Piratage de jouets VTech : une plainte est lancée en France

L'affaire du piratage de VTech rebondit en France. L'UFC-Que Choisir annonce avoir porté plainte contre le constructeur de jouets.

L'association de protection des consommateurs attaque VTech devant les tribunaux. L'UFC- Que Choisir considère que « la faute qui semble avoir été commise par la société VTech est intolérable » et porte plainte devant le tribunal de grande instance de Versailles. Elle estime que le professionnel met en danger les données de ses clients.

Dans un communiqué officiel, l'organisme précise que VTech n'a pas tout mis en œuvre pour assurer sa sécurité. Il précise : « Force est de constater que l'action d'un seul hacker a suffi à violer les serveurs de VTech et à extraire, au nez et à la barbe de l'entreprise, les données de près de 6 millions d'enfants dans le monde, dont 1 million d'enfants français ! En outre, VTech n'aurait pas décelé l'intrusion subie avant d'avoir été interrogé par la presse ».

Il est logique qu'une plainte soit lancée sur notre territoire. Si les clients basés aux Etats-Unis demeurent les plus touchés par le cas de piratage, la France arrive en deuxième position. VTech a confirmé que 868 650 comptes clients ont été obtenus par les pirates tout comme 1,17 million de profils d'enfants. Ces derniers utilisaient les jouets du fabricants mais aussi plusieurs services et applications en ligne.

InnoTab VTech

Pour rappel, VTech, un constructeur hongkongais de jouets pour enfants (tablettes, mini-ordinateurs) a été victime d'une intrusion informatique. Des pirates ont obtenu des informations appartenant à leurs clients mais également concernant des enfants. Les noms, l'adresse mail, le mot de passe chiffré, la question ainsi que la réponse « secrète », l'adresse postale, mais également des photos d'enfants ou l'historique des messages envoyés à leurs parents ont été recueillis.

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Modifié le 21/12/2015 à 17h46
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