Comparatif de disques SSD

le 21 septembre 2009
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Il y a encore quelques années, il était difficile d'envisager une alternative technologique viable au disque dur. Dispositif de stockage par excellence, le disque dur fêtait en 2006 son demi-siècle d'existence. En 2009, si le disque dur reste plus que jamais la solution de stockage offrant le coût au gigaoctet le plus intéressant, la technologie SSD prend de l'ampleur, au point de motiver le présent comparatif.

Le SSD, pour Solid State Drive, désigne des disques composés, non pas de plateaux magnétiques, mais de puces mémoire flash. Les données sont donc écrites sur des puces de mémoire flash ce qui offre deux avantages immédiats par rapport à un disque dur : des temps d'accès bien plus faibles et, surtout, une consommation électrique moindre avec la promesse (pas toujours tenue) de performances supérieures. Revers de la médaille, la technologie SSD est onéreuse et offre un espace de stockage réduit. Alors que le premier disque dur venu à 80€ propose 1 To d'espace de stockage, les SSD offrant 80 Go de stockage peuvent se négocier 400 euros pièce !

Nous verrons donc au travers de ce comparatif si l'écart de prix est justifié alors que nous nous attacherons à expliquer les différences technologiques, à analyser les performances et à tenter de faire le tri dans une offre qui devient pléthorique. Tous les grands noms de la mémoire se sont en effet mis au SSD, de Corsair à OCZ en passant par Kingston alors que Samsung et Intel développent eux aussi des solutions similaires. Tous ne sont pas présents dans ce comparatif, la volonté des fabricants d'envoyer leurs produits en test à la presse étant assez variable. Ainsi SanDisk est absent de ce dossier...

Mise à jour (septembre 2009) : pour cette seconde mise à jour du comparatif, nous intégrons les performances du récent Intel X25-M de génération « Postville ».

Mise à jour (août 2009) : pour cette première mise à jour du comparatif, nous intégrons deux disques SSD fraîchement proposés par OCZ, l'OCZ Agility et l'OCZ Summit Series.

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La technologie SSD en détails : architecture de la mémoire



Lors de notre premier dossier consacré aux disques SSD, L'avenir du disque dur passe-t-il par le SSD ?, nous évoquions déjà les avantages de ce type de lecteur face aux traditionnels disques durs. Nous ne reviendrons donc pas là-dessus, préférant nous plonger plus en avant dans le détail de la technologie. Physiquement un disque SSD est composé de trois éléments : un PCB, simple plaque de silicium, de puces mémoire soudées sur le PCB, et d'un contrôleur pilotant le tout. Du côté de la mémoire, les disques SSD utilisent de la mémoire flash de type NAND non volatile.

On distingue deux types de puces mémoire avec les technologies SLC et MLC. Les puces de type SLC (Single Layer Chip), stockent un bit par transistor et sont annoncées comme capable d'encaisser un total de 100 000 cycles d'effacement/écriture. De leur côté, les puces MLC (Multiple Layer Chip) ont une durée de vie plus courte, à savoir 10 000 cycles d'effacement/écriture mais en contrepartie elles sont moins chères et offrent une capacité de stockage doublée à taille de puce équivalente. En terme de performances, les puces SLC offriraient en théorie de meilleurs débits que les puces MLC.

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Au niveau des puces mémoires elles-mêmes, chacune est structurée de manière relativement complexe selon des blocs, eux même divisés en pages. Par exemple, pour une puce mémoire d'une capacité de 2 Go, les blocs font généralement 128 Ko pour des pages de 2 Ko chacune. En lecture le mode de fonctionnement de la mémoire impose le chargement total de la page ou des pages concernées alors qu'en écriture chaque bloc doit être écrit dans son intégralité. Cela signifie donc que pour écrire 16 Ko de données en mémoire l'opération prendra autant de temps que s'il fallait en écrire 128 Ko... Un véritable problème sur le plan des performances.

Il est toutefois possible de contourner ce type de limitation par la mise en place de mémoire cache soit directement au niveau du contrôleur (on die) soit par le biais d'une puce externe. C'est dans cette optique que certains SSD comprennent un quatrième élément au niveau de leur anatomie : une puce DRAM faisant office de mémoire cache. Attention, cela n'est toutefois pas systématique.

Enfin, chaque SSD est, vous l'aurez compris, piloté par un contrôleur. Il s'agit d'une puce de type SoC (System on a chip) comprenant outre l'interface d'entrée/sortie, un véritable processeur. Le contrôleur dispose par ailleurs d'algorithmes qui s'avèrent déterminant pour les performances globales du disque. D'un fabricant à l'autre, les contrôleurs utilisés varient et si cela joue un rôle important dans les performances globales du disque, il ne faut bien sûr pas perdre de vue la technologie mémoire employée.





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Modifié le 18/09/2018 à 14h41
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