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Apple iPhone 6s 32Go - Gris sidéral



Apple iPhone 6s 32Go - Gris sidéral

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Caractéristiques produit

Marque Apple
Type d'appareil smartphone
Modèle iPhone 6s
Système d'exploitation iOS
Taille de l'écran 4,7 pouces
Mémoire interne 32 Go
Bluetooth Bluetooth 4.2
WiFi avec WiFi
GPS avec GPS
Capteur photo avec APN 12 Mpixels
Autres caractéristiques 4G LTE

Guides d'achat


Comment choisir



L’iPhone 6s arrive avec une précision métronomique : un an après le « tic » des iPhone 6 et 6 Plus, voici le toc. Même design, comme tous les << S >>, mais un certain nombre de nouveautés à l’intérieur, avec en première ligne le nouvel écran 3D Touch, qui utilise les mêmes technologies de sensibilité à la pression que l’Apple Watch et le trackpad des derniers MacBook. Apple a évidemment revu la fiche technique avec un nouveau processeur A9 et, enfin, avec une hausse de la résolution du capteur photo. Est-ce que ça suffit pour << tout changer >> comme le prétend la firme de Cupertino ? Peut-être pas. Mais la dernière évolution, plutôt côté << changement dans la continuité >>, a toujours de quoi séduire, malgré un prix toujours plus élevé.

Design et ergonomie : une seule chose a changé, le rose (et le poids) !


C’était couru d’avance, même si certaines rumeurs parlaient d’une coque plus épaisse, l’iPhone 6s, comme tous les S, reprend exactement le design de l’iPhone 6. On retrouve donc un châssis dont les bords arrondis rappellent le premier iPhone, et pas seulement en bien, car si l’aluminium Série 7 000 utilisé pour le dos semble légèrement moins glissant que celui de l’iPhone 6, on conserve un côté << savonnette >> un peu inquiétant.
En revanche, si les écarts de dimensions se mesurent en dixièmes de millimètres, il suffit de le prendre en main pour s’apercevoir qu’il est sensiblement plus lourd : de 126 g pour l’iPhone 6, on passe à 142 g pour le 6s. Certains tests de Youtubeurs courageux (ou désespérés) semblent montrer qu’il est moins sensible aux torsions que son prédécesseur. On ne vous cachera pas qu’on a suffisamment besoin de notre modèle pour ne pas le torturer dans ce sens.
Il y a quand même une nouveauté visible : la couleur ! Après l’or des iPhone 5S et 6, l’iPhone 6s se décline également en << or rose ». Ou plus exactement en rose : on a beau chercher, on ne trouve rien de doré à cette couleur. C’est du rose, comme les iPod nano ou mini en leur temps. Et à vrai dire, quitte à proposer des modèles colorés, on aimerait aussi pouvoir acheter un iPhone 6s dans les tons des derniers iPod Touch.
Aucune différence, donc, pour le reste : on garde les bandes plastiques, grises ou blanches selon le modèle, au dos, et l’appareil photo qui dépasse légèrement de la coque, empêchant une stabilité parfaite de l’appareil lorsqu’il est posé, et ça reste un peu disgracieux !
Pas de changement non plus sur l’espace occupé par l’écran 4,7 pouces. Apple reste très conservateur sur ce point, par rapport à Motorola, LG ou Samsung, gardant pratiquement les mêmes dimensions des bordures depuis le premier iPhone. Ils ont réussi à rogner un peu sur l’iPad : franchement, on pense qu’il y a un peu de marge, soit pour réduire la taille des bordures supérieures sur la même taille d’écran, soit pour loger une dalle un peu plus grande dans le même espace.

