5G : après le Royaume-Uni, l'Allemagne laisse à son tour la porte ouverte à Huawei

21 février 2019 à 10h29
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Huawei
astudio / Shutterstock.com

Après un premier pas britannique en faveur de Huawei, c'est au tour de l'Allemagne d'annoncer ne pas être prête à bloquer la firme de son réseau 5G.

Huawei est peut-être en train de vivre sa plus belle semaine depuis de longs mois. Après avoir enchaîné les désaveux et les exclusions, ou semi-exclusions, des réseaux 5G de plusieurs puissances à la demande des États-Unis, la firme de Shenzhen doit accueillir volontiers le soutien ambiant. Mardi, nous vous indiquions que le Royaume-Uni considérait comme « gérables » les risques d'utiliser des équipements Huawei dans les réseaux 5G. Aujourd'hui, c'est l'Allemagne qui laisse la porte ouverte à la société chinoise.

Une modification de la loi allemande évoquée pour garantir l'inclusion des équipementiers

« Pincez-moi je rêve », doit-on s'enthousiasmer du côté des dirigeants de Huawei. Mardi, un porte-parole du ministère allemand de l'Intérieur a déclaré auprès de nos confrères de CNBC que le pays n'était pas prêt à exclure Huawei de son réseau 5G. Mieux, l'Allemagne pourrait même modifier sa législation en vigueur de façon à ce que les fabricants qui suscitent des doutes puissent encore fournir des équipements.

« Une exclusion directe d'un fabricant particulier de la 5G n'est actuellement ni légale, ni planifiée », confirme le porte-parole Bjorn Grunewalder, qui précise que les exigences de sécurité nécessaires devraient être ajoutées à la loi sur les télécommunications. « Des ajustements concrets sont en cours de discussion entre les ministères fédéraux concernés », déclare-t-il.

Plusieurs pays vont à l'encontre des recommandations américaines

Si l'Allemagne venait à autoriser définitivement Huawei à équiper son réseau 5G, la pilule serait sans doute difficile à avaler outre-Atlantique, où l'on tente de persuader ses alliés de barrer la route de Huawei en invoquant des soupçons d'espionnage de la société pour le compte du gouvernement chinois.

Auparavant hostile à Huawei, la Nouvelle-Zélande pourrait aussi changer de camp. Le Premier ministre du pays, Jacinda Ardern, a déclaré en début de semaine à la chaîne TVNZ que la firme de Shenzhen pourrait finalement jouer un rôle dans la mise en place du réseau 5G de la Nouvelle-Zélande, si les risques de sécurité pouvaient être atténués.

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