le mardi 11 avril 2017

Apple et Qualcomm à nouveau au tribunal

La lune de miel entre Apple et Qualcomm, les deux géants étant des partenaires industriels depuis des années et, notamment, depuis l'avènement de l'iPhone, semble être terminée. Le divorce qui se profilait à la suite de la plainte d'Apple contre Qualcomm pour abus de position dominante vient d'être consommé avec la plainte de Qualcomme contre Apple déposée ce lundi 10 avril 2017.

Tout a commencé en janvier 2017 lorsqu'Apple a décidé de porter plainte contre Qualcomm pour les conditions d'utilisation de ses technologies que la firme de Cupertino estime être anticoncurrentielles.

Qualcomm : sans nous, Apple n'est rien


La plainte déposée en janvier 2017 avait largement envenimé les relations entre Qualcomm et Apple puisque ce dernier réclame 1 milliard de dollars de dommages et intérêts pour les conditions anticoncurrentielles des contrats liant les deux géants. En l'occurrence, Apple accuse Qualcomm de demander des royalties trop élevées pour l'utilisation de ses brevets et de ses technologies ; or les technologies Qualcomm sont utilisées dans les iPhone et les iPad depuis des années.

Qualcomm

Qualcomm a répondu, ce lundi 10 avril 2017, à la plainte d'Apple : le groupe américain spécialisé dans les composants électroniques a déposé à son tour une plainte contre la firme de Cupertino. La plainte, qui fait 139 pages, dit plus ou moins qu'Apple a menti concernant les pratiques de Qualcomm.

Vers une bataille judiciaire entre les deux géants ?


La plainte déposée par Qualcomm est moins concrète que celle d'Apple mais elle a de quoi inquiéter le géant. Selon Qualcomm, Apple aurait donné de fausses informations aux agences gouvernementales du monde entier ce qui a conduit à divers enquêtes pour pratiques commerciales trompeuses et pratiques anticoncurrentielles contre Qualcomm.

Selon Qualcomm, en Corée du Sud, Apple aurait déclaré au gendarme de la concurrence qu'il lui était impossible de faire fabriquer ses puces par un deuxième fournisseur car les clauses du contrat avec Qualcomm le lui interdisaient. La déclaration, faite le 17 août 2016, serait fausse, selon Qualcomm : à cette date Apple avait déjà un contrat avec Intel qui fournit désormais les puces pour l'iPhone 7 dans certains pays, notamment en Corée du Sud.


Modifié le 11/04/2017 à 11h49
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