La note Clubic
Les plus
  • Une sacrée puissance contenue dans un boitier très compact
  • De la vraie 4K (sur certains jeux) à 60 fps (sur certains jeux)
  • Des améliorations visibles aussi sur un écran Full HD
  • Lecteur Blu-Ray 4K
  • Fonctionnement assez silencieux globalement
  • Une vraie démonstration de technologie et de design... soit l'exact opposé de la Xbox One première génération
Les moins
  • Un disque dur de 1 To, avec " seulement " 780 Go réellement exploitables
  • Le manque de clarté au niveau des patchs " Xbox One X Enhanced "
  • Certains jeux qui dépassent allègrement les 100 Go
  • Encore et toujours des accros dans l'interface...

Xbox One X : une vraie console de jeu 4K

Pensée pour la 4K, la Xbox One X de Microsoft est la console la plus puissante du monde, assurément. Mais est-elle indispensable pour autant ?

En fin d'année dernière, Sony lançait sa PS4 Pro, un modèle plus puissant que la PS4 classique, permettant de profiter de jeux "optimisés" pour une expérience plus poussée. Cette année, c'est au tour de Microsoft de lancer en boutiques sa Xbox One X, la nouvelle (et troisième) version de sa Xbox One. Cette console, dont on a longtemps cru qu'elle porterait le nom de Project Scorpio, est destinée à tous ceux qui veulent expérimenter le "vrai gaming 4K", mais aussi à ceux qui souhaitent simplement jouer dans les meilleures conditions possibles, y compris sur un écran Full HD.

Avec cette Xbox One X, on sent clairement que Microsoft a souhaité prendre son temps, analyser les erreurs du passé et rassembler les feedbacks des joueurs pour repenser totalement sa machine. Si la Xbox One X n'évolue pas forcément en terme de design pur avec un look très similaire à la Xbox One S, elle embarque néanmoins une architecture totalement revisitée, tout en restant compatible avec l'écosystème Xbox One. Pour Microsoft, la Xbox One a été créée avec l'objectif de proposer l'environnement idéal permettant aux développeurs de donner vie à leurs idées, et aux joueurs d'apprécier les meilleures versions de leurs jeux favoris.

Une (sur)puissance parfaitement maitrisée

Pour y parvenir, la Xbox One X embarque un processeur AMD Jaguar octocore cadencé à 2,3 Ghz, couplé à un GPU AMD Polaris à 6 Tflops, sans oublier pas moins de 12 Go de GDDR5 et 8 Go de mémoire Flash. Côté stockage, on bénéficie d'un disque dur 1 To, et d'un lecteur Blu-Ray UHD 4K contrairement à la PS4 Pro de Sony. Sur le papier, la Xbox One X a donc tout d'un petit monstre de technologie.

Malgré sa (sur)puissance, la Xbox One X impressionne par son design parfaitement pensé, avec un gabarit relativement compact, malgré la présence d'une imposante alimentation (intégrée) et d'un nouveau système de refroidissement. En mains, la petite dernière de Microsoft délivre une impression de finition assez exemplaire, avec un beau bébé qui affiche un poids de 3,8 kg sur la balance. La plus puissante des Xbox One donc, mais aussi la plus compacte et la plus lourde. Difficile de nier la démonstration à la fois technologique et de design de la part de Microsoft, qui propose ici une console assez exemplaire, après une Xbox One S déjà très réussie. A ce sujet, certains préféreront le blanc très classieux du modèle S, d'autres apprécieront en revanche le noir mat de cette version X, sonnant comme un retour aux origines de la Xbox. Question de goût donc.

Pas de mauvaise surprise côté connectique, puisque l'on retrouve un arrière (presque) 100% similaire à celui de la Xbox One S. Ceux qui passent d'une console à l'autre n'auront donc qu'à débrancher leur ancien modèle pour brancher cette nouvelle Xbox One X. Pratique !

Une fois reliée à une Smart TV, la console Microsoft affiche une toute nouvelle (et brève) séquence d'introduction 4K. Pour le reste, l'interface reste parfaitement identique à ce que l'on connait sur le reste de la gamme Xbox, avec la récente mise à jour du dashboard qui permet de profiter d'une interface nettement plus légère. Toutefois, malgré sa puissance et la nouvelle interface, la Xbox One X ne permet pas encore de profiter d'une navigation parfaitement fluide. L'ensemble reste très bon certes, mais on n'échappe pas à quelques petites accroches ça et là, que l'on observe très rapidement lorsque l'on configure sa nouvelle machine, en jonglant entre les différents paramètres.

