Test du Samsung Gear VR : et la réalité virtuelle devient mobile ?

Avec le Gear VR, Samsung transforme ses smartphones en solution de réalité virtuelle mobile. Et pour assurer son succès, le constructeur coréen s'est attiré les services d'Oculus, le pionnier de la réalité virtuelle « moderne » pour livrer un vrai petit Oculus Rift light, forcément plus limité par un « moteur » beaucoup moins puissant, mais dépassant de loin les solutions basées sur Google Cardboard. Compatible avec les derniers haut de gamme de Samsung (Galaxy S6, S7 et Note 5), le Gear VR apporte-t-il une expérience de réalité virtuelle de qualité ?

Le casque mobile le plus évolué


Le Gear VR se situe juste entre deux conceptions de la réalité virtuelle. D'un côté, l'Oculus Rift et ses semblables : un casque aux capteurs et aux technologies avancées, mais qui nécessite une connexion à un PC puissant pour profiter pleinement de l'expérience. De l'autre, Google Cardboard : on glisse son smartphone dans un casque plus ou moins rudimentaire équipé de deux lentilles, projetant chacune une des deux images stéréoscopiques, et d'un bouton tactile, et on utilise les capteurs de celui-ci.

La première solution est très contraignante et onéreuse : comptez entre 599 et 899 euros pour le casque, sans compter le PC musclé qui va avec. La seconde est beaucoup plus abordable, mais très limitée techniquement.

Le Gear VR est un casque mobile plus évolué, en fait presque équivalent, sur certains points, aux « grands ». Il embarque ses propres capteurs, et permet de connecter un smartphone via Micro USB. On conserve donc la mobilité, sans fil à la patte, mais avec un gros avantage par rapport à Cardboard : une latence nettement moindre, sous la barre des 20 millisecondes.



Un smartphone, oui, mais pas n'importe quel smartphone. Le Gear VR fonctionne avec les modèles suivants, évidemment tous chez Samsung :

  • Galaxy S6
  • Galaxy S6 Edge
  • Galaxy S6 Edge+
  • Galaxy Note 5
  • Galaxy S7
  • Galaxy S7 Edge

Le casque en est déjà à sa troisième version. Les deux premières étaient réservées aux « enthousiastes » et aux développeurs, et ne fonctionnaient qu'avec un modèle de smartphone : Galaxy Note 4 pour le premier, et Galaxy S6 (ou S6 Edge, de la même taille) pour le deuxième.

Gear vr 1
De simples sangles permettent de maintenir le Gear VR sur la tête


La version « finale » diffère également par plusieurs points. L'un d'entre eux est un peu regrettable : la partie supérieure du casque, qui repose sur le crâne, n'est plus qu'une simple sangle. Certes, c'est moins encombrant.

Gear vr 4
WAAAAAAAAAALL EEEEEEEE


Pour le reste, les changements se font dans le bon sens. L'intérieur du casque offre davantage de place pour les lunettes. Le pavé tactile permettant d'interagir dans les applications intègre désormais une croix facile à détecter à l'aveuglette.

Le dessous du casque prévoit des aérations et, surtout, un port Micro USB permet de charger le smartphone pendant qu'on utilise le casque, car on le verra, la batterie descend vite là dedans !

Gear vr 2
Le pavé tactile permet d'interagir avec l'interface


La façade est recouverte d'un capot amovible. On peut le remettre en place une fois le smartphone inséré - c'est plus esthétique - mais aussi le laisser à découvert pour profiter de la caméra offrant une vue sur l'extérieur à la demande.

L'insertion du smartphone s'effectue en le serrant entre deux encoches réglables. La première inclut le connecteur Micro USB et dispose de deux positions, que l'on utilise un grand modèle (Galaxy S6 Edge+, Note 5, S7 Edge) ou un « petit » (Galaxy S6 et S7). La seconde partie de la pince, qui sert également à l'éjection, vient s'adapter automatiquement.

Gear vr 6
Gear vr 7

Le mécanisme de fixation s'adapte à la taille du smartphone


Une molette permet de régler la distance de l'écran par rapport aux lentilles, mais pas l'écartement de ces dernières. Les deux sangles, elles, sont ajustables via leurs bandes velcro.

L'ensemble s'avère assez confortable, mais gagnerait sans doute à l'être encore plus. Même avec les réglages les plus amples des sangles, le casque a quand même tendance à appuyer sur le nez et les joues, et la mousse qui l'entoure pourrait être de meilleure qualité. Un bon point en revanche pour la légèreté : le casque pèse 420 g, auxquels on ajoutera, au maximum, les 157 g du Galaxy S7 Edge. On reste au dessus d'un Oculus Rift (379 g) mais à peu près à égalité avec un HTC Vive.

Modifié le 08/04/2016 à 16h23
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