Composants : A9, 3D Touch et Taptic Engine

Pas de surprise à l’extérieur, mais comme tout iPhone S qui se respecte, c’est à l’intérieur que les changements les plus radicaux sont apportés. Enfin, << radicaux >>, on s’entend : la plupart des nouveautés apportées sont des améliorations de l’existant. Le nouvel iPhone embarque naturellement une nouvelle puce d’Apple : le A9 ! Au programme du nouveau SoC << designed by Apple in California >>, des améliorations de performances (selon Apple : 70 % pour le CPU et 90 % pour le GPU), mais surtout une réduction de la taille de gravure en 14 nm, et l’intégration du co-processeur M9, là où sur ses prédécesseurs, ils étaient séparés.
Le nouveau M9 est désormais capable de mesurer le rythme de marche ou de course, et permet à Siri de rester à l’écoute, écran éteint et iPhone débranché. C’est une des nouveautés de iOS 9, mais sur les autres iPhone, elle nécessite que celui-ci soit connecté à son chargeur, ce qui limite fortement son intérêt.
L’écran n’a pas franchement bougé depuis l’iPhone 6 : il conserve la même définition de 1 366 x 750 pixels. C’est moins que le Full HD (au minimum) qu’on trouve sur les haut de gamme des concurrents, mais rapporté à la taille de l’écran qui demeure en dessous des 5 pouces, le QHD n’apporterait vraiment rien. Le problème est peut-être qu’Apple ne propose rien entre l’écran 4,7 pouces du 6s, et la dalle 5,5 pouces du 6s Plus. Par rapport à un format intermédiaire de 5,1 ou 5,2 pouces comme on en trouve sur les Galaxy S6, Moto X 2014 ou Huawei P8, on perd sans doute un peu en confort.
Quoi qu’il en soit, la dalle brille toujours par sa justesse, avec un petit gain en contraste. Sans être au niveau du OnePlus 2 qui excelle vraiment en la matière (pour un LCD), elle affiche des noirs assez profonds.
La nouveauté principale de l’écran se trouve en dessous de la dalle avec l’arrivée de 3D Touch, qui applique à l’iPhone le Force Touch déjà présent sur l’Apple Watch ou les trackpad des derniers MacBook. Pourquoi un nom marketing différent ? Sans doute pour marquer le coup et insister sur les implications plus profondes sur l’interface : l’iPhone 6s est le premier produit d’Apple à utiliser la technologie de manière aussi approfondie dans l’interface même.
Sous le capot, en revanche, c’est la même technologie. L’écran LCD détecte la pression du doigt, et le rétroéclairage intègre des capteurs capacitifs qui travaillent en tandem avec les données de l’accéléromètre. En clair : l’écran est capable de réagir à différents niveaux de pression et effectuer différentes actions.
Comme les précédents produits intégrant Force Touch, la technologie est accompagnée du Taptic Engine, le moteur de retour haptique d’Apple, qui a déjà fait ses preuves pour simuler le clic du trackpad du MacBook ou les légers tapotis au poignet de l’Apple Watch. Outre les retours haptiques de 3D Touch, le Taptic Engine est également utilisé comme moteur de vibration principal.
Dans les améliorations à noter, la mémoire vive passe enfin à 2 Go, même si Apple ne l’a jamais mentionné, et le modem est désormais compatible LTE Advanced, ce qui permet d'atteindre des débits théoriques de 300 Mbps, si votre opérateur prend en charge la norme. On note des progrès côté Wi-Fi, avec un débit maximal de 866 Mbps. Le capteur TouchID voit enfin ses performances revues à la hausse pour permettre une reconnaissance plus rapide de l'empreinte.
Les options de stockage interne, elles, n’ont pas bougé, et c’est un vrai problème. Alors que la conversion euro dollar a encore fait gonfler le prix de départ à 749 euros, proposer un smartphone qui se veut haut de gamme avec 16 Go de stockage interne, est tout simplement inacceptable. On a beau justifier la chose par le recours de plus en plus important au cloud, la taille grandissante des photos et vidéos, les performances qui permettent des jeux toujours plus complexes, et plus lourds, viennent systématiquement contredire ce choix. Autant dire que l’iPhone 6s commence à 859 euros en version 64 Go.
Pas de changement non plus sur la batterie, ou plutôt si : elle est un peu plus petite. Pas de panique cela dit : l'amélioration de la finesse de gravure et l’intégration du co-processeur compense une éventuelle baisse de l’autonomie. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’augmente pas non plus, Apple n’ayant jamais vraiment fait d’effort pour améliorer l’endurance de l’iPhone. C’est devenu tellement évident qu’on se demande encore si c’est décevant.

