Mavic Air : DJI propose-t-il un drone ultra-portable réussi ?

La note Clubic
Les plus
  • La taille et le poids
  • La qualité de fabrication
  • La qualité photo / vidéo
  • Les modes de vol autonomes
  • La facilité d’utilisation
Les moins
  • La portée du signal
  • L’autonomie
  • La législation
S'il y a bien un marché qui a explosé ces dernières années, c'est celui du drone grand public. Avec l'annonce de l'arrêt de la production de la gamme Karma par GoPro, le marché s'est resserré autour des deux grands noms du secteur : Parrot et DJI. Ce dernier, grimpé en tête de file du drone de loisir avec son Mavic Pro, continue de truster le cœur des aficionados.

Après la révolution Mavic Pro en 2017, le « petit frère » Spark a transformé l'essai avec une offre d'entrée de gamme d'excellente facture. Le Mavic Air, qu'on a testé pendant plusieurs jours, se présente comme un juste milieu entre les deux modèles – autant en termes de prix que de gabarit. Alors : le compromis parfait ? Notre verdict !
Mavic Air : DJI au sommet de son art ?

Une fiche technique hors normes dans un poids plume

Difficile de ne pas être surpris quand on déballe le Mavic Air : son petit boîtier compact, à peine plus grand qu'un smartphone quand il est replié, embarque une technologie jusqu'à récemment réservée à des drones professionnels, généralement plus imposants.

Il n’y a qu’à voir sa fiche technique :
  • Gimbal à 3 axes avec stabilisation mécanique
  • Caméra capteur CMOS 1/2.3" - 12MP - f2.8 - Distance focale de 24mm
  • Modes Panorama, horizontal, vertical, 180 degrés et sphère
  • Vidéo 4K UHD 30 ips - 2,7K 60 ips - 1080p 120 ips
  • Débit vidéo de 100Mb/s
  • Mode HDR
  • Stockage interne de 8go + slot Micro SD
  • Modes Active Track et Quickshots
  • Smart Capture (contrôle aux gestes)
  • Évitement des obstacles en temps réel
  • Autonomie en vol de 21 minutes
  • Vitesse de pointe de 64.8 km/h
  • Portée de 2 km (en Europe)
Bien équipé, et très compact !

Des caractéristiques impressionnantes qui ne sont pas sans rappeler celles du Mavic Pro, tout comme la qualité de fabrication qui est aussi au rendez-vous.

Et que ceux qui n'aiment pas l’aspect jouet des drones Parrot se rassurent : le Mavic Air nous gratifie lui d’une finition exemplaire. À la fois compact et léger (430g), il inspire confiance et solidité, d'autant qu'une housse est fournie pour une meilleure protection. Vous pourrez donc le glisser sans crainte dans un sac à dos, sa petite taille en faisant le meilleur ami des baroudeurs. C’est à ce jour le drone DJI le plus compact, étant donné que le Spark n’est pas repliable. Pour le transporter encore plus facilement, le fabricant a pensé aux sticks dévissables pour la télécommande, qui permettront de gagner un peu de place.

Si les ressemblances avec le Mavic Pro sont frappantes au niveau du design, c’est au niveau de la photo et de la vidéo qu’elles sont les plus fortes. Les fonctionnalités et les qualités qui ont fait la réputation du Mavic Pro ont été gardées et DJI accorde même au Mavic Air quelques ajouts.

On retrouve donc bien sûr de la vidéo 4k 30fps (UHD pour être précis, la 4K cinéma restant l’apanage du Mavic Pro) avec un bitrate de 100 Mbps et une stabilisation 3 axes à toute épreuve. Au niveau des nouveautés, on notera que le mode 2,7K va maintenant jusqu’à 60fps, et le 1080p jusqu’à 120fps, parfait pour les sportifs ou simplement pour réaliser de beaux ralentis.


La partie photo n’est pas en reste avec un mode HDR amélioré et la possibilité de réaliser des panoramas impressionnants en assemblant automatiquement plusieurs photos. Cependant, avec une lentille ouvrant à F/2.8, l’optique est moins lumineuse que son grand frère qui ouvre lui à F/2.2.
Réalisez facilement des panoramas

La qualité des vidéos et des photos est donc impressionnante et suffira amplement à un usage amateur voir semi-pro. De nombreux réglages manuels permettront d'ajuster vos photos et vos vidéos, pour pousser le drone à faire encore mieux. Enfin, la capacité du Mavic Air à prendre des photos en Raw offrira une latitute supplémentaire en post-production. Notez que les photos présentes dans ce test n’ont pas été retravaillées, pour vous donner un aperçu réaliste de la qualité photo du Mavic Air.

