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// Microsoft Surface : le test

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Publié par Julien Jay le Mardi 6 Novembre 2012

Surface, le design


Livrée dans un emballage minimaliste et soigné qui évoque forcément les meilleurs packagings de la marque à la pomme, la tablette Surface avec Windows RT n'innove pas nécessairement sur ses attributs de design. Extérieurement elle ressemble à bien d'autres tablettes que nous avons pu voir jusqu'alors. Pour autant n'allez pas croire qu'il s'agit d'une énième tablette… avec Surface le gros de l'innovation porte sur quelques détails, il est vrai très bien sentis.

Microsoft Surface avec Windows RT -  12
Microsoft Surface avec Windows RT -  13


Contrairement à un iPad qui se présente au format portrait, Surface adopte le format paysage avec un écran 10,6 pouces affichant une résolution de 1 366 x 768 pixels pour un ratio 16:9. Si l'écran n'est pas HD, contrairement à la variante x86 de Surface d'ailleurs, Microsoft insiste sur l'usage de la technologie ClearType, un vestige de l'époque Windows XP. Dans la pratique, au-delà des querelles de clocher, l'écran nous a paru de très bonne facture avec un angle de vision tout à fait convenable et une belle définition.

Microsoft Surface avec Windows RT -  3


Extérieurement, la tablette utilise un châssis dans des tons sombres fait d'un alliage de magnésium, ce que Microsoft appelle le VaporMG, et dont l'une des propriétés serait d'être trois plus léger que l'aluminium. On retrouve sur le côté gauche un bouton +/- pour le volume, une prise mini-jack alors que le côté droit héberge un port USB 2.0, un connecteur micro-HDMI et la fiche d'alimentation. Cette dernière est aimantée, comme le connecteur MagSafe des Macbook (on fera attention à sa mise en place car avec l'inclinaison du rebord de la coque de Surface on peut croire que l'adaptateur est connecté alors qu'il ne l'est pas, heureusement une diode lumineuse blanche s'active sur le connecteur lors de la charge). Le bouton de mise en marche est situé sur le sommet de l'appareil alors que le bouton Windows sous l'écran est tactile, un très bon choix qui évite des pressions parfois hasardeuses comme sur la Slate de Samsung par exemple.

Microsoft Surface avec Windows RT -  7
Microsoft Surface avec Windows RT - 27

Boutons de réglage du volume, prise mini-jack et connecteurs USB/micro-HDMI


En façade, Surface dispose d'une caméra HD 720p, tout comme au dos de l'appareil où une seconde caméra HD 720p est présente. On regrettera ici l'absence de véritable appareil photo numérique de qualité… Quand les tablettes concurrentes offrent du 5 mégapixels, le millions de pixels de Surface semble bien faiblard. En matière d'audio, la tablette est dotée de deux microphones et haut-parleurs.

Microsoft Surface avec Windows RT - 15


C'est tout ? Pas tout à fait ! La partie inférieure du dos de l'appareil se déploie pour se transformer en une sorte de pied, c'est ce que Microsoft appelle le « kickstand ». De cette façon, et sans aucun autre accessoire, la tablette peut tenir à la verticale, toujours en mode paysage, selon un seul et unique angle non ajustable. Le mécanisme de ce pied intégré semble relativement robuste.

Microsoft Surface avec Windows RT -  6
Microsoft Surface avec Windows RT -  8


Une fois ouvert, le « kickstand » révèle le très bien caché lecteur de carte mémoire SDXC. Enfin à la base de l'écran on retrouve un connecteur propriétaire qui sera utilisé pour les claviers Surface.

Microsoft Surface avec Windows RT - 17
Microsoft Surface avec Windows RT -  10

Lecteur SDXC et connecteur dock pour les claviers Surface


Sur la balance, Surface, hors accessoires, revendique un poids de 680 grammes : c'est quelques dizaines de grammes de plus qu'un iPad.

Au cœur de Surface avec Windows RT


Côté caractéristiques techniques, cette Surface est animée par un processeur quadri-cœurs 32 bits NVIDIA Tegra 3 que l'on connaît désormais plutôt bien. Ce dernier est cadencé à 1,3 GHz et se voit accompagné de 2 Go de mémoire vive.

Windows RT avec Surface - Panneau de configuration

Surface vue depuis le panneau de configuration Windows RT


En ce qui concerne le stockage, Microsoft décline Surface en deux version : 32 ou 64 Go. Et autant évoquer dès maintenant ce qui fâche. Sur notre tablette 32 Go, seuls 14 Go sont libres sur un volume total de 24,9 Go tel que vu par le système d'exploitation. Ici on ne peut que regretter le manque de transparence de Microsoft : que le système et ses apps occupent de la place est une chose, mais que les 32 Go annoncés ne soit pas exploitables, loin s'en faut, n'est pas acceptable.

Microsoft Surface - Windows RT - 1

Espace disponible à l'allumage de notre Surface avec Windows RT après les mises à jour Windows Update


On retrouve bien sûr la prise en charge du Wi-Fi en i802.11 a/b/g/n et du Bluetooth ici en version 4.0 avec support des profils Bluetooth audio stéréo dont l'A2DP. Et Surface dispose de divers capteurs avec un accéléromètre et un gyroscope ainsi qu'un capteur d'éclairage ambiant.

L'épineux cas des capteurs photo


En matière de photo, les prestations de Surface sont très moyennes, avec notamment un problème de positionnement du capteur dorsal qui impose d'incliner un peu plus la tablette d'un côté pour avoir une photo qui soit de niveau.



