan des courses : après plus d'un mois de galères avec non pas une mais deux Livebox 2, retour à la Livebox Pro première génération certes sans mode full routé mais fiable et avec un service TV qui fonctionne en permanence.
Inutile de dire qu'à la rédaction on attend avec impatience la Livebox 3... au tournant !


Palm : le bonheur n'est pas dans le pré


Une succession d'erreurs commerciales
Une fois n'est pas coutume, un excellent appareil débarque dans notre sélection annuelle de flops. Ce mauvais présage prouve - s'il en était besoin - que les meilleurs produits ne sont pas nécessairement ceux qui se vendent le mieux. Avant sa sortie, le Palm Pré a été annoncé en fanfare. Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps que cela, Palm faisait figure de référence incontestable dans le domaine des assistants personnels de poche aussi appelé « PDA » (il n'était pas encore question d'intégrer des fonctions de téléphonie). Pour diverses raisons que nous ne détaillerons pas, la célèbre marque américaine est passée du statut de leader à celui - peu enviable - d'outsider. Palm comptait sur son tout nouveau « Pré » pour opérer un retour en force dans le marché des Smartphones.

L'appareil est loin de manquer d'atouts (OS flambant neuf convaincant, processeur identique à l'iPhone 3G S, clavier coulissant), mais il semble nous prouver à nouveau que le meilleur des produits doit toujours être accompagné d'une stratégie commerciale viable pour avoir une chance de connaitre le succès qu'il mérite. Malheureusement, avec le Pré, Palm semble enchainer les erreurs stratégiques. Tout d'abord, lors de son lancement le 6 juin sur le territoire américain, les ventes ont été freinées par une pénurie dont se serait volontiers passé le Pré. Cette erreur prévisionnelle est d'autant plus regrettable qu'à la même date était également commercialisé un concurrent de poids : l'iPhone 3G S.

Autre problème et non des moindres : depuis le début et jusqu'à ce jour, Palm à choisi de signer un contrat d'exclusivité avec Sprint qui n'est autre que le quatrième opérateur de téléphonie mobile aux États-Unis et au Canada. Quoi de mieux pour limiter l'impact des ventes du Pré ? La sortie européenne aurait pu laisser espérer un revirement stratégique, mais cette fois encore, la déception est grande. Alors que le constructeur s'efforce d'expliquer à qui veut bien l'entendre qu'il attache de l'importance aux stratégies de commercialisation internationale, le 14 octobre, Palm nous refait le coup du partenariat douteux. En effet, le Pré est sorti en Europe en exclusivité chez Telefónica (en Allemagne, Angleterre, Irlande et en Espagne). Vous ne parveniez pas à mettre la main sur un Pré dans l'Hexagone ? Logique, cet opérateur de téléphonie mobile n'est pas présent sur notre territoire ! Heureusement, cette exclusivité ne durera que 6 mois, mais en attendant, l'iPhone 3G S pourra continuer sereinement son ascension prodigieuse (50% de part de marché des Smartphones en France à l'heure où nous écrivons ces lignes). L'excellent Pré devrait finalement sortir en France à partir d'avril, mais alors qu'un quatrième iPhone verra logiquement le jour quelques mois après, les jeux ne sont-ils pas déjà faits ?

Windows Mobile 6.5 : quand Microsoft s'appuie sur les constructeurs tiers

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Vrai tactile : faites le vous même
Même si l'on est adepte du système nomade de Microsoft, il faut bien se rendre à l'évidence. Depuis l'arrivée en fanfare des nouveaux environnements pour smartphones, Windows Mobile a pris un très sérieux coup de vieux. Certes, l'ancêtre possède encore de beaux restes (logithèque exhaustive, multitâche, possibilités de personnalisation, outils bureautiques natifs, etc.), mais face à Android (Google) et à l'iPhone OS (Apple), l'interface semble provenir d'un autre âge. Windows Mobile 6.1 n'avait pas apporté d'améliorations significatives, tous les espoirs se toueraient donc vers l'énigmatique Windows Mobile 6.5.

