La note Clubic
Les plus
  • Visuellement très réussi
  • Gameplay impeccable
  • Un côté exploration ultra-poussé
  • Une aventure intelligemment rythmée et pleine de surprises
  • L'intégration de Cappy
  • Un joueur récompensé en permanence
  • Les niveaux rétro
  • Les multiples clins d'oeils
Les moins
  • Quelques niveaux moins inspirés
  • Les Broodals, assez peu charismatiques
  • Un certain manque de challenge

On a testé Super Mario Odyssey sur Nintendo Switch, un opus très généreux

Il est enfin là ! Le nouveau Super Mario, sous-titré Odyssey, est disponible sur Nintendo Switch. Un opus d'une richesse assez hallucinante, qui ne devrait pas décevoir le moindre fan qui se respecte.

Après un Zelda : Breath of the Wild époustouflant en mars dernier, c'est l'incontournable Mario qui signe son grand retour en 2017, toujours sur Nintendo Switch, avec ce Super Mario Odyssey. Un opus qui demandera une nouvelle fois au joueur de venir déjouer les plans machiavéliques de l'infâme Bowser, plus élégant que jamais, qui a décidé d'épouser la princesse Peach et qui a kidnappé Tiara, la soeur de Cappy. Ce dernier va rapidement faire équipe avec Mario afin de retrouver au plus vite leurs êtres chères respectives, même s'il faut pour cela visiter de très nombreux lieux à bord de l'Odyssey, ce vaisseau flottant alimenté par des Lunes magiques.

Ce Super Mario Odyssey se veut un retour aux premiers opus 3D de la saga, de quoi faire la joie des nostalgiques de Super Mario 64, de l'opus Sunshine sur GameCube ou encore des épisodes Galaxy. Nintendo propose ici de voyager de monde en monde, avec un simili "open world" demandant au joueur d'explorer (comme jamais auparavant) les moindres recoins des lieux visités pour mettre la main sur des lunes, mais aussi des pièces, avec une monnaie commune, ainsi que des pièces propres à chaque niveau. Avec la monnaie, on pourra revenir la vie après une chute malheureuse par exemple, mais aussi acheter des éléments dans les boutiques du coin. Bien souvent, il s'agira de personnaliser ce bon vieux Mario ou d'acquérir des éléments pour décorer l'Odyssée, mais pas que !

Exploration, moustache et Chapimorphose

Un épisode qui fait donc la part belle à l'exploration, la vraie, avec en prime une nouveauté de taille apportée par Cappy, l'autre personnage central de l'aventure. Vissé sur la tête de ce bon vieux Mario, Cappy va permettre à l'italien moustachu de lancer sa casquette pour détruire des blocs, se défaire de certains ennemis, mais également prendre possession de divers éléments/ennemis. Une Chapimorphose qui constitue bien sûr un élément clé de cette odyssée, et qui se fond à merveille dans la mécanique de gameplay inhérente à un Super Mario 3D. En prenant possession de ses ennemis, Mario dispose de nouvelles capacités, permettant tantôt d'atteindre une plateforme, tantôt de déverrouiller un accès, tantôt d'obtenir cette lune pourtant inaccessible de prime abord... Les transformations sont nombreuses et vraiment très (très) réussies pour la plupart, avec quelques idées de génie, preuve que Nintendo n'a rien perdu de sa créativité, loin de là.

On l'a dit, ce Super Mario Odyssey demande au joueur de collecter des Lunes, disséminées dans les niveaux. A ce sujet, préparez-vous à collecter des tonnes et des tonnes de bonus, chaque niveau recelant plusieurs dizaines de Lunes à récupérer. Ainsi, il n'est pas rare de terminer un niveau avec une quinzaine de lunes en sa possession et la ferme impression d'avoir correctement fouillé les lieux, pour découvrir que le niveau compte pas moins de 70 lunes... A ce sujet, Super Mario Odyssey fourmille de cachettes, de secrets, de bonus, avec en prime une topographie des lieux qui est amenée à évoluer au fil de la progression. Il faudra ainsi songer à revenir dans un niveau terminé pour parfois découvrir de nouveaux personnages, de nouveaux lieux, voire même une météo totalement différente, ce qui donne bien sûr accès à de nouvelles cachettes jusqu'alors invisibles. Du grand art.

