La néobanque N26 stoppe net ses activités aux États-Unis

22 novembre 2021 à 11h00
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N26 a tout récemment annoncé son retrait prochain du marché américain. Celui-ci sera effectif le 11 janvier 2022, et pose question sur le futur de l'entreprise.

La néobanque N26, qui revendique avoir convaincu 7 millions de clients sur 25 marchés du monde, se déleste de son portefeuille américain. La fintech allemande a en effet annoncé, en fin de semaine dernière, la fin de ses activités aux États-Unis, un marché qu'elle n'aura pas réussi à conquérir, avec 500 000 clients (soit cinq fois moins qu'en France). Un échec pour la banque en ligne , qui veut désormais se concentrer sur ses activités européennes.

N26 cessera son activité aux États-Unis

« N26 a annoncé (…) que son expérience de banque en ligne ne sera plus disponible pour les clients aux États-Unis après le 11 janvier 2022 », a écrit l'entreprise dans un communiqué. L'entreprise allemande fondée par Maximilian Tayenthal et Valentin Stalf avait démarré son activité outre-Atlantique en 2019.

À l'époque, N26 s'était lancée sur le marché américain par le biais de lourds investissements, et son bureau de New York comptait une soixantaine d'employés, sur les 1 500 que l'entreprise revendique dans le monde. La firme indique avoir « l'intention d'aider les employés américains à explorer des rôles soutenant ses activités mondiales dans la mesure du possible ».

En somme, N26 n'annonce pas de licenciement (en tout cas à ce stade), mais sans doute des mutations vers d'autres bureaux de la société. L'entreprise est physiquement implantée à Amsterdam, Berlin, Barcelone, Belgrade, Madrid, Milan, Vienne, Paris et Sao Paulo.

L'Europe en ligne de mire

Après un démarrage encourageant soutenu par le partenariat conclu avec la banque fédérale américaine Axos, N26 a vu la pandémie débouler et celle-ci a grandement fait chuter le nombre de souscriptions et de téléchargements, faisant avancer la filiale américaine dans le brouillard le plus total.

Les pays anglo-saxons ne réussissent décidément pas à N26. La néobanque s'était déjà retirée du marché britannique , où elle comptait 100 000 clients, dès le début de l'année 2020, invoquant le Brexit comme motif de retrait. Côté allemand, l'entreprise s'est vue placer sous surveillance renforcée en Allemagne, où la BaFin (l'Autorité de surveillance des services financiers nationale) lui reproche de ne pas avoir fait suffisamment pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, et a limité en conséquence le nombre de nouveaux clients mensuels que l'entreprise peut recruter.

N26 a, de son côté, profité de l'annonce de son retrait des USA pour rappeler son attachement à ses activités européennes, en « mettant l'accent sur l'expansion de ses activités au-delà de ses comptes courants pour couvrir des produits et services financiers supplémentaires ». L'entreprise indique ainsi réfléchir et travailler à son expansion à d'autres marchés, par exemple en Europe de l'Est, où la demande est croissante.

Source : N26

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