Blockchain : exemples d'applications concrètes

Partager ce diaporama
Image: 5/8 Publiée par Thomas Pontiroli
  • Moneytis

  • La Zooz

  • Synereo

  • Bitproof

  • KeeeX

    KeeeX

  • Wekeep

  • FollowMyVote

  • Filecoin

Crédit : DR
 

Moneytis : transfert d'argent

S'il y a bien un secteur où l'intermédiaire se fait sentir, c'est dans le transfert d'argent à l'international. En effet, les commissions prélevées sont souvent jugées très élevées (7,5 % en moyenne). Face à ce constat, Christophe Lassuyt et Etienne Tatur ont décidé de se passer le plus possible d'intermédiaire en utilisant la Blockchain. Moneytis, c'est son nom, se propose de comparer les services de transfert, et de les réaliser via sa plateforme, un peu comme Booking.com avec les nuitées d'hôtel. Mais sa force est de recenser des services de transfert de pair à pair, utilisant la Blockchain. Dans ce schéma, les transactions sont validées par les mineurs du réseau, en totale autonomie donc. Moneytis permettrait d'économiser en moyenne 17 euros pour un transfert de 300 euros.

Moneytis.com


La 'Zooz : covoiturage

Le concept du covoiturage, popularisé par BlaBlaCar, permet déjà de grandement décentraliser le transport en voiture. Mais La 'Zooz, une start-up israélienne, propose de pousser plus loin le concept grâce à la Blockchain. En effet, le réseau est totalement décentralisé, puisqu'il appartient à sa communauté. La plateforme de réservation est open source et autogérée, car les transactions sont encore une fois, validées et agrégées dans la chaîne de blocs. La 'Zooz n'est d'ailleurs pas détenue par ses fondateurs ni par des investisseurs ! Les chauffeurs ne sont pas pour autant rémunérés en caramels, mais en Zooz, une monnaie basée sur le Bitcoin. Bémol cependant : les transferts en euros sonnants et trébuchants (les revenus donc) sont tributaires de la volatilité de la monnaie.

Lazooz.net

Synereo : réseau social

Si Facebook met en réseau tous ses membres, la plateforme n'en est pas moins l'un des plus gros exemples de l'hyper-centralisme qu'a généré l'économie numérique. Une économie où, comme l'a conceptualisé le chercheur Jaron Lanier, seulement quelques gagnants raflent tout (les GAFA...), et partout, on entend les revenus ! Alors que le web est censé être partagé entre tous - son fondateur, Tim Berners-Lee, a même annoncé en juin qu'il voudrait en recréer un... Dans ce contexte, Synereo propose d'utiliser la Blockchain pour faire un réseau social vraiment en réseau. Le site classe les contenus par pertinence, et crédite ses membres en fonction. Un contenu qui est partagé vous récompense en AMP, la monnaie virtuelle de Synereo, et qui vous permettra de le relancer lorsqu'il perdra en visibilité. La grande promesse est que les données personnelles, le Graal de Facebook, restent entre les mains des membres.

Synereo.com

Bitproof : certification de documents

Dans