Côté gameplay, si l'arrivée de Cappy se fond de manière très naturelle dans la jouabilité, on retrouve cette touche Mario si caractéristique, avec une palette de mouvements toujours plus étoffée et une réactivité absolument exemplaire. S'il faudra savoir jouer du stick droit pour replacer correctement la caméra, contrairement à d'autres opus, cette dernière s'avère très efficace avec très peu de défauts à relever. Les Chapimorphoses permettent de renouveler de manière très régulière le gameplay, si bien que l'on a très rarement l'impression d'effectuer deux fois la même action. A chaque niveau, Nintendo parvient à proposer toujours un petit quelque chose en plus, au niveau du level design, du gameplay, de la manière d'appréhender certains passages, si bien que l'on a constamment envie de progresser. A noter qu'il est possible de jouer à la manette Pro, ou via les joy-con accrochés à la Switch, et même avec les joy-con détachés, pour profiter alors de quelques mouvements accessibles via le motion gaming.

Un opus toujours plus "Mammia Mia" !

A l'écran, le résultat est très flatteur, avec des graphismes réussis, même si certains niveau s'avèrent un peu moins inspirés, tant dans leur construction qu'au niveau de l'affichage. Parmi eux, le niveau de New Donk City fera clairement débat, Mario étant plongé dans un New-York "réaliste" mais pas forcément agréable à l'oeil, la faute à quelques textures limites et un aliasing assez tenace, sans compter ce paradoxe Mario/réalité qui déroute. Les plus tatillons pesteront également un peu face à un effet de transparence un peu étonnant, ou même quelques éléments qui s'affichent un peu tardivement. On pourra également se questionner face au look des lapins barrés répondant au nom de Broodals, les nouveaux acolytes de Bowser, qui viendront régulièrement barrer la route de ce courageux Mario.

Impossible de ne pas apprécier la palette de couleurs, le level design, l'ingéniosité des niveaux et plus globalementune ambiance absolument délicieuse qui se dégage du jeu. Evidemment, Super Mario Odyssey est jouable sur la Smart TV du salon comme sur l'écran de la Switch, avec, une fois n'est pas coutume, un rendu assez nettement supérieur sur grand écran. Au-delà de la résolution plus importante, les couleurs y sont plus vives et l'aliasing nettement moins visible. Pour les fans de Mario, Nintendo a également intégré un mode Photo très simple d'accès, qui permet en prime de réaliser des clichés assez magnifiques, histoire d'immortaliser ses plus belles escapades.

Globalement, Super Mario Odyssey est un jeu qui transpire la volonté de (très) bien faire du côté de chez Nintendo, avec une surenchère de bonnes idées et de trouvailles, comme c'était déjà le cas pour Breath of the Wild sur la même console. Si la trame principale peut se terminer en une dizaine d'heures environ, cela permettra de récupérer éventuellement 25% (à peine) de tout ce que le titre a à offrir. Comme dit précédemment, il est primordial de revenir dans les niveaux déjà visités, pour parfois découvrir un tout nouvel environnement de jeu. Certes, obtenir certaines lunes s'avèrera moins gratifiant qu'obtenir certaines étoiles dans les Super Mario d'antan, mais ce Super Mario sur Nintendo Switch parvient ainsi à proposer un système de jeu sympa avec de très nombreuses récompenses à récolter. A cela s'ajoutent de très nombreux clins d'oeil, ainsi que de nombreux passages au look rétro, faisant référence à l'ère Nintendo NES, mais qui se fondent à merveille dans l'univers 3D.

Le verdict "Youhouuu" de Clubic

Avec Super Mario Odyssey, Nintendo propose une aventure plus généreuse que jamais, avec une dimension exploration inédite pour la saga. A cela s'ajoute ce gameplay toujours aussi léché, auquel viennent se greffer avec brio Cappy et le système de Chapimorphose. On pourra tiquer sur un petit manque de challenge, un New Donk City discutable, des Broodals peu charismatiques et un certains trop plein de lunes à collecter, mais cela n'empêche pas Super Mario Odyssey d'être un jeu de plateformes sensationnel, bourré d'ingéniosité, de trouvailles et de clin d'oeil, avec un niveau de finition phénoménal.

Une sacrée leçon de jeu vidéo, incontestablement, que ce soit en terme de créativité, de plaisir de jeu, de surprises, de level design, de fluidité, d'émotions, de gameplay, pour un jeu qui fait du bien, tout simplement.
La note Clubic
Les plus
  • Visuellement très réussi
  • Gameplay impeccable
  • Un côté exploration ultra-poussé
  • Une aventure intelligemment rythmée et pleine de surprises
  • L'intégration de Cappy
  • Un joueur récompensé en permanence
  • Les niveaux rétro
  • Les multiples clins d'oeils
Les moins
  • Quelques niveaux moins inspirés
  • Les Broodals, assez peu charismatiques
  • Un certain manque de challenge
Stéphane Ficca
Publié le 2 nov. 2017