3D Touch se cherche une profondeur

Jusqu’à maintenant, on a eu droit à 2 implémentations de ce qu’Apple appelait alors Force Touch. Sur l’Apple Watch, c’était, vu la taille réduite de l’écran, le seul moyen d’afficher un menu contextuel dans une application. Sur OS X, avec le trackpad Force Touch, Apple avait essentiellement utilisé la pression pour afficher des aperçus des contenus derrière les liens (cartes, pages web…) ou pour régler la lecture vidéo à plusieurs niveaux de vitesse.
3D Touch, c’est un peu un concentré des deux, avec également quelques usages intéressants bien qu’encore peu poussés. Sur l’écran d’accueil, une pression sur une icône va afficher un menu contextuel permettant d’exécuter des actions spécifiques à l’app… Ou pas. Et c’est le petit jeu auquel on va se livrer ces prochaines semaines.
Si le geste devient vite naturel, aidé par une représentation visuelle précise de la pression (l’écran devient de plus en plus flou autour de l’icône) et d’un retour haptique à la validation de celle-ci), on peut tout aussi bien appuyer en vain, et avoir pour seule réponse une petite secousse rappelant celle des indications de direction sur l’Apple Watch.
Et comme il n’existe aucun moyen de savoir à l’avance quelles applications le prennent en charge, c’est au petit bonheur la chance, et il arrive qu’on soit déçu : pourquoi pas de raccourcis vers les principaux sous menus des Préférences ? Pourquoi pas de menu contextuel depuis le centre de contrôle, au hasard pour sélectionner un réseau Wi-Fi sans passer par les paramètres ? Il est encore tôt pour s’étonner de l’absence de prise en charge dans les apps tierces : seul Instagram semble avoir pris le pli dans toutes celles qu’on a installées.

Peek et Pop sont sur un bateau


Des menus contextuels, c’est sympa mais pas franchement nouveau. Les autres interactions de 3D Touch sont plus intéressantes, notamment celles liées au concept de Peek et Pop (traduit par Détail et Fenêtre chez nous). Derrière ces noms évoquant dans la rédaction une marque de céréales ou un duo de clowns, se cache un système d’aperçu assez bien fait, et présent dans de nombreuses apps : Safari, Mail, Plans, Photos… L’idée est de gérer 2 niveaux de pression sur un contenu (lien, mail, photo…). Le premier affiche un aperçu du contenu dans une fenêtre tant que le doigt appuie sur l’écran. De là, vous pouvez presser encore plus fort pour ouvrir le lien, la photo ou le courrier. C’est plutôt bien fait, et le retour haptique contribue ici encore plus à donner l’impression d’interagir physiquement avec l’écran, plus seulement en surface mais en profondeur.
Au niveau Peek, on peut également effectuer des actions sur l’élément sans l’ouvrir : généralement, un glisser vers le haut permet d’accéder à un menu contextuel. Dans Mail, on peut également le balayer à gauche ou à droite pour le marquer comme lu ou le supprimer.
La question est de savoir qui va vraiment utiliser ces raccourcis, certes sympathiques, mais pas forcément faciles à découvrir pour l’utilisateur lambda. Et la réponse semble justement être : les power users, qui seront ravis de disposer d’un niveau supplémentaire d’interaction.
D’autres intégrations sont présentes dans Notes (niveaux de pression pour les crayons), l’appareil photo avec une visionneuse rapide des dernières photos sans quitter l’app, et dans le clavier virtuel, où 3D Touch active le « trackpad » permettant de déplacer rapidement le curseur de sélection dans du texte.
Cette fonctionnalité de iOS 9 était réservée à l’iPad, et on sait maintenant pourquoi : il faut un iPhone 6s pour en profiter. La moins réussie concerne les applications récentes. Sur le papier ça avait l’air sympa : faire défiler les apps ouvertes avec le doigt depuis le bord gauche façon Windows 8, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’interface a changé dans iOS 9. En pratique, le geste semble entrer en conflit avec les apps intégrant déjà des gestes depuis le bord de l’écran (exemple typique : les apps Google et leur menu latéral). Si votre iPhone est rangé dans une coque, ça peut aussi compliquer la chose.
Toutes ces nouvelles interactions sont fort sympathiques, mais sont-elles indispensables ? En fait, à l’heure actuelle, ce sont l’équivalent des fonctionnalités S-Pen d’un Galaxy Note : chacun y trouvera au moins une qu’il utilisera, mais il semble que les usages vraiment novateurs de 3D Touch ne sont pas encore là. Les jeux, les apps musicales, les apps pour enfants sont d’autant de domaines d’où de vraies innovations pourraient venir. Mais pour que 3D Touch devienne incontournable, il faudra sans doute attendre qu’il soit propagé au-delà de l’iPhone 6s/6s Plus.