Il faut dire que deux ans après la sortie de l'iPhone en France, on était en droit d'attendre une réponse forte de la part de Microsoft. Une réelle refonte semble être nécessaire pour éviter de perdre des parts de marché progressivement grignotées par Apple (et Google dans une moindre mesure). Le premier septembre 2009, le verdict tombe : Windows Mobile 6.5 n'incarnera toujours pas l'évolution (ou la révolution) tant attendue. Finalement, il faudra se contenter d'améliorations qui vont dans le bon sens, certes, mais qui ne permettent toujours pas de piloter intégralement l'appareil sans avoir à dégainer constamment son stylet. Cet immobilisme est d'autant plus incompréhensible lorsqu'on sait qu'une autre buisness unit de Microsoft a donné naissance à une interface tactile bien plus novatrice (voir notre test vidéo du Zune HD).

Même si Microsoft a d'ores et déjà annoncé la sortie prochaine d'une version 6.5.1 de Windows Mobile (tant qu'à faire, persistions dans l'erreur), il faudra vraisemblablement attendre la version 7 pour pouvoir contempler le « saut quantique » promis par le géant du logiciel. Est-il nécessaire d'attendre si longtemps ? Pas si sûr... Au vu du test récent du Touch HD 2, on constate que certains constructeurs n'ont pas attendu le géniteur du système pour apporter une véritable vague de fraicheur. Par exemple, sur le Touch HD 2 d'HTC, le remaniement de l'interface est tel que l'on en oublierait presque que l'on est en présence de Windows Mobile. Il est étrange qu'il faille compter sur les constructeurs tiers pour finaliser un système, mais en attendant les véritables changements, il faudra se contenter de cet état de fait, ou passer à la concurrence.

Du SSD à tous les étages... pas avant 2010 !

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2010 : année du SSD ?
Il ne fait aucun doute que le disque dur tel que nous le connaissons depuis plus de vingt ans est sur le point de rendre les armes. Son remplaçant est d'ailleurs bien connu de tous les amateurs de haute technologie et son nom tient en trois petites lettres : SSD. Un remplaçant qui tarde toutefois à remplir son rôle de pourfendeur des procédés archaïques et cette année 2009 aura été l'occasion de bien des désillusions sur le front du SSD. Si les prix ont effectivement réalisé un joli plongeon, il faut reconnaître qu'en la matière le vieux disque magnétique fait mieux que se défendre. Malgré la chute vertigineuse des tarifs du SSD, le disque dur traditionnel est au gigaoctet aujourd'hui environ 35 fois moins cher et encore, nous parlons alors des SSD d'entrée de gamme qui n'offrent pas les performances ou la fiabilité des modèles de pointe à plus de 150 fois le tarif au gigaoctet de nos disques magnétiques !

Mais là n'est pas l'unique problème de la technologie SSD et 2009 aura été l'année de tous les dangers pour les amateurs de nouvelles technologies convertis à la nouvelle « norme » de stockage. Entre les problèmes de performances dégradées au fil de l'utilisation, de partitions perdues « comme par magie » ou de firmware défectueux, nous n'avons pas été à la fête et même les plus grands noms de l'industrie y sont allés de leur « cagade ». Intel a connu de gros problèmes avec la mise à jour de ses fameux SSD 'Postville' et ne semble même pas capable de proposer l'indispensable fonction trim sur ses modèles de génération précédente.

Samsung ne semble pas plus à son aise avec cette fonction que l'on attend toujours sur les produits du Coréen alors que chez OCZ la mise à jour implique la suppression de toutes les données présentes sur le disque. Nul doute donc que le SSD remplacera à terme les disques durs classiques. Il offre effectivement un gain appréciable en performances et en confort d'utilisation, mais il semblerait que les constructeurs doivent trimmer encore un moment avant d'être en mesure de proposer des produits aussi exemplaires que bon marché !


Sony et la PSPgo : je t'aime, moi non plus ?

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Rachète tes jeux : un concept
Chez Sony, l'année 2009 aura été celle de la découverte de la dématérialisation. Si les joueurs PC sont déjà bien en phase avec ce phénomène, il touche encore peu les amateurs de consoles et Sony a tenté un bien étrange pas dans cette direction avec la PSPgo. Petite portable présentée comme une simple évolution de la fameuse PSP, cette nouvelle venue est arrivée en octobre dernier et... a fait un bide retentissant !

