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// Free Mobile : analyse et comparatif des forfaits

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Publié par Frédéric Cuvelier le Mardi 10 Janvier 2012

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C'est fait, Free est le 4ème opérateur de téléphonie mobile en France. La fusée de Xavier Niel a finalement décollé et après des semaines de buzz et de promesses. La révolution annoncée est-elle en marche ? Analyse.

Le trublion du Net. C'est ainsi qu'est souvent qualifié Free, en référence à son arrivée retentissante sur le marché du triple play, en novembre 2002 . Depuis, la société de Xavier Niel a fait son chemin pour parvenir à quasiment égaler SFR en nombre d'abonnés et devenir un solide troisième opérateur ADSL derrière Orange. Mais à la différence de ses deux concurrents, Free n'était pas positionné sur le marché de la téléphonie mobile. A l'heure où le marché de l'ADSL n'est plus aussi porteur qu'avant, il semble donc qu'il était temps pour Free d'investir dans ce secteur, notamment pour disposer des offres quadruple play dont disposent ses concurrents depuis plusieurs mois.

C'est donc via une conférence que Xavier Niel a dévoilé les premières offres Free Mobile. Mais avant d'entrer dans les détails de ces offres et de les comparer à celles qui existent déjà chez la concurrence, il convient de faire quelques rappels sur le marché actuel, dans lequel s'engage Free.

Un marché plus concurrentiel qu'il n'y parait


Logo operateurs
Avant l'arrivée de ce quatrième acteur et malgré sa population importante, la France comptait parmi les pays d'Europe qui possédaient le moins d'opérateurs avec seulement 3 acteurs établis de longue date : Bouygues, Orange et SFR. Si notre pays faisait figure d'exception, ce n'est pas tant par ce nombre réduit : aujourd'hui, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie comptent 4 opérateurs, et l'Angleterre 5. La différence, c'est que dans ces pays, le nombre de licences initialement octroyées était plus important, et ce sont les rachats des sociétés entre elles qui ont ramené le nombre d'acteurs à un chiffre plus faible. Un phénomène de concentration qui n'a pas pu se produire en France où c'est donc l'arrivée d'un nouvel opérateur qui porte le nombre d'opérateurs à quatre.

Considérer les trois seuls grands opérateurs et parler d'oligopole pour évoquer le contexte concurrentiel de la téléphonie mobile dans notre pays serait réducteur. En effet, dès 2004 sont apparus des opérateurs virtuels (les fameux MVNO, pour opérateur de réseau mobile virtuel). Ces enseignes proposent des offres commerciales qui leur sont propres, mais utilisent les infrastructures physiques d'Orange, SFR ou Bouygues. On peut citer Universal Music Mobile, M6 Mobile (propriétaire du groupe M6, qui édite Clubic.com), Virgin Mobile ou Fnac Mobile pour citer les plus anciens, alors que de nouveaux acteurs apparaissent régulièrement : La Poste Mobile, Numericable, Carrefour ou Auchan, dernièrement. La liste est longue et compte près de 50 MVNO, alors même que certains comme Virgin Mobile, NRJ Mobile ou encore Lycamobile sont devenus depuis peu des « Full MVNO » en acquérant des infrastructures en propre. Le marché de la téléphonie mobile ne se borne donc pas aux trois grands opérateurs et se veut plus compétitif qu'il n'y parait.

L'avènement du sans engagement


Logo Zéro Forfait
Et il l'est d'autant plus depuis l'arrivée de Free Mobile dans la course, mais pas seulement grâce à ses offres. L'opérateur a en effet ouvert une brèche importante dans le marché, dans laquelle plusieurs acteurs se sont engouffrés. Car l'arrivée d'un nouvel opérateur aux ambitions non dissimulées et la promesse de prix cassés ont créé un réservoir important de personnes qui n'ont pas souhaité se réengager avec leur opérateur, attendant de voir ce qui allait se passer.

