Montage vidéo : comparatif de 7 logiciels pour PC/Mac

Stéphane Ruscher
Spécialiste informatique
04 mai 2010 à 18h25
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Cyberlink PowerDirector 8

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L'année dernière, Cyberlink nous avait séduit avec un PowerDirector 7 souffrant de quelques défauts mais d'une qualité globale relativement bonne, profitant notamment d'une ergonomie plutôt bien pensée. L'éditeur taiwanais remet le couvert avec une version 8 qui s'annonce prometteuse. Au programme : upscaling HD hérité de PowerDVD, stabilisation automatique de l'image ou encore prise en charge de CUDA et ATI Stream.

Interface

L'interface de PowerDirector 8 n'évolue pas énormément en surface et on peut la qualifier de classique mais efficace, empruntant notamment à Pinnacle Studio. On retrouve donc une vue en trois panneaux. La partie supérieure est divisée en deux avec un panneau offrant l'accès aux différents éléments (fichiers vidéo, titres, transitions, effets...). Celui-ci est affublé d'une barre d'onglets semblable à celle de Studio. À droite, on trouve l'aperçu du projet et les contrôles de navigation. La partie inférieure est réservée au banc de montage. L'interface est décomposée en 4 onglets : Capture, Editer, Produire et Créer un disque.

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On remarque en revanche deux améliorations plutôt bienvenues. La première est la prise en charge du bi-écran, absent des versions précédentes. La deuxième concerne la possibilité de redimensionner librement les panneaux et d'accorder ainsi davantage d'espace au banc de montage. Enfin, on remarquera que Cyberlink a nettement amélioré la précision du curseur de zoom de la ligne de temps. Pour le reste, on retrouvera les particularités du logiciel de Cyberlink et notamment la barre contextuelle permettant d'accéder aux principales fonctionnalités concernant l'élément sélectionné.

Acquisition et importation de vidéos

L'acquisition n'a pas bougé dans la version 8 de PowerDirector. On retrouve donc les mêmes sources prises en charge : camescope DV/HDV, tuner analogique ou numérique, webcam, source audio, DVD ou camescope AVCHD. Détail appréciable : seules les sources disponibles sont activées, les autres étant grisées. Le module offre toujours un fonctionnement des plus classiques: il est possible de fixer une limite de temps ou de taille à la séquence capturée, de visualiser l'espace disque disponible via un graphique comme dans Studio, et évidemment de contrôler le périphérique DV ou HDV depuis l'interface.

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Montage

Le banc de montage de PowerDirector 8 propose toujours deux modes de visualisation : story-board ou ligne de temps. Par rapport à la version 7, on regrettera que le mode storyboard n'ait subi aucune amélioration : il est donc toujours impossible de s'en servir pour effectuer des opérations aussi basiques que l'ajout d'effets ou de transitions.

La principale amélioration en matière de montage réside dans le module d'édition des clips. Celui-ci affiche le clip en question dans une fenêtre dédiée où il est possible d'ajouter un point d'entrée et de sortie précis. L'interface se complète, dans la version 8, d'un curseur permettant d'afficher une portion du clip accompagnée vignettes de prévisualisation selon un intervalle allant de tranches de 10 secondes à une seule image, ce qui facilite l'édition précise à l'intérieur d'un même clip. L'outil de découpage multiple, permettant de sélectionner plusieurs segments dans un clip, bénéficie également de cette amélioration.

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Contrairement à d'autres logiciels comme Premiere Elements ou Corel VideoStudio Pro, on regrettera toujours la nécessité de passer par un menu dédié pour réduire ou allonger la vitesse d'un clip. En revanche, cette possibilité se voit complétée par trois outils d'édition « avancée » : la rotation des clips (idéal pour les utilisateurs d'appareils photo numériques qui ont tendance à tenir leur appareil en mode portrait), le recadrement avec possibilité d'éditer des trajectoires et des images clés, et l'inversion de la vidéo (pour les nostalgiques des Nuls ?).

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PowerDirector ne propose qu'une piste vidéo principale, mais offre également une piste d'incrustation Picture in Picture. La version Ultra que nous avons testée permet d'ajouter jusqu'à 9 pistes PiP. Le logiciel gère celles-ci de manière assez intuitive grâce à un module permettant de modifier facilement la forme du masque et le déplacement de l'image incrustée grâce à des chemins prédéfinis que l'on peut personnaliser en ajoutant ou modifiant des images clé. Par rapport à la version 7, ce module n'a pas vraiment bougé à part une petite refonte cosmétique et de quelques micro améliorations comme le réglage de l'opacité du masque.

Pour les utilisateurs pressés, on trouvera toujours divers modes d'automatisation de la bande-son (via la technologie SmartSound), de remonter un clip selon une bande-son, ou encore de créer, à partir d'un ou plusieurs clips, un montage complet selon différents styles. Comme d'habitude, ce type de fonctionnalité sera utile pour gagner du temps, mais produira des résultats très impersonnels.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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