TouchID : contact instantané


Le capteur TouchID bénéficie d’une refonte, et ses améliorations de performances sont assez stupéfiantes en pratique, si bien qu’il y a de quoi dérouter les utilisateurs habitués à réveiller l’écran avec le bouton Home plutôt que le bouton de verrouillage : une simple pression suffit à déverrouiller instantanément le téléphone !
Que peut-on dire d’autre sur une expérience utilisateur qui n’a pas bougé en un an ? Apple, malgré quelques récents ratés en la matière (oui, toi, l’iMac 5K) sait encore soigner l’intégration et l’optimisation soft/hard au millimètre et cet iPhone 6s ne nous a tout simplement jamais fait défaut : sa fluidité et sa réactivité sont proches de la perfection.
iOS 9, hormis les nouveautés spécifiques à l’iPhone 6s, n’apporte néanmoins pas grand-chose de neuf, et si certains points ont été améliorés (la gestion des minuscules !), on peut se permettre de pester contre l’inclusion d’apps pas toujours utiles au plus grand nombre et dont on souhaiterait pouvoir se débarrasser : Podcasts, Mes Amis, Bourse, Game Center, iBooks… Apple ferait bien de s’inspirer de Google qui a rendu une bonne partie des siennes optionnelles.

Photo et vidéo


Comme sur le reste, année en << S >> oblige, Apple a surtout procédé à des améliorations. Bonne nouvelle tout de même : les iPhone 6s et 6s Plus voient enfin les définitions de leurs capteurs s'accroître, à l'avant comme à l'arrière. En effet, les compteurs étaient restés bloqués à 8 mégapixels au dos depuis l'iPhone 4s et 1,2 en façade depuis l'iPhone 5. Nous voilà donc avec 12 mégapixels sur l'appareil photo principal (soit un gain de 50 %) et 5 mégapixels pour la << caméra FaceTime HD >> (un gain de 316 % !). C'est surtout cette dernière évolution qui est significative, à une époque où la pratique du selfie bat son plein. Parce que les 8 mégapixels de l'appareil principal suffisaient bien dans l'absolu, en photo. Mais pas pour proposer le nouveau mode vidéo en UHD. Eh oui, la << 4K >>, c'est du 3 840 x 2 160 pixels en 16/9 (8,3 mégapixels) alors que le capteur de l'iPhone 6 totalisait 3 264 x 2 448 pixels. Comme Apple souhaite rester sur un ratio de 4/3, il faut donc un capteur plus pixelisé, dans lequel on recadre la bonne définition 16/9.
Les nouveaux iPhone intègrent donc un CMOS rétro-exposé de 12 mégapixels, à priori toujours de fabrication Sony. Puisque la superficie du capteur ne change pas (type 1/3 pouce, soit 4,8 x 3,6 mm environ), ce sont donc les photodiodes qui rétrécissent : de 1,5 µ à 1,22 µ. Ils sont toujours plus grands que ceux du Galaxy S6 (1,12 µ) mais de taille inférieure à ceux du OnePlus 2 (1,3 µ). Apple précise que cette densification n'aura pas d'impact négatif sur la qualité d'image puisqu'il a mis en place un procédé dit << Deep Trench Isolation >>. En effet plus les pixels sont tassés, plus il y a un risque de parasitage électrique entre chaque pixels. Cette technique consisterait donc à creuser des tranchées entre les photodiodes et à remplir les espaces formés d'une substance isolante. Apple n'a en revanche rien changé à sa formule optique : un ensemble de cinq lentilles couvrant une focale de 29 mm, ouvrant à f:2,2 et toujours sans stabilisation optique (cette dernière reste réservée à la version Plus). Les meilleurs concurrents proposent des optiques plus lumineuses : OnePlus 2 à f:2,0, Galaxy S6 à f:1,9 ou encore LG G4 à f:1,8. Notre modèle de test a pour sa part un défaut, une sorte de débris qui est venu se loger sous le verre saphir : plutôt gênant, même si à priori nous n'avons pas observé d'incidence sur les résultats.
