Parrot AR Drone 2.0 en vol

Vidéo : Parrot AR Drone 2.0 en vol

L'AR Drone 2.0 se dirige via une interface tactile, et ça, ça change tout. Nous avons fait tester l'AR Drone 2.0 à Thibaud Ringenbach, un collègue passionné de modélisme : il est resté très sceptique. Le tactile ne retourne pas de sensations au niveau des doigts, on ne sent pas si on a beaucoup forcé ou pas sur les manches, le dosage est plus compliqué, la réactivité semble moindre. Bref, c'est déstabilisant et beaucoup moins précis qu'une vraie radiocommande.

Mais l'interface Parrot facilement personnalisable, combinée à toute la technologie mise en œuvre par le constructeur, permet également des choses impossibles sur les autres drones. Par exemple, on peut inverser ses commandes, tandis que nos drones en mode 2 s'avèrent difficiles à piloter pour notre collègue expert, mais habitué au mode 1. Et différents modes de pilotage rendent la prise en main plus instinctive. À l'image du décollage et de l'atterrissage qui sont automatisés. Mais ça n'est plus vraiment du pilotage… D'ailleurs, nous préférons rester en mode joypad, pour ne pas être trop perturbés en passant d'un drone à un autre.

L'AR Drone est impressionnant de stabilité, donc facile à utiliser. Mais davantage en extérieur qu'en intérieur, où à côté de nos autres drones, il s'apparente un peu à un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et sa protectrice, mais encombrante carène d'intérieur le rend un brin pataud à piloter : plus d'inertie, moins de vivacité. Bref, à moins de vivre dans un loft, c'est plutôt en extérieur, avec la carène adaptée, que l'AR Drone 2.0 exprime tout son potentiel. Toutefois pour le baptême de l'air et le temps de se faire la main, il vaut mieux choisir un jour sans vent, mettre la carène d'intérieur et faire un vol dans un grand jardin sans activer l'option vol en extérieur.

On appréciera la constance du vol stationnaire, où la caméra verticale joue un rôle important : elle capture des images du sol (à 60 fps) pour permettre au drone de se repérer et de se maintenir au même endroit si le vent ou une main le pousse. Tandis que les capteurs à ultrasons maintiennent l'altitude constante. Lors de nos tests avec un Nexus 5, nous avons mesuré une portée d'environ 70 m en extérieur : pas mal pour du Wi-Fi, mais les drones avec radiocommande vont facilement plus loin.

Reste à signaler que parfois, l'électronique a l'air de s'emballer, faisant se déplacer le drone bizarrement : ce caractère imprévisible, qu'on n'a pas du tout sur les autres drones, peut devenir un peu inquiétant. Et quand l'application plante alors que le drone vole à plusieurs mètres, l'adrénaline monte. C'est le double tranchant de la technologie embarquée…

Modifié le 12/12/2014 à 12h24
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