En fonctionnement, la Xbox One X n'émet (presque) pas le moindre son. Idem lorsque l'on lance un jeu au format dématérialisé, si ce n'est un très léger souffle à l'arrière de la machine. A l'oreille, cela reste toutefois imperceptible, preuve une nouvelle fois de la démonstration technologique effectuée par Microsoft. Le bruit de la machine se fera toutefois un peu plus présent dès lors qu'un disque sera inséré dans le lecteur, que ce soit un Blu-Ray 4K ou un jeu. Là encore, le bruit reste très acceptable, pour peu que vous jouiez avec un minimum de son. Globalement, notre Xbox One X s'est montrée plus silencieuse que notre PS4 Pro, avec une machine dont le ventilo ne va pas s'emballer régulièrement durant plusieurs longues secondes, comme c'est le cas avec la console de Sony. Un très bon point pour Microsoft donc. Côté chauffe, même constat : l'ensemble est très acceptable, à condition bien sûr de ne pas enfermer la console dans un endroit trop étriqué. La console souffle (forcément) un air chaud à l'arrière, mais même après des dizaines d'heures de fonctionnement en continu, notre modèle n'a jamais montré le moindre signe de surchauffe.

Et à l'écran alors ??

Pour les besoins de notre test, la Xbox One X a été reliée à un écran Ultra HD 4K compatible HDR. Evidemment, la machine prend le soin de repérer rapidement le type d'écran auquel elle est reliée, et propose au joueur d'activer la configuration automatique de la sortie vidéo. De cette manière, on peut opter pour l'affichage 4K, et la console se charge d'activer automatiquement le HDR lorsque ce dernier est disponible, que ce soit sur un jeu ou un Blu-Ray 4K. Pour les yeux, le résultat est évidemment impeccable de netteté, et il suffit de se rapprocher à quelques centimètres de la dalle pour s'apercevoir qu'aucun pixel ne dépasse.
Evidemment, ce qui intéresse le plus les joueurs avec cette Xbox One X... ce sont les jeux ! Dans le cadre de notre test, quelques jeux-vidéo ont pu bénéficier de leur traitement 4K. C'est le cas notamment de Gears of War 4, mais aussi de Super Lucky's Tale, FIFA 18, Killer Instinct ou encore de Forza Motorsport 7. Chaque éditeur est libre d'employer la puissance de la console 4K à sa convenance. Ainsi, pour Gears of War 4, on peut choisir entre un mode Performances ou un mode Graphismes, pour privilégier la fluidité à la qualité (ou l'inverse), tandis que dans Forza Motorsport 7 ou Super Lucky's Tale, on profite d'un affichage optimisée réglé par les développeurs. Dans Shadow of War ou Rise of the Tomb Raider, les développeurs laissent là aussi la possibilité aux joueurs de régler la qualité du jeu à leur convenance. Un peu comme sur PC, la puissance de la Xbox One X permet ainsi de profiter d'expériences ajustables sur certains jeux, en fonction des préférences du joueur. Sympa.

Des jeux "Xbox One X Enhanced"

A l'écran, difficile de nier l'apport de la 4K, notamment lorsque cette dernière est délivrée de manière native, et non pas via un procédé de type upscaling ou checkerboard. C'est le cas notamment de Forza Motorsport 7, qui bénéficie de tous les bienfaits de la 4K native. Exit ce petit aliasing persistant, et place à une section visuelle absolument impeccable de netteté. A cela s'ajoutent de vraies textures 4K (à télécharger), ainsi qu'une myriade de petites modifications et autres optimisations que l'on découvre au fur et à mesure de ses tours de piste.

Mises côte à côte, les deux versions du jeu sont incontestablement différentes à l'oeil, mais c'est aussi la présence de ces nombreuses améliorations en terme d'éclairage, d'effets au sol, de jeux de lumière etc, etc... qui, misent bout à bout, donnent un très net avantage à la version Xbox One X. A noter que malgré sa "surpuissance", la Xbox One X reste évidemment compatible avec les jeux Xbox 360, ainsi que les jeux Xbox, avec en prime quelques belles améliorations en fonction des titres, à l'image de Halo 3 pour ne citer que lui.