La technologie Focus Pixel (combinaison de corrélation de phase et de détection de contraste) demeure, et Apple a maintenu le même ratio de pixels dédié à son fonctionnement : comme il y a 50 % de pixels en plus, il y a aussi 50 % de << Focus Pixels >> en plus. Par ailleurs Apple mentionne dans sa présentation la présence d'un nouveau processeur de traitement d'image. Est-ce un processeur indépendant ou est-ce qu'Apple évoque ici son nouveau chipset A9 ? A priori on pencherait plutôt pour la deuxième option. Passons au concret : que vaut le nouvel appareil photo de l'iPhone 6s ?
Sans grande surprise, il y a assez peu de changements par rapport à l'iPhone 6. Le capteur enregistre davantage de détails - gain de résolution oblige - mais sauf à vouloir recadrer plus lourdement ses images, le bénéfice est pour ainsi dire léger. Teintes, rendu d'image, dynamique, réactivité : difficile de distinguer un iPhone 6 d'un 6s. On note tout de même une quantité de bruit de luminance moindre sur le nouveau smartphone, qui profite probablement du surplus de puissance de calcul de la puce A9 pour affiner son traitement d'image. Bon, sur notre scène de test, et malgré le très faible éclairage que l'on dose, les iPhone 6 et 6s ne dépassent pas 250 ISO (ils descendent à 1/10e de seconde, heureusement qu'on est sur trépied…). De même, l'autofocus semble plus réactif par conditions délicates : là aussi, le chipset A9 doit jouer un rôle. Mais ces différences restent ténues.
En conditions réelles, si l'iPhone 6s donne de très bons résultats la plupart du temps – c'est cette fiabilité qui a fait son succès - dans l'obscurité il est un peu moins impressionnant. Il plafonne à 2 000 ISO et 1/17s là où un OnePlus 2 monte à 5 481 ISO et descend jusqu'à 1/10s, avec une optique plus lumineuse et stabilisée.
A gauche l'iPhone 6s qui monte à 1250 ISO, à droite le OnePlus 2 qui monte à 3 960 ISO. Dessous, les extraits à 100 %
De même en plein jour, on notera que la formule optique d'Apple est uniforme mais un peu trop douce. Et aujourd'hui c'est d'autant plus frappant que la résolution accrue du capteur rehausse le niveau d'exigence. Un OnePlus 2 rendra bien davantage de matière et de profondeur dans les images, là où l'iPhone 6s donnera des clichés plus plats. Ceci étant dit, l'iPhone 6s a beau se faire dépasser sur certains aspects précis par untel ou untel concurrent, il demeure dans l'ensemble un des appareils les plus équilibrés qui soient – à la fois performant, rapide et simple.
Côté capteur frontal, le gain de définition est énorme : entre l'iPhone 6 et le 6s, c'est le jour et la nuit. Les clichés pris avec le nouveau joujou d'Apple sont beaucoup plus doux que sur l'ancienne version, où le traitement de la netteté était forcé pour pallier le manque de définition. On retrouve la colorimétrie plutôt chaude du constructeur, c'est agréable. En revanche, la fonction de HDR qui était automatisée et exécutée de manière matérielle précédemment revient à un classique traitement logiciel. L'option avait disparu des menus, elle est désormais de retour. Peu sensible aux mouvements (il ne s'agit pas d'un assemblage de vues), cette HDR en situation de contre-jour reste moins efficace que sur l'ancien capteur (sur le plan de la dynamique). Et Apple aurait pu profiter de ce changement de capteur pour raccourcir sa focale. Pour les selfies à plusieurs il faudra bien choisir la personne qui a les plus grands bras pour déclencher…
