La note Clubic
Design
Photo
Vidéo
Autonomie
Rapport qualité/prix
Les plus
  • Le mode autonome
  • La qualité des photos RAW traitées avec Connect ou Photo Lab
  • Le programme Early Access
  • Les accessoires offerts
Les moins
  • Certaines fonctionnalités manquent cruellement
  • Le prix
  • Le mode Wi-Fi
  • L’instabilité de Connect

DxO One pour Android : on prend le même et on recommence

DxO, ce n'est pas que le logiciel de retouche de photos au format RAW. C'est aussi, depuis 2015, un accessoire photo complet pour iPhone (que nous avions déjà testé à l'époque). La déclinaison pour Android, attendue depuis longtemps, est désormais en early access depuis quelques jours. On l'a testée pour vous !

Au moment de sa sortie en 2015, ce petit OVNI photographique voulait révolutionner la photo mobile en apportant une qualité semi-professionnelle pour un format de poche. Le succès n’a pas vraiment été au rendez-vous, les fonctionnalités n'étant pas à la hauteur du prix annoncé (quasiment 500€).

La version Android aura-t-elle corrigé les défauts de sa petite sœur ? Le verdict de la rédac'.

Design et prise en main

Présentée dans son écrin, avec la partie avant de sa coque en aluminium, la DxO One Android offre une première impression de qualité. Première petite crainte en découvrant les tranches du capot avant, qui semble sujet aux rayures. Certaines pièces semblent un peu fragiles, notamment le bouton de prise de vue… aïe.

Légère, la DxO One Android tient dans la main. Le design est resté inchangé par rapport à sa petite sœur pour iPhone… et les inconvénients liés aussi : le module a toujours une fâcheuse tendance à s'allumer dans la poche. Il faut dire que l'allumage se fait en baissant le capot avant ; il en faut donc peu pour démarrer l'appareil par accident.

L'ouverture du connecteur latéral qui permet de connecter la DxO One au smartphone, déjà problématique pour la version iPhone, demeure un casse-tête sans nom pour un nouvel utilisateur. La plupart des gens tentent de tirer le connecteur avec les doigts (en forçant un peu au passage, car comme on le sait bien, en informatique, quand ça ne vient pas du premier coup, il faut tirer plus fort), alors qu'il faut simplement baisser le capot avant. Oui, comme pour l'allumage, sauf qu'il faut le baisser… encore plus. Logique ! En revanche, il faudra replier le connecteur à la main pour refermer le capot.

Performances et connectique

La DxO One Android offre les mêmes spécifications que sa version iOS… qui date de 2015, rappelons-le. Deux ans, soit une éternité sur le marché de la mobilité grand public. Le manque de réactivité, de zoom, de stabilisation et d'autonomie, déjà identifiés dans notre test original, n'ont pas été corrigés.
L'écran OLED noir et blanc qui affiche les informations et la visualisation pour le cadrage en mode autonome est dépassé. Difficile de comprendre la logique derrière ce choix de DxO…

Une différence, tout de même, par rapport à la version 2015 : un connecteur USB-C fait son apparition sur la DxO One Android pour le connecteur smartphone. Un choix bien avisé, la plupart des nouveaux téléphones étant dotés d'USB-C. Le connecteur arrière n'a pas eu autant de chance : il reste en micro-USB. Le stockage, quant à lui, se fait sur carte microSD classique.

Photo

Passons maintenant à la fonction principale : la photographie.

Démarrage


L’interface

Copie conforme de la version iOS, l'app Android est claire et réactive… mais pas toujours logique, comme ce menu « À propos » qui a été rangé dans la galerie. Le menu de configuration permet de choisir les paramètres de prises de vue ; il faudra passer par lui pour changer les recommandations de DxO et enregistrer en RAW avec JPEG fin et avoir la vidéo en haute qualité.

L'écran du smartphone est parfait pour cadrer, la mise au point se fait en tapant sur l'élément désiré sur la prévisualisation. Le déclenchement se fait en pressant soit le bouton photo de l'application, soit le bouton du module. Une fois enregistrée, la photo va se placer automatiquement sur la carte microSD de la DxO (et non sur le smartphone).

La galerie embarquée dans l’application permet de visualiser les photos, les supprimer ou les partager une à une, les copier sur le smartphone… et c'est tout. Pas de suppression ou partage multiples, et impossible d’accéder aux fichiers RAW : seuls les JPEG sont partageables. Décevant.

À noter : les photos sont géotaggées par l’application grâce au GPS du smartphone.

Le mode JPEG

En mode JPEG de base, les photos obtenues sont assez proches que ce que l’on obtient avec un bon photophone – même si la DxO One Android permet d’obtenir de très beaux bokeh et capte bien mieux la lumière.

En revanche, le petit appareil semble avoir des problèmes de focus. En plus d’avoir une mise au point particulièrement longue, on obtient donc régulièrement des photos floues.

Le mode RAW et Connect/Photo Lab

Heureusement, tout n'est pas perdu : le mode RAW, associé au logiciel gratuit Connect de DxO, change complètement le résultat.

Le logiciel traite les RAW et les optimise grâce aux algorithmes reconnus de DxO – notamment ceux de PhotoLab. On obtient alors des photos avec un superbe piqué, excellent pour les portraits, et avec des performances exceptionnelles en basse luminosité.