Des patchs 4K pas très clairs

Un constat qui vaut bien sûr pour la majorité des jeux testés sur notre Xbox One X, qui ont bénéficié de leur patch d'optimisation. En effet, ces mises à jour dédiées arriveront progressivement au fil des semaines, même si pas mal de titres seront concernés assez rapidement, grâce à leur homologue PS4 Pro parfois, mais aussi aux déclinaisons PC. A ce sujet, si on bénéficie dans le dashboard d'une section "Jeux Optimisés pour Xbox One X", il n'est pas encore suffisamment simple (pour nous) de visualiser clairement quel jeu a réellement bénéficié de son patch d'optimisation. Par exemple, si Forza Motorsport 7 est concerné (le jeu affichant clairement la mention "Xbox One X Enhanced" au lancement), ce dernier n'apparait pourtant pas (durant notre test du moins) dans la section dédiée. Il serait judicieux de la part de Microsoft d'afficher plus clairement à l'écran lorsqu'un jeu a été patché pour la Xbox One X, en plaçant par exemple un petit logo supplémentaire sur la miniature du jeu. De cette manière, le joueur pourrait immédiatement savoir si la mise à jour à été téléchargée et installée.

A ce sujet, il est important de souligner l'importance de disposer d'une connexion réseau digne de ce nom si vous souhaitez vous lancer dans l'aventure Xbox One X. En effet, les patchs d'optimisation sont proposés sous forme de mise à jour, avec bien souvent une quantité assez astronomique de données à télécharger. A titre d'exemple, il faudra télécharger près de 100 Go de données pour récupérer Forza Motorsport 7 sur sa Xbox One X en version "Enhanced", et même 115 Go pour Gears of War 4, sans parler du cas Quantum Break... A noter également que si la Xbox One X propose un disque dur de 1 To, en sortie de boite, la bête ne propose finalement que 780 Go réellement exploitables par le joueur. A raison de 70/100 Go par jeu, la saturation du disque risque d'être assez rapide. Heureusement, on peut opter pour un disque dur externe, mais cela mérite toutefois d'être souligné.

La Xbox One X, inutile sur une TV Full HD ?

Heureusement non ! Malgré son côté "true gaming 4K", la Xbox One X n'est pas destinée à être impérativement reliée à une Smart TV UHD. En effet, si cette dernière délivre son plein potentiel sur ce type d'écran, la console peut tout à fait être raccordée à une Smart TV Full HD, et permettre au joueur de profiter d'une expérience optimisée. La console étant plus puissante, elle permettra d'afficher de nombreuses améliorations à l'écran, avec par exemple des textures rehaussées, une meilleure animation globale, des temps de chargements réduits... Dans le cas de Gears of War 4, on peut par exemple profiter du mode "Full HD/60 fps", qui offre une expérience enrichie, visuellement parlant, par rapport au même jeu tournant sur Xbox One S.

Toutefois, même si les améliorations apportées par la Xbox One X sont clairement visibles sur une Smart TV Full HD, le joueur pourra fort logiquement se questionner sur l'intérêt de craquer pour cette version X plutôt que pour la version S. Certes, la différence est incontestable en termes de graphismes et de confort de jeu (toujours en fonction des titres bien sûr), mais nettement moins que sur un écran 4K HDR, et c'est tout simplement la question du prix qui pourra alors faire basculer le choix vers la Xbox One S. Au joueur de déterminer s'il souhaite débourser 499 euros pour la Xbox One X, et profiter de versions un peu plus abouties sur sa TV Full HD, ou bien débourser "seulement" 249 euros pour une Xbox One S, qui lui apportera une expérience très appréciable malgré tout.

Plus qu'une console de jeux

Côté multimédia, à l'instar de la PS4 Pro, la Xbox One X permet bien sûr de profiter de nombreuses applications, avec un lecteur Média à télécharger sur Xbox Live, mais aussi les applications indispensables que sont Netflix, Plex, Spotify, Youtube... Une Xbox One X qui permet de délivrer une image 4K, mais aussi un son de qualité, avec la compatibilité Dolby Atmos et DTS:X. L'autre très bonne nouvelle, c'est la présence d'un lecteur Blu-Ray 4K, qui permet donc de visionner ces disques spécialement taillés pour en mettre plein la vue sur un écran compatible. A ce niveau, la Xbox One X prend clairement l'ascendant sur la PS4 Pro, dont l'absence d'un tel lecteur reste un mystère pour de nombreux utilisateurs...

