Le créateur du Bitcoin n’est finalement pas celui que l’on croyait

Une fois encore, celui qui s'est proclamé inventeur du Bitcoin fait un pas en arrière. Après avoir affirmé être le créateur de la monnaie virtuelle, Craig Wright refuse d'apporter la preuve de sa paternité.

Bis repetita. Craig Steven Wright, un homme d'affaires australien ne souhaite pas apporter de nouvelles preuves pouvant permettre d'attester qu'il est bien le père du Bitcoin. Il revendique toutefois la paternité de la création de cette monnaie virtuelle mais se dit éprouvé face aux critiques dont il est la cible.

Dans une nouvelle note publiée sur son blog, le responsable renonce donc à prouver qu'il est bel et bien Satoshi Nakamoto, un pseudonyme à qui l'on prête la création de la monnaie virtuelle. Craig Wright confie : « vu comme les événements se sont déroulés et alors que je me préparais à publier la preuve que j'ai accès aux premières clefs, je renonce ».

Récemment, l'homme a apporté plusieurs éléments au débat censés lui garantir la paternité de la technologie. Il indique par exemple être en mesure de signer un message avec une clé de chiffrement privée connue comme appartenant à un certain M. Nakamoto et le reliant à une autre clé publique, liée cette fois-ci au site bitcoin.org, un portail enregistré en 2008 par Wright.

Craig Wright


Ce dernier se dit donc en possession d'une clé privée correspondant au « bloc 9 », un noeud de transaction utilisée pour la première fois par le créateur du Bitcoin et confirmé par son destinataire, Hal Finney, voilà plusieurs années. Toutefois, Craig Wright n'a pas souhaité réitérer la manœuvre pour un autre bloc, le tout premier bloc de l'Histoire, le "bloc 1".


Pris à défaut, l'homme d'affaires cherche désormais à prendre du recul. Un retropédalage qui n'est pas nouveau. Craig Steven Wright avait en effet déjà prétendu être le créateur du Bitcoin.
Modifié le 09/05/2016 à 12h54
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