Ericsson s'auto-proclame numéro 1 de la 5G, devant Huawei

14 février 2020 à 17h05
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Ericsson annonce être le leader des équipements 5G, devant ses concurrents Huawei et Nokia. Une révélation qui devait être réalisée en grande pompe lors du MWC.

Le MWC 2020 de Barcelone étant annulé, Ericsson a tenu une conférence de presse un peu plus discrète que prévu pour évoquer son actualité et son avenir. Initialement, le groupe avait songé organiser son plus grand événement au sein du salon depuis sa création.


Ericsson estime être le meilleur

L'équipementier a donc dû se contenter d'une conférence somme tout plus sobre, tenue à Londres, et au cours de laquelle Ericsson a déclaré être le leader du secteur des équipements réseau 5G. Un statut qu'on attribuait jusqu'ici plutôt à Huawei, à l'égard du nombre de contrats signés. Ericsson est actuellement impliqué dans la création d'un réseau 5G fonctionnel dans 14 pays.

« Nous avons déployé 24 réseaux à travers le monde. Nous avons été les premiers à déployer des réseaux sur quatre continents. Donc pour nous, il est difficile de voir qui que ce soit devant nous actuellement ... Nous pensons que nous avons un portefeuille compétitif qui est au même niveau ou en avance sur nos concurrents », a assuré sur scène Fredrik Jejdling, vice-président exécutif de la société.


Huawei mis sur la touche

Pendant longtemps, il semblait que Huawei avait un train d'avance en termes d'équipements 5G. Il avait réussi à convaincre plus d'opérateurs qu'Ericsson et Nokia, notamment grâce à un rapport qualité-prix défiant toute concurrence. Mais la roue a tourné et Huawei a du mal à trouver de nouveaux clients.

Fin 2019, le groupe chinois recensait 50 contrats commerciaux liés à la 5G à travers le monde. Nokia était à 63 et Ericsson à 79. Les États-Unis ont atteint leur objectif : comme sur l'électronique grand public (smartphones, laptops...), Huawei perd ses consommateurs et clients.

L'administration américaine ne cesse de répéter que les équipements de Huawei contiennent des portes ouvertes (backdoors) permettant à l'entreprise d'effectuer des opérations d'espionnage et exhorte les autres pays à interdire le matériel télécom du groupe chinois. Le gouvernement a même menacé d'arrêter de partager des informations de ses services secrets avec les nations qui accepteraient Huawei sur leur territoire.

En France, pas d'interdiction pure et dure de Huawei, mais un dispositif a été mis en place pour empêcher les opérateurs d'installer des équipements de la société chinoise dans des zones jugées à risque. Orange a d'ailleurs préféré se tourner vers Nokia et Ericsson plutôt que Huawei.

Source : PhoneArena
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