Wolfenstein II The New Colossus : une suite jouissive à The New Order

La note Clubic
Les plus
  • Le feeling global, très nerveux
  • La narration au top
  • Tour à tour tragique, drôle, violent, irrévérencieux, émouvant...
  • Une durée de vie honorable, et un vrai potentiel de rejouabilité
  • Quelques séquences déjà cultes
  • Une VF au top !
Les moins
  • Des niveaux inutilement grands parfois, et une map pas claire du tout
  • Quelques gunfights abusivement difficiles
  • Quelques longueurs, notamment dans le Marteau d'Eva
La licence Wolfenstein est de retour cette année, avec ce The New Colossus absolument jouissif de bout en bout.

On ne va pas vous faire l'affront de vous présenter la saga Wolfenstein, initiée en 1992, qui a largement participé à la démocratisation du genre FPS, au même titre que Doom ou Duke Nukem. En 2017, la saga a droit à une nouvelle adaptation moderne, après un The New Order assez génial en 2014, sous l'égide de Machine Games. On retrouve la même équipe aux commandes de ce The New Colossus, pour un résultat toujours aussi violent, jouissif et barré.

The New Colossus : la suite de The New Order


D'un point de vue narratif, il faut savoir que ce Wolfenstein 2 : The New Colossus démarre exactement là où The New Order s'était achevé. On retrouve William B.J. Blazkowicz en très mauvaise posture, sauvé in extremis par son équipe, toujours dans la ligne de mire de cette chère Frau Engel. Pas de panique, si vous avez oublié l'aventure précédente ou si vous n'avez tout simplement jamais touché à The New Order, le jeu vous propose un petit résumé particulièrement bienvenu. So klug !

Rapidement, ce The New Colossus donne le ton de l'aventure, avec un prologue absolument époustouflant, sans oublier ce petit côté uchronique toujours aussi barré, ces dialogues savoureux (mais vraiment), ces scènes chocs, cette nervosité palpable... La bonne nouvelle, c'est que malgré son côté "FPS bourrin", cet opus de la saga Wolfenstein se pare également d'une vraie trame scénaristique, renforcée à grands coups de cutscenes et de flashbacks, avec une écriture nettement plus profonde que ce que l'on pourrait croire.

En dehors des phases d'action pures et dures, cet opus nous permet également de gambader librement à bord du Marteau d'Eva, qui servira de QG à toute la fine équipe de Blazko le Barjo. On y retrouve de nombreux défis annexes, mais aussi pas mal d'interactions avec les PNJ, dont quelques moments optionnels qu'il serait dommage de louper. Le jeu nous place en 1961, au coeur d'une Amérique en proie au règne nazi, et nous invite à un pur road trip pour rejoindre différents lieux on ne peut plus mythiques, mais évidemment revisités à la sauce Wolfenstein.

Wolfenstein II : pas de multijoueur, mais une gifle graphique


Esthétiquement, Wolfenstein : The New Colossus est une gifle assez monumentale infligée à nos rétines. L'ensemble est très agréable visuellement parlant, et certains décors sont d'une beauté assez renversante, mais c'est évidemment la nervosité, l'intensité, la fluidité de l'ensemble qui est à souligner ici. A cela s'ajoute des gunfights d'une puissance folle, et quelques moments de bravoure intense, sans compter les généraux nazis qu'il conviendra d'exterminer en silence pour éviter d'alerter les renforts, ce qui ajoute forcément un peu de douceur dans ce monde de brutes. On regrettera simplement quelques lieux un peu trop ouverts, sans forcément que cela ait un réel intérêt, si ce n'est se perdre bêtement à cause d'une interface pas claire du tout.

Le jeu propose également quelques petites subtilités plutôt bienvenues en fonction des choix du joueur, et force est d'admettre qu'il est très difficile de lâcher la manette une fois l'aventure démarrée. Au total, connaître le fin mot de l'histoire nécessitera environ 10 à 12 heures de jeu en mode Normal, avec quelques passages particulièrement retors. Dommage toutefois que certains combats s'avèrent très longs, sans forcément de raison, si ce n'est frustrer un peu le joueur à force de multiplier les game over... A noter pour conclure que le jeu ne propose pas la moindre option multijoueur, une absence parfaitement assumée par les développeurs pour leur permettre de concentrer leurs efforts, et proposer un shooter narratif immersif et parfaitement peaufiné. Autant dire que le contrat est parfaitement rempli.

Le "verdikt" de Clubic sur Wolfenstein 2

Ceux qui ont eu la bonne idée de jouer à l'épisode précédent retrouveront avec ce Wolfenstein : The New Colossus une suite dans le même ton, toujours aussi intense et barré, avec en prime ici une narration encore plus poussée et de très nets efforts d'écriture. Certes, tout n'est pas parfait, avec notamment certains niveaux "open world" inutiles, quelques longueurs à bord du Marteau d'Eva ou encore quelques gunfights inutilement longs, mais le feeling général est exceptionnel, tout comme l'écriture et la narration, sans oublier quelques surprises vraiment mémorables. Un FPS 100% solo, qui plonge le joueur dans une uchronie déjantée, au coeur d'une Amérique en proie à la folie nazie (mais pas que), et qui constitue finalement l'un des meilleurs FPS de cette année 2017, tout simplement.
La note Clubic
Les plus
  • Le feeling global, très nerveux
  • La narration au top
  • Tour à tour tragique, drôle, violent, irrévérencieux, émouvant...
  • Une durée de vie honorable, et un vrai potentiel de rejouabilité
  • Quelques séquences déjà cultes
  • Une VF au top !
Les moins
  • Des niveaux inutilement grands parfois, et une map pas claire du tout
  • Quelques gunfights abusivement difficiles
  • Quelques longueurs, notamment dans le Marteau d'Eva
Stéphane Ficca
Publié le 17 nov. 2017