Mais les capteurs de Surface souffrent également et de façon assez marquée du phénomène de « hot pixels », dans les environnements sombres. Ca se traduit concrètement par la présence de pixels de couleur (blanc, rouge, vert, etc), dans le cas de la Surface, qui apparaissent à endroit fixe, à l'écran mais aussi sur la photo finale. Comment expliquer la chose ? Les capteurs photo sont composés de pixels qui produisent pour chaque photon reçu une charge électrique correspondante. Ces charges sont ensuite échantillonnées et quantifiées pour être converties en signal numérique. Le hic, c'est que des courants de fuite dans le capteur viennent parfois survolter certains pixels, qui apparaitront alors plus lumineux que dans la réalité, voire totalement blancs (ou rouges, verts ou bleus selon l'endroit où se trouve le pixel sous la matrice de Bayer). Ce problème s'accentue quand le capteur chauffe, puisque les courants de fuite sont sensibles à la température. Et le capteur chauffe quand on monte en sensibilité ISO (ou qu'on effectue une pose longue), critère qui amplifie le courant électrique. A l'inverse, il disparaît quand on prend une photo dans un environnement lumineux, puisque la sensibilité ISO baisse et le capteur refroidit. Ce problème de pixels chauds existe depuis longtemps, mais les constructeurs savent normalement mapper leurs capteurs pour corriger le problème...

hotpixels Surface 2

Illustration du problème


L'audio en met plein les oreilles !


En branchant un casque sur la Surface, volume réglé non-intentionnellement à fond, nous avons littéralement sursauté ! La sortie audio ne semble pas respecter les mêmes règles de bridage de puissance que les autres appareils mobiles qui sont passés à la rédaction à ce jour. Nous avons ainsi décidé d'appliquer le même protocole de test que pour les baladeurs audio. La Surface atteint alors un impressionnant 104,7 dB contre 99,3 dB pour l'iPad 3. Pour mémoire, le baladeur ayant obtenu le meilleur score lors de cette épreuve est le Cowon i10 avec 101,5 dB. 3,2 dB de plus pour la Surface face au Cowon, donc une puissance sonore doublée en échelle logarithmique !

Surface vs iPad 3

Graphique de la réponse en fréquence de Surface face à l'iPad 3 avec notre morceau de test


Les claviers Surface : Touch Cover et Type Cover


Pour différencier sa tablette de la foultitude d'autres déjà disponibles sur le marché, mais aussi ancrer celle-ci dans un mode de création de contenu, Microsoft a mis au point un système de claviers « dockables » à Surface. Commercialisés séparément, ces claviers sont déclinés en différents coloris et offrent deux sensations totalement différentes.

Ainsi le Touch Cover, également disponible en bundle avec Surface, propose un clavier à touches sensitives. Il suffit d'effleurer les diverses touches (78 au dernier décompte) pour que votre saisie apparaisse à l'écran. Puisqu'aucun retour mécanique ne permet de ressentir si la frappe a bien été prise en compte avec ce clavier, Microsoft accompagne chaque frappe d'un léger son émis par la tablette, comme sur le clavier virtuel tactile. A noter une série de touches dédiées à Windows RT avec le réglage du volume, l'accès direct aux icônes Windows (rechercher, partager, configurer, etc)... Le clavier est complété d'un touchpad pour déplacer le pointeur de votre souris sur le bureau. Ici les boutons de clic se trouvent sur le rebord du clavier et ce n'est pas très pratique.

Microsoft Surface avec windows RT - 31

Les touches de raccourci du Touch Cover


L'autre sensation proposée par Microsoft est plus traditionnelle. Le Type Cover propose en effet un clavier à touches mécaniques. On dénombre toujours 78 touches et ici celles dédiées à Windows RT bénéficient du marquage des touches de fonction (F1, F2, etc). Quant au touchpad il profite de deux boutons véritablement cliquables et c'est assez appréciable. Inconvénient : ce clavier est plus épais.

Microsoft Surface avec windows RT - 28
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Le clavier Touch Cover, recto... verso


Dans les deux cas, les claviers Surface pèsent dans les 200 grammes, ne requièrent aucune batterie ou pairage spécifique et se connectent très facilement à la tablette via leur connecteur aimanté. L'action de docking émet un son caractéristique qui a été mis en avant par les premières publicités pour Surface. Puisque le clavier est appelé à être refermé sur l'écran de la tablette (et oui cela éteint l'écran de Surface), on émet de sérieuses réserves pour le Type Cover dont les touches mécaniques seront en contact direct avec l'écran avec le risque de le rayer. Pas de souci du côté du Touch Cover et de ses touches souples. Reste qu'une fois refermé sur l'écran, le dos du clavier offre un look particulier : une espèce de feutrine que d'aucun qualifieront de moquette ou de garniture d'intérieur de voiture. C'est... étrange.

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Surface et son Type Cover


Un mot sur l'usage de ces claviers. Celui qui nous intriguait le plus est évidemment le Touch Cover. L'absence de sensation de frappe qu'il procure est une curiosité qui instinctivement incite à appuyer lourdement sur les touches. Or il ne faut pas. Les effleurer est bien suffisant et donne de biens meilleurs résultats. Il faut un temps d'adaptation pour commencer à tirer parti du Touch Cover, et faire en sorte que toutes les lettres saisies apparaissent effectivement à l'écran. La zone tactile pour la souris est en revanche plus délicate à manipuler notamment à cause des boutons sensitifs situés sur la bordure du clavier. Et l'on remarque à l'usage que les touches noir de ce Touch Cover, y compris la zone de la souris ont tendance à blanchir.

Touch Cover Surface

La Touch Cover après quatre jours d'utilisation


Le Type Cover est assurément le clavier le plus convaincant même si nous aurions préféré une surface tactile plus large pour la souris.


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