Mieux encore, le lecteur embarqué par la Xbox One X (comme celui de la One S) s'avère très réussi, et permet de profiter d'une expérience visuelle et sonore assez remarquable. Il suffit par exemple de lancer le récent Planet Earth II au format Blu-Ray 4K pour apprécier un rendu visuel absolument bluffant de réalisme, avec un niveau de détail extraordinaire et une gestion du HDR qui permet de profiter d'images à la fois naturelles et diablement précises.

Le verdict en "vraie 4K HDR" de Clubic

D'un point de vue strictement matériel, Microsoft réalise un sans faute avec sa Xbox One X. La console a été très intelligemment (re)pensée, avec une puissance phénoménale intégrée dans un boitier à la fois compact et plutôt silencieux dans l'ensemble. En pratique, la bête fait rapidement la démonstration de sa puissance, pour peu bien sûr que l'on dispose d'un ou plusieurs jeux "Enhanced" et d'une TV 4K HDR. Les détenteurs d'une TV Full HD ne sont pas oubliés, avec des jeux qui bénéficient là aussi de la puissance de la machine. On apprécie également la présence d'un lecteur Blu-Ray 4K, un réel argument de vente supplémentaire pour la machine.

En revanche, on tiquera un peu plus sur la capacité du disque dur (seulement 780 Go exploitables) qui s'avère ici très limite pour accueillir les mises à jour des différents titres. De même, on aimerait que Microsoft permette de repérer un peu plus clairement les jeux optimisés pour la console, pour différencier par exemple une mise à jour classique d'une mise à jour dédiée à la console de jeu-vidéo. A l'heure actuelle, le catalogue de jeux optimisés est assez restreint, mais ce dernier devrait rapidement gonfler au fil des semaines. Le mieux est également de disposer d'une connexion réseau solide pour télécharger les jeux/MAJ, ou à défaut, d'une certaine patience.

En définitive, cette Xbox One X (dont on pensait que le nom serait Xbox Scorpio) nous a globalement convaincus, avec un design et une architecture parfaitement maitrisés, et un vrai gap technique à l'écran. A défaut de proposer de gros titres exclusifs pour accompagner son lancement (ces derniers arriveront en 2018), la console 4K de Microsoft peut toutefois se targuer de constituer "la meilleure plateforme pour les jeux éditeurs tiers". Au fil des semaines/mois, il sera intéressant de visualiser la différence visuelle entre un même jeu third party AAA optimisé PS4 Pro et Xbox One X, afin de savoir si les développeurs vont tenter (ou non) de profiter de toute la puissance de la machine, en gardant à l'esprit que ces même jeux devront impérativement tourner aussi sur PS4 et Xbox One classiques. Reste à savoir maintenant si le joueur désireux de s'offrir une console mid-gen craquera pour la PS4 Pro de Sony, qui offre déjà de belles performances à l'écran, ou pour cette Xbox One X, indéniablement plus puissante sur le papier, mieux conçue et pensée pour la 4K, mais également 100 euros plus chère. Cela sans compter les jeux exclusifs à chaque machine bien sûr, un argument qui pèse toujours (très) lourd dans le choix d'une console de jeux-vidéo
La note Clubic
Les plus
  • Une sacrée puissance contenue dans un boitier très compact
  • De la vraie 4K (sur certains jeux) à 60 fps (sur certains jeux)
  • Des améliorations visibles aussi sur un écran Full HD
  • Lecteur Blu-Ray 4K
  • Fonctionnement assez silencieux globalement
  • Une vraie démonstration de technologie et de design... soit l'exact opposé de la Xbox One première génération
Les moins
  • Un disque dur de 1 To, avec " seulement " 780 Go réellement exploitables
  • Le manque de clarté au niveau des patchs " Xbox One X Enhanced "
  • Certains jeux qui dépassent allègrement les 100 Go
  • Encore et toujours des accros dans l'interface...
Stéphane Ficca
Publié le 6 nov. 2017