S'il semble clair que pour Sony il ne s'agissait que de tester la réaction des joueurs, on se demande un peu comment le fabricant espérait nous convaincre avec les arguments qui étaient les siens. Certes, la machine est plus légère et moins volumineuse que sa grande sœur. Certes, la disparition de l'UMD pouvait être une bonne chose pour l'autonomie et la fiabilité de la bête. Mais voilà, ce sont les seuls arguments que Sony avait mis dans la balance...

... et les défauts sont autrement plus décisifs. Cela commence par la nécessité de disposer d'une connexion Internet pour obtenir le moindre jeu. Jeu qu'il faut télécharger et qui ne tarde pas à poser la question du stockage à long terme : la bête ne dispose que de 16 Go de mémoire ! Pire, Sony n'avait prévu aucune exclusivité pour sa machine et le tarif des jeux à télécharger est au mieux équivalent sinon carrément plus élevé que celui des UMD !

Des UMD qu'il est bien sûr possible de vendre / acquérir via le marché de l'occasion alors qu'aucune solution de ce type n'existe avec les jeux à télécharger pour sa PSPgo. Dans de telles conditions, on comprend mieux le chiffre décevant de 8000 exemplaires écoulés en France durant les trois premiers jours de la commercialisation de la bête... Ce sera sans doute pour la prochaine fois M. Sony.

Norton Utilities 14 : le retour raté d'une vieille gloire


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Si les logiciels de Symantec ont longtemps été le sujet de plaisanterie préféré des geeks (les mots « usine à gaz », « passoire », « danger public » leur étant fréquemment associés), c'est indéniable : l'éditeur aux boites jaunes a fait de net progrès ces dernières années, et notamment depuis les versions 2009 et 2010 de Norton Antivirus et Norton Internet Security : efficacité accrue, technologies innovantes (mises à jour continues, analyse de la réputation des fichiers, anti bot...) et, surtout, une légèreté impressionnante quand on a connu les catastrophiques versions 2003 ou 2005. On a vu également que Symantec pouvait proposer, avec Norton 360, une solution « tout en un » efficace, simple d'utilisation et discrète pour sauvegarder ses fichiers, optimiser son PC et le protéger des menaces. Alors, quand Symantec annonçait en début d'année le retour de Norton Utilities, ancienne marque phare de l'éditeur, on se disait que l'on tenait peut être un concurrent de taille à TuneUp Utilities ou System Mechanic. Malheureusement, le retour de Norton Utilities est plus proche d'un comeback d'une vieille gloire fanée que d'un retour en grâce : un simple lifting cosmétique cachant un désert fonctionnel assez flagrant...

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Norton Utilities 14 : Comme un air de famille ?


Explication : en 2007, Symantec fait l'acquisition de PC Tools, éditeur australien de solutions de sécurité (Spyware Doctor, notamment) et du logiciel d'optimisation Desktop Maestro. Plutôt que de développer un nouveau logiciel sur les bases de Norton 360 ou du vieillissant System Works, Symantec s'est contenté de reprendre Desktop Maestro tel quel, en prenant soin de repeindre l'interface en jaune (sans changer les icônes qui jurent avec le style habituel de Symantec).

Comme son modèle qui ne brillait pas franchement par ses fonctionnalités, Norton Utilities 14 se contente ainsi du strict minimum : correction des erreurs du registre, gestion assez basique du démarrage de Windows ou encore gestion des services. Le reste n'est composé de quelques raccourcis vers des fonctionnalités plus ou moins cachées de Windows. La palme revient sans aucun doute au module de défragmentation : alors que Symantec dispose de sa propre technologie dans SystemWorks et Norton 360, l'éditeur opte ici pour un simple raccourci vers le module, perfectible s'il en est, de Windows ! Et ce ne sont pas les deux outils de benchmark et de gestion des processus, hérités in extrémis de SystemWorks lors d'une mise à jour, qui sauvent le produit du naufrage. Depuis, une version 14.5 compatible Windows 7 a vu le jour, et on peut s'attendre à une nouvelle version « majeure » début 2010, mais à moins d'un miracle, TuneUp Systems et Iolo Software (éditeur de System Mechanic) peuvent dormir sur leurs deux oreilles...

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Oui, c'est bien le défragmenteur standard de Windows !
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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