Notons tout de même que dans le cas des photos de nuit, il est déconseillé d'utiliser le mode automatique de DxO qui aura la fâcheuse tendance à appliquer un temps d’exposition trop long et à provoquer des flous de bouger. Cela étant, le temps d’exposition maximum en automatique peut être modifié dans les paramètres.

S'il est particulièrement performant sur le traitement des photos, le logiciel nous fait quand même pousser un coup de gueule : assez instable, il a tendance à crasher quand il doit traiter un trop grand nombre de photos. À partir de 300, les problèmes commencent… Et comme il n'est pas possible de décharger une deuxième carte mémoire tant que la première n'est pas traitée (jusqu'à plusieurs heures de traitement sur une centaine de photos !), il ne reste qu'à prendre son mal en patience. Malgré tout, le résultat obtenu en vaut l'énervement.

On ne peut s'empêcher de se demander si l'entreprise aura un jour la bonne idée de fusionner la praticité et la simplicité de son logiciel DxO One, et la stabilité de PhotoLab.

Le cas particulier du Wi-Fi…

Le mode Wi-Fi ne peut être déclenché qu'à partir de l’application lorsque vous êtes connecté. « Mais pourquoi ?! » grommellera-t-on à chaque fois qu'on devra passer par cette fastidieuse étape, avant de soupirer bruyamment en constatant que l'activation du mode Wi-Fi prend plus d'une minute. Autant dire qu'on réservera ce mode à certains usages spécifiques…

À cette conception un peu bancale viennent s’ajouter quelques bugs (probablement liés à la phase de bêta) : plantage de la connexion, lags de l’interface dans certaines conditions… Bref, un mode Wi-Fi qui n’est pas encore vraiment un succès, mais qui peut dépanner pour les photos de nuit, les selfies sur pied ou certains angles de vue particuliers.

… et du mode autonome

La DxO One peut être utilisée sans être connectée à un smartphone, c'est-à-dire en mode autonome. Dans ce mode, la DxO One devient un compagnon idéal et on la garde tous les jours au fond de sa poche, paré à dégainer.

Lors de la phase d’apprentissage, on obtient régulièrement un grand nombre de photos contenant un de nos doigts qui se trouvait devant l’objectif (la prise en main est à revoir sur ce point car la petite taille nous pousse à reposer les doigts sur le clapet avant qui se trouve juste sous l’objectif).

L’écran OLED noir et blanc de 1 pouce qui n’affiche qu’un nuage de points ne facilite pas le cadrage, mais s'utilise facilement une fois habitué. On découvre les photos ainsi prises pendant la journée quand on rentre chez soi, et la qualité est au rendez-vous.

Vidéo

La vidéo n’est pas le point fort de la DxO ONE. La qualité full HD est acceptable, mais sans plus. Il y a un manque flagrant de stabilisation et le son est décevant.

En revanche, le module bénéficiant encore des performances de son optique et du capteur de Sony, les résultats en basse luminosité et le bokeh sont toujours présents. Il faut aussi noter la présence d’un mode slow motion qui donne de bons résultats.

Early access

Comme on a pu le voir sur la version iOS, DxO sort de nouvelles fonctions régulièrement et a le mérite de ne pas abandonner son produit. L’idée d’un programme anticipé pour Android est plutôt bonne pour prendre contact avec une communauté qui ne cesse de croître, et développer des fonctionnalités au fur et à mesure.

Certaines options ne sont ainsi pas (encore ?) disponibles : Facebook Live, timelapse, retardateur, mise au point manuelle… DxO se fait pardonner en intégrant des accessoires: caisson étanche, câble de chargement compatible et Photo Lab. Cela représente donc un beau cadeau, de presque la moitié du prix du pack.

Autonomie

La batterie de 750mAh conviendra dans la plupart des cas, mais est insuffisante pour une journée de photos. Le mode vidéo est extrêmement gourmand en batterie, et vous serez dans le meilleur des cas limité à moins d’une heure d’enregistrement vidéo.

Conclusion

Deux cas sont finalement à prendre en compte : le mode connecté et le mode autonome.

En mode connecté, la DxO est un accessoire de smartphone limité. Si vous avez un flagship type Galaxy S8, passez votre chemin : la plus-value ne justifiera pas l’investissement. Si vous avez un appareil d’entrée de gamme avec des performances photo limitées, la DxO One vous permettra de prendre de superbes photo. Pour un budget inférieur à un flagship, il est d’ailleurs avisé de prendre un smartphone moyen de gamme (en USB-C) associé à une DxO One.

En mode autonome avec les paramètres adéquats, il devient un appareil photo miniature de référence. Le mode autonome fera même oublier à beaucoup les contraintes de transporter un Reflex en vacances, en famille ou en soirées. L’appareil photo est parfait pour les parents qui veulent avoir de belles photos de leurs enfants ou les voyageurs qui ne peuvent pas transporter tout leur matériel photo.

On recommandera tout de même à DxO de pousser leur encore leur concept ultra-miniature et de travailler sur un paramétrage le plus automatique possible pour permettre à tous de faire des photos de qualité professionnelle.
La note Clubic
Design
Photo
Vidéo
Autonomie
Rapport qualité/prix
Les plus
  • Le mode autonome
  • La qualité des photos RAW traitées avec Connect ou Photo Lab
  • Le programme Early Access
  • Les accessoires offerts
Les moins
  • Certaines fonctionnalités manquent cruellement
  • Le prix
  • Le mode Wi-Fi
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