le mardi 19 janvier 2016

Trump veut forcer Apple à produire aux USA

Donald Trump ne s'est récemment épargné aucune sortie médiatique à fort retentissement. À croire qu'il en a fait un sport. La dernière en date : il a déclaré vouloir forcer Apple à produire sur le sol américain.

Donald Trump a encore frappé. En pleine campagne pour l'investiture républicaine, le milliardaire fait de nouveau parler de lui. Et comme souvent, ce n'est pas en termes très élogieux.

Celui dont la liste des déclarations explosives dépasse en taille le plus haut de ses buildings s'est cette fois fendu d'un discours encore très inspiré et dans lequel il met en cause Apple, fleuron du Nasdaq.

Ce qui énerve Trump chez la firme de Tim Cook ? Le fait de produire ses iPhone, iPad et autres MacBook et iMac en dehors du cher territoire qu'est le sien. « Nous avons tellement de personnes formidables dans ce pays : intelligentes, malignes, pleines d'énergie. Ils sont incroyables. J'ai dit que je voulais rendre l'Amérique formidable à nouveau, et je pense réellement que pour cela, nous devons faire revenir des choses ici... Nous allons contraindre Apple à fabriquer ses fichus ordinateurs aux États-Unis, et pas dans d'autres pays. »

Donald Trump ban

Évidemment, une telle déclaration a pour but de flatter l'électorat qui déplore le nombre de chômeurs aux États-Unis, ou qui peste contre les conditions de travail des employés des usines de Foxconn. Et en évoquant la marque à la pomme, Trump s'assure de retombées médiatiques quasi assurées.

Mais la réalité, c'est qu'aucun président, pas même celui de la première puissance mondiale, ne peut forcer une entreprise à faire ce qu'elle ne souhaite pas, à savoir relocaliser (même si Apple a déjà entrepris de le faire, du moins en partie). Il peut subventionner (subventionner la première capitalisation boursière de la planète, quelle bonne idée !), il peut taxer aussi. Quitte à handicaper l'un des fers de lance de l'économie américaine. Dans tous les cas, il ne peut contraindre.

Quoi qu'il en soit, venant d'un des meilleurs représentants du capitalisme qui soient, une telle déclaration prend une tournure à la limite de la blague. Une fois de plus.

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Modifié le 19/01/2016 à 16h41
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