Snow Leopard : le nouveau Mac OS X en test

Stéphane Ruscher
Spécialiste informatique
07 septembre 2009 à 18h53
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À force de le lire et de l'entendre depuis la WWDC 2009, le discours marketing d'Apple a fait son chemin : un des mots d'ordre de Snow Leopard est « optimisation ». On ne trouvera donc aucune nouvelle fonctionnalité majeure en surface, mais principalement des améliorations apportées à l'existant. Apple prétend ainsi avoir amélioré 90% des 1000 projets qui composent Mac OS X. La firme à la pomme étant friande de ce genre de chiffres parfois un peu « tape à l'œil », tentons d'en dégager les plus pertinentes.


Installation

Avant de détailler l'installation, précisons d'emblée que Snow Leopard est une mise à jour réservée aux seuls utilisateurs de Mac Intel. Après trois ans de transition, Apple ferme définitivement la porte sur les processeurs PowerPC. Il fallait évidemment s'y attendre, mais les professionnels encore équipés de PowerMac G5 devront évoluer ou rester sous Leopard. Les premiers changements induits par Snow Leopard apparaissent dès l'installation. Apple a revu sa procédure, qui détecte automatiquement le scénario le plus pertinent : lancez l'installation sur un système déjà équipé de Leopard et il choisira automatiquement la mise à jour. Si vous branchez un disque vierge, vous pourrez néanmoins installer le système sur celui ci. Comme toujours avec Mac OS X, l'installation ne nécessite ni activation par Internet, ni même la saisie d'une clé. Apple laisse le respect de ses conditions d'utilisation à la discretion des utilisateurs, même ceux qui passeraient à Snow Leopard depuis Tiger. Alors qu'Apple préconise pour ces derniers l'achat du pack Mac Box Set, qui inclut Snow Leopard, iLife 09 et iWork 09, il semble que rien n'empêche l'installation du DVD « standard » de Snow Leopard, mis à part sa conscience.

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La procédure est également plus rapide : l'installation démarre directement depuis le système installé, redémarre au bout d'une dizaine de minutes et mobilise, sur notre MacBook Pro de test (modèle 3,1 à 2,4 Ghz équipé d'un disque à 7200 tours) la machine pendant une petite heure. Sur le même Mac, l'installation de Leopard était nettement plus longue, et pouvait être interminable si on n'annulait pas la pénible procédure de vérification du disque. Détail appréciable si vous installez Snow Leopard dans quelques mois à partir du disque d'origine (en version 10.6.0, donc) : l'installateur téléchargera au préalable toutes les mises à jour parues depuis le pressage du disque et vous disposerez immédiatement d'un système à niveau.

Dernier point d'importance au sujet de l'installation : Snow Leopard libère un espace disque non négligeable à l'issue de la mise à jour. Sur plusieurs machines testées, on a pu constater un écart allant jusqu'à 10 Go (7 Go dans la plupart des cas). Ce gain de place est essentiellement dû à la suppression de plusieurs Go de pilotes d'imprimantes, Mac OS X 10.6 déterminant automatiquement le pilote dont vous avez besoin au lieu d'installer arbitrairement l'ensemble des pilotes disponibles. La suppression du code pour processeurs PowerPC ainsi que l'optimisation de certaines applications ont certainement aussi leur rôle à jouer dans cette cure d'amaigrissement. Il faut également noter que la méthode de calcul de l'espace des disques a changé : d'une base de 2 sur les précédentes versions de Mac OS X, on passe à une base 10, plus communément utilisée par les fabricants de disque dur. Sans y prêter attention, ce changement peut laisser apparaître un gain plus élevé encore que celui apporté réellement. Néanmoins, même après conversion de la taille vers l'ancienne méthode de calcul, les gains en espace disque sont bien réels et correspondent à ce qui est annoncé par Apple. Un bon point lorsqu'on sait que la plupart des systèmes d'exploitation ont plutôt tendance à enfler au fil des mises à jour.

Bureau et dock : quelques améliorations

Une fois l'installation de Snow Leopard réalisée, la première impression, partagée par plusieurs personnes ayant effectué la mise à jour est quelque peu perplexe : « qu'est-ce qui a changé ? ». La rumeur d'un changement d'interface a couru pendant un certain temps. Il est vrai que malgré un certain effort d'unification réalisé avec Leopard, l'interface de Mac OS X est aujourd'hui assez hétéroclite et inclut encore certains éléments issus des premières versions du système (voire même une icône issue de NextStep, mais celle-ci semble plutôt être un clin d'œil). Malheureusement, ça n'est pas le cas au final et c'est bien dommage, car ça aurait pu être un argument de mise à jour pour l'utilisateur. Pour autant, si rien ne change en surface, on décèle néanmoins quelques améliorations, notamment au niveau du dock.

La principale évolution concerne Exposé. On ne présente plus ce zoom arrière sur le bureau, très pratique pour retrouver facilement une fenêtre dans un espace de travail encombré. Dans Snow Leopard, Exposé est toujours accessible depuis les raccourcis clavier, mais également depuis le dock, en effectuant un clic prolongé sur l'icône d'une application ouverte, ce qui en affiche toutes les fenêtres ouvertes. Cette utilisation contextuelle s'avère assez pratique et évite d'avoir à jongler avec des raccourcis. En revanche, si la nouvelle disposition des fenêtres, sagement alignées, s'avère agréable pour afficher les fenêtres d'une seule application, elle rend l'Exposé « global » paradoxalement moins lisible. On notera néanmoins deux changements appréciables : les fenêtres minimisées dans le dock apparaissent également en bas de l'écran, sous une ligne de séparation, et il est possible de zoomer une fenêtre en avant en la survolant et en pressant la barre d'espace.

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Leopard introduisait les piles ou « stacks » , une manière de « déplier » de façon visuelle le contenu d'un dossier depuis le dock. Assez controversée au lancement de la version 10.5 car peu pratique, les stacks évoluent dans Snow Leopard avec l'ajout d'un ascenseur de défilement et de la possibilité d'explorer le contenu d'une pile. Il est même possible de combiner les piles et Exposé. Vous pourrez glisser un document contenu dans une pile vers l'icône d'une application dans le Dock. Les fenêtres de l'application en question s'ouvriront alors. Il ne vous restera plus qu'à y déposer votre fichier, par exemple pour ajouter un PDF en pièce jointe d'un courriel dans Mail. En revanche on s'étonnera de la taille littéralement démesurée des icônes. Notons au passage un changement cosmétique dans les menus contextuels du dock : ceux-ci s'affichent désormais en blanc sur un fond noir transparent, un style assez étrange puisqu'il n'existe à aucun autre endroit du système. Dernier changement et non des moindres : il est enfin possible de réduire une fenêtre dans son icône d'application, et non dans la zone droite du dock. Pour activer cette fonction, dirigez-vous vers le menu Préférences du Dock et cochez l'option Réduction des fenêtres dans l'icône de l'application. C'est plutôt pratique, mais il manque une indication visuelle de la réduction d'une fenêtre.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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