Et alors que les opérateurs historiques redoublaient d'efforts pour conserver leurs clients, de nouveaux acteurs ont fait leur apparition avec pour objectif d'aller piocher dans ce nouveau vivier de personnes libres de tout engagement. Parmi ces nouveaux opérateurs, on peut citer le très explicite Zero Forfait ou Carrefour Mobile, par exemple.

Conscients de cet important nouveau marché et soucieux d'aller chercher ces clients qui leur échappaient, les trois grands opérateurs ont eux-mêmes créé leurs déclinaisons « sans engagement », sorte de contre-feu à l'arrivée de Free Mobile, dont l'annonce largement anticipée a permis à ces opérateurs d'affiner différentes stratégies. Ainsi sont nées les offres B&You (pour Bouygues), Red (pour SFR) et Sosh (pour Orange). Bien que le concept ne soit pas révolutionnaire, le forfait sans engagement prenait ainsi une ampleur jamais connue auparavant. Et là n'est pas la seule évolution des derniers mois sur le marché de la téléphonie mobile.

B&You Red Sosh


Des prix qui baissent


En effet, en plus de s'ouvrir de façon plus large aux offres sans engagement, le marché a également connu une baisse des tarifs significative. Et l'une des raisons qui ont conduit à cette baisse et la diminution des terminaisons d'appels mobile (TAM). Explication : si vous êtes chez l'opérateur X et que vous téléphonez à un ami qui est chez Y, votre opérateur doit verser une somme à celui de votre ami pour emprunter son réseau. Cette somme est ce qu'on appelle la terminaison d'appel, et elle est répercutée sur votre forfait. En France, c'est l'Arcep (l'autorité de régulation des Telecom) qui impose cet encadrement tarifaire, après un processus de validation par différentes commissions sur lequel nous reviendrons plus avant.

  2007 2008 01/07/2009 01/07/2010 01/07/2011 01/01/ 2012 01/07/2012 01/01/2013
Bouygues 9,5 8,5 6,0 3,4 2,0 1,5 1,0 0,8
Orange 7,5 6,5 4,5 3,0 2,0 1,5 1,0 0,8
SFR 7,5 6,5 4,5 3,0 2,0 1,5 1,0 0,8

Prix, en centimes d'euro par minute, de la terminaison d'appel par opérateurs depuis 2007

Depuis un an et demi et juillet 2010, cette somme a vu sa valeur diminuée de moitié, passant de 3 centimes d'euro à 1,5 centime d'euros par minute. Pourquoi ? Parce que cette « taxe douanière » entre réseaux se justifiait en partie par le coût engendré par l'installation de l'infrastructure physique. Cette dernière étant désormais bien en place, un surcoût important ne semble plus pertinent. Les trois opérateurs historiques, mais également les MVNO qui utilisent leurs réseaux, ont donc une plus grande marge de manoeuvre quant au tarif facturé à leurs clients. La baisse des prix constatée ces derniers mois au niveau des forfaits n'est donc pas simplement due à concurrence une accrue, c'est également une conséquence mécanique de la diminution des terminaisons d'appels.

Notez que de par son statut de nouvel entrant sur le marché, Free devrait profiter (au même titre que les nouveaux Full MVNO Lycamobile et Oméa Télécom) de terminaisons d'appels asymétriques pour compenser les coûts de l'installation de son infrastructure. En clair, Free percevra davantage d'argent que ses concurrents lorsque ces derniers emprunteront son réseau. L'Arcep a ainsi proposé que Free perçoive 2,4 centimes d'euro la minute jusqu'au 30 juin 2012, puis 1,6 centime par minute à partir du 1er juillet 2012 et 1,1 centime d'euro par minute à partir du 1er janvier 2013, tarif conservé pour toute l'année 2013. Lors de son arrivée sur le marché, Bouygues Télécom avait profité d'un tel avantage pour ne retrouver une tarification identique à Orange et SFR qu'en juillet dernier.


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