Déplier, prêt à voler !

Après ce déluge de caractéristiques techniques, il est temps de passer à pratique. Si les drones DJI se positionnent sur le segment audiovisuel, ils n’en restent pas moins des drones grands publics et l'utilisation doit en être simple.

Et sur ce point, le Mavic Air ne déçoit pas non plus, à commencer par la télécommande. Celle-ci est incluse dans le pack de base (contrairement au Spark), et s'avère de très bonne facture. Elle est bien entendu indispensable pour profiter d'une expérience de vol complète, même s'il est possible de faire voler le drone avec son smartphone ou même uniquement avec des gestes. À l'utilisation, ces deux modes de contrôles montrent vite leurs limites et ne doivent rester qu'une solution de dépannage, ne serait-ce que pour la portée du vol.
Comptez sur la télécommande pour dompter votre Mavic Air

En effet, si la portée théorique est de 4km, elle s'avère être malheureusement bridée à 2km en Europe. Cette distance pourra être difficilement atteinte : le mode de transmission par WiFi ne nous semble pas infaillible, et son autonomie de 15 à 20 minutes vous freinera rapidement dans vos explorations lointaines. On ne saurait que trop vous conseiller d’acheter des batteries supplémentaires, si vous souhaitez filmer plusieurs fois dans la journée. Point positif cependant : en cas de perte de signal ou de batterie faible, le drone rentrera tout seul à son point de départ.

Ce qui nous donne l’occasion de parler de la grande force de ce drone : sa facilité d’utilisation et ses assistances en vol. Doté de 6 capteurs de détection d’obstacle, le Mavic Air introduit un nouveau système d’évitement d’obstacle : APAS. Cette technologie va permettre au drone de scanner son environnement et d'adapter son vol en fonction des obstacles présents sur sa trajectoire. Cette technologie est particulièrement utile quand on utilise les modes de vol automatiques qui ont fait la renommée de DJI. On retrouve ainsi les systèmes Active Track (suivi de sujet) et Quickshot (effets de prises de vues artistiques).

Ces modes contribuent grandement à faire du Mavic Air un drone facile à utiliser, permettant à n'importe qui de réaliser des images exceptionnelles tout en minimisant les risques de crash. Et si nous n'avons pu tester le casque de vue à la première personne DJI Google, on imagine très facilement que combiné au mode sport allant jusqu'à 68km/h, il doit être possible de bien s'amuser.

Pour résumer, après un court temps d'adaptation, il vous sera très facile d'utiliser le drone au maximum de ses capacités. L'application DJI Go est d'ailleurs très bien faite, et mise à jour régulièrement. Il faudra cependant faire attention à respecter la législation qui s'applique aux drones : il n'est pas possible de faire voler son Mavic Air n'importe où. Celles et ceux qui habitent dans de grandes villes devront peut-être prendre leur voiture pour le faire voler en toute légalité.

Sky is the limit ?

Nous n’avons eu de cesse dans ce test de comparer le Mavic Air à son grand frère, le Mavic Pro, et son petit frère, le Spark, et ce pour une bonne raison : il est le parfait compromis de ces deux drones. Si le Mavic Pro à encore l’avantage sur certains points, son encombrement n’en fait pas un drone que l’on peut avoir en permanence sur soi. Au contraire, le Spark affiche une fiche technique encore trop limitée pour répondre à des usages semi-pro.

Avec le Mavic Air, DJI a réussi à créer le drone grand public parfait, à un prix raisonnable pour ses capacités. Ceux qui cherchent une utilisation un peu plus experte peuvent cependant attendre l’annonce imminente du Mavic Pro 2 pour voir ce qu’il a dans le ventre. Connaissant DJI, ils n’ont pas fini de nous surprendre (et d’assoir leur domination sur la concurrence).
La note Clubic
Les plus
  • La taille et le poids
  • La qualité de fabrication
  • La qualité photo / vidéo
  • Les modes de vol autonomes
  • La facilité d’utilisation
Les moins
  • La portée du signal
  • L’autonomie
  • La législation
Charlie Perrot
Publié le 28 févr. 2018