le jeudi 07 janvier 2016

Yahoo! pourrait de nouveau tailler dans ses effectifs

Yahoo! est de nouveau en route pour une restructuration majeure et la société pourrait entamer une nouvelle vague de licenciements.

En fin d'année dernière Yahoo! a créé la surprise. Plutôt que de constituer une nouvelle entité regroupant la part de 15% d'Alibaba avec 384 millions d'actions valorisées à plus de 30 milliards de dollars, la firme de Sunnyvale a opté pour un reverse spin-off. Concrètement Yahoo conserve elle-même sa participation dans le géant chinois et entend séparer ses activités Internet (portail d'actualités, recherche, messagerie, régie publicitaire...) ainsi que Yahoo Japan.

Pour Marissa Mayer, désavouée par son conseil d'administration, mais toujours patronne de la société, l'objectif est d'afficher plus de transparence sur la valeur réelle de ses services Web. Ces derniers sont aujourd'hui valorisés entre entre 2 et 4 milliards de dollars. Rapidement les actionnaires activistes ont demandé à Yahoo de revendre ce groupe d'activités au plus offrant.

La PDG a annoncé qu'en fin de mois, lors des résultats financiers, elle annoncerait un plan visant à remettre la société à flot. Il semblerait que ce dernier passe part une nouvelle vague de licenciements. C'est en tout cas ce que rapporte le magazine Business Insider. « Une équipe travaille dessus et ils veulent que cela soit fait ce trimestre », aurait ainsi affirmé une source.

yahoo hq ban


Yahoo! pourrait ainsi se séparer de 10% de sa masse salariale ce qui représenterait plus d'un millier d'employés. Ces suppressions de postes seraient effectuées dans la branche média mais également en Europe et au sein des groupes de développement technologiques. La semaine dernière Yahoo! a notamment jeté l'éponge sur ses ambitions en matière de vidéo en ligne et fermé sa plateforme de Web series Yahoo! Screen. En outre la firme de Sunnyvale chercherait désormais à revendre un terrain précédemment racheté pour assurer l'expansion du campus américain.

Les activistes multiplient leur programme dans l'espoir d'influencer la politique de la direction. C'est notamment le cas de Starboard Value qui souhaitait voir, entre autre, la suppression de 9000 emplois.
Modifié le 07/01/2016 à 10h08
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