Quid du << flash retina >> ? Pour rappel, Apple a mis en place ce palliatif de flash, qui n'est pas opéré par une lampe mais par un scintillement de l'écran tout entier, avec un rétro éclairage clair (mais pas forcément blanc) supposé grimper à trois fois sa puissance de base. Impossible de mesurer la chose mais le rétro-éclairage est bien effectivement boosté le temps de l'éclair. Ce n'est pas idiot, et à portée de bras, en condition de selfie, ça suffit. Reste à savoir si le procédé ne va pas trop user prématurément l'écran...
On retrouve sinon les fonctionnalités déjà présentes sur la précédente génération d'iOS (accéléré, ralenti, retardateur, mais aussi photo carré, effets et panoramique), auxquelles vient s'ajouter le << Live >>. Le mode sert à enregistrer une courte vidéo simultanément au déclenchement d'une photo, mais en commençant la capture avant l'instant T. En clair, quand on active la fonction en tapotant sur le nouveau pictogramme Live, l'iPhone 6s commence à mettre en mémoire tampon des images. Le concept n'a rien de nouveau, HTC l'avait déjà implanté sur ses téléphones (sous le nom Zoé) tout comme Microsoft sur ses Lumia (<< Living Images >>). Mais chez Apple, la fonction tombe à plat puisqu'on ne peut pas choisir à posteriori la meilleure image, comme avec Zoé ou le Living Images. Et la résolution du clip vidéo en 1 440 x 1 080 pixels à 12,7 im/s (encodé à 8 Mbps) est aussi incongrue que peu qualitative. Bref, le Live d'Apple tient plus du prétexte pour donner une utilité au 3D Touch dans la couche photo que d'une réelle trouvaille indispensable.
Reste la vidéo, et l'arrivée de la 4K. Sur ce point, le nouvel iPhone 6s place la barre très haut. La qualité des encodages est excellente, la stabilisation - bien que numérique ici - est impressionnante, et l'autofocus se montre remarquable de précision et de douceur. Les trois seuls << défauts >> que nous trouvons à l'iPhone 6s en vidéo sont la mauvaise préhension du boîtier (l'appareil glisse attention !), le fait que les choix de résolution soient logés dans le menu des réglages, à l'extérieur de l'application (mais c'était déjà le cas avant), et la capture audio qui stagne toujours en mono, même si d'assez bonne qualité (AAC à 83 Kbps, en 44,1 KHz).
L'iPhone 6s filme en 1080p à 30 im/s (17,2 Mbps) ou à 60 im/s (26,4 Mbps), mais désormais également en 3 840 x 2 160 pixels à 30 im/s, avec un débit musclé de 50,2 Mbps. Pas de codec HEVC pour l'instant, Apple s'en tient au H.264, mais passe simplement sur un profil High en niveau 5.1, autorisant un débit maximum théorique de 300 Mbps. Les flux Full HD sont eux en profil 4.0 avec un plafond à 25 Mbps. La qualité d'image en 4K est de haute volée, mais parvenir à ce résultat n'est pas indolore. D'abord le téléphone chauffe, peut-être un peu moins que d'autres smartphones qui filment en 4K – on pense notamment au OnePlus 2 – mais tout de même, c'est palpable. Ensuite, la vidéo en 4K est extrêmement volumineuse : comptez environ 370 Mo pour une minute de rush ! Si vous avez opté pour un modèle de 16 Go, il va falloir purger votre appareil régulièrement. Au bout de trois jours de test, il ne nous restait plus que 3,45 Go sur le nôtre. Enfin, aller chercher la capture 4K dans les paramètres n'est pas des plus aisés. Ces griefs mis à part, l'iPhone 6s filme très bien : prévoyez simplement une coque pour améliorer la prise en main.

Performances : le A9 champion de la 3D


La puce A9 qu’intègre l’iPhone 6s marque logiquement (et heureusement !) une amélioration conséquente des performances, notamment sur les tests graphiques. Sur la partie CPU, c’est un peu plus mitigé selon le point de vue où on se place. Par rapport au A8 de l’iPhone 6, l’écart est marqué. En revanche, face à l’Exynos 4720 ou le Snapdragon 810, on observe des performances multi-cœur supérieures, comme on peut le voir sur Geekbench 3, où l'iPhone 6s est néanmoins meilleur en mono-coeur.
La puce creuse l’écart sur les performances 3D : quelque soit le test, l’iPhone 6s arrive en tête. Faute de compatibilité avec le mode Open GL ES 3.1 de GFX Bench, et de disponibilité du dernier test Slingshot de 3D Mark, on a cependant du se limiter aux tests existants pour les 2 benchs, qui sont toujours exécutés en mode offscreen.
Sous 3D Mark, on observe un écart sensible avec le test IceStorm, mais pas flagrant par rapport aux meilleurs smartphones Android, et un gouffre par rapport à l’iPhone 6.
Avec GFXBench, l’iPhone 6s réitère sa performance sur le test Manhattan, plus exigeant puisque basé sur OpenGL ES 3.0. Le Galaxy S6 Edge+ peine à passer les 25 images par seconde, et le One Plus 2 n'y parvient pas, là où l’iPhone 6s affiche une cadence confortable de 45 FPS.

Autonomie : ni plus, ni moins


Comme on l’a évoqué plus haut, la réduction (légère) de la capacité de la batterie n’entame pas l’autonomie de l’iPhone 6s par rapport à son prédécesseur. Mais en pratique, il est surtout dommage que le 6s ne fasse pas mieux. Lors de nos tests, nous sommes parvenus à une quinzaine d’heures en moyenne, avec un usage équilibré : appels, web, mail, jeux, photos et bureautique. Ca n’est pas ridicule, mais ça n’est pas exceptionnel non plus et il sera très difficile de sauter la recharge quotidienne. La seule réponse d’Apple à ce sujet, malgré les critiques récurrentes, semble être d’acheter un iPhone 6s Plus.

Notre avis


Il n’y a pas grand chose de moins surprenant qu’un iPhone « S » : le design est celui de l’an dernier (avec un petit gain en adhérence et en solidité, visiblement), les composants évoluent mécaniquement, et parce que tout ça n’est pas très vendeur, Apple réserve une petite surprise logicielle ou matérielle : après Siri pour l’iPhone 4s et Touch ID pour le 5s, c’est 3D Touch qui joue ce rôle.
La technologie est intéressante, et on peut applaudir le fait qu’Apple lui ait déjà trouvé des usages concrets. Tous ne sont pas complètement pertinents, en revanche, et avant que les développeurs ne se l’approprient, les apps compatibles sont assez limitées. On entrevoit surtout le potentiel pour certaines applications (jeux, dessin, musique...), encore faudra-t-il que la communauté y trouve un intérêt suffisant pour voir fleurir les mises à jour et les nouveaux projets.
Pour le reste, l’iPhone 6s est un iPhone avec ses qualités qui, à défaut de surprendre, en font toujours une valeur sûre. L’intégration logiciel/matériel est toujours exemplaire, le meilleur exemple cette année étant les optimisations apportées à TouchID, qui le rendent littéralement instantané. L’appareil photo gagne en résolution, et conserve sa simplicité et la très bonne qualité des images, même si certains smartphones concurrents font mieux sur des points isolés. Les performances sont au top, l’écran exemplaire sans jouer la surenchère de pixels… C’est tout simplement un très bon smartphone !
On aimerait toutefois qu’Apple se penche vraiment sur les défauts récurrents que la firme de Cupertino a ignorés une fois de plus. La capacité de stockage interne, dans la version de base, est indigne d’un haut de gamme de 2015, d’autant plus que le prix a encore subi une petite augmentation en passant de 709 à 749 euros pour le modèle 16 Go. Ce qui n’a pas augmenté, en revanche, c’est l’autonomie, correcte mais loin d’être exceptionnelle : la recharge quotidienne reste indispensable.
L’iPhone 6s reste donc un iPhone dans tout ce que ça a d’épatant et d’agaçant. C’est un très bon smartphone si on y met le prix, et une mise à jour conséquente par rapport aux modèles précédents, bien qu’on la recommande davantage depuis un 5s plutôt qu’un 6. Si le tarif élevé et les défauts susmentionnés sont un frein pour vous, la concurrence ne manque pas de modèles fortement recommandables, du Samsung Galaxy S6 au OnePlus 2 en passant par le LG G4, et l’année n’est pas tout à fait finie.






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