le jeudi 06 juillet 2017

Android : nouvelle amende record en vue pour Google ?

Le géant de Mountain View a établi, en juin 2017, un nouveau record : celui de l'amende la plus élevée jamais infligée par la Commission européenne. Le groupe a écopé de 2,42 milliards d'euros d'amende pour abus de position dominante, à cause de la mise en avant de son service d'achats en ligne Google Shopping. Le précédent record, détenu par Intel depuis 2009, n'était "que" de 1,06 milliard d'euros.

Ce nouveau record de Google pourrait bien être battu par Google lui-même : le groupe est sous le coup d'une plainte déposée en avril 2016 concernant Android, Google Play et Google Chrome.

Abus de position dominante pour Android ?


En avril 2016, plusieurs entités ont déposé une plainte auprès de la Commission Européenne : le lobby Fairsearch, l'américaine Disconnect Inc spécialisée dans les blockeurs de pub, l'appstore portugais Aptoide et le moteur de recherche russe Yandex. Selon eux, Android abuse de sa position dominante en tant qu'OS le plus utilisé du monde (plus de 80 % des smartphones et plus de 50 % des appareils tous types confondus).

C'est plus précisément le bundle qui associe Android à Google Chrome, le navigateur Internet de Google qui a le moteur de recherche Google comme moteur de recherche par défaut, et à Google Play, l'appstore de Google, qui pose problème. Les constructeurs de smartphones ne peuvent en effet pas installer Android sans installer les deux applications sur leurs appareils. Si Google n'interdit pas aux utilisateurs Android d'installer d'autres navigateurs et d'autres appstores, la grande majorité va utiliser les services du géant de Mountain View.

Android logo


La fin du bundle et une amende record ?


La Commission européenne n'est pas proche de la conclusion de l'enquête, mais selon les informations de Reuters du 5 juillet 2017, elle avancerait sur la question. Elle a demandé à un panel d'experts de donner un deuxième avis sur le possible abus de position dominante d'Android concernant les services Google.

En cas de confirmation de la faute, l'UE pourrait réclamer que Google cesse de fournir son OS avec ses propres applications, laissant le champ libre aux constructeurs d'installer les navigateurs et les appstores qu'ils préfèrent. Ce serait un coup dur pour le géant qui risque, en outre, une amende pouvant dépasser celle qu'il vient de recevoir et donc être supérieure à 2,42 milliards d'euros.

Modifié le 06/07/2017 à 11h58
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