Bientôt des robots policiers à Dubaï

D'ici 2030, Dubaï souhaite que 25 % de ses officiers de police soient des robots.

Un robot fait son entrée dans la police de Dubaï


Dubaï, l'un des six émirats des Emirats arabes unis, vient de faire un saut dans l'inconnu technologique, en introduisant son premier robot officier de police au sein de sa police nationale. Conçu par l'entreprise espagnole PAL Robotics, ce robot REEM humanoïde mesure 1,65 mètre et ressemble à un chevalier sur roues dans une armure en plastique d'un blanc étincelant.

L'arrivée de ce robot n'est que la première étape : d'ici 2030, l'émirat souhaite que 25 % de sa force de police soit composée de robots. "Nous voulons que tout soit connecté et intelligent au sein de la police dubaïote. En 2030, nous aurons la première station de police intelligente qui ne nécessitera pas d'employés humains" a indiqué à Gulf News le brigadier Khalid Nasser Al Razouqi, le directeur général du département des services intelligents de la police de Dubaï.

robot police dubai


Que pourra faire le robot ?


Le prototype dévoilé en 2016 lors du GITEX, un salon professionnel d'électronique basé à Dubaï, était une simple borne avec une interface à écran tactile. En utilisant une tablette intégrée dans la partie centrale du robot, les gens pouvaient signaler un crime, envoyer des papiers, et payer des amendes pour des infractions routières. Il n'est pas sûr que les fonctions du robot aient été mises à jour depuis, bien que la police de Dubaï ait travaillé avec Watson, le système d'intelligence artificielle d'IBM, sur des systèmes de commandes et reconnaissance vocales. A terme, le département ambitionne d'utiliser les robots comme des officiers de police à part entière.

Se pose désormais la question de la réaction du public face à ces robots officiers de police. Deux hypothèses peuvent être émises : certains pourraient plus facilement faire confiance aux robots, considérant qu'ils n'ont pas les mêmes biais que les officiers de police humains, mais il est aussi possible que les gens ne soient pas à l'aise pour signaler un crime à un robot, ce qui conduirait à une situation de sous-déclaration. Alors que de nombreux pays pèsent les pour et les contre de la mise au point de leur propre force de police robotique, il est certain que l'expérimentation menée à Dubaï sera étudiée de près.


Modifié le 23/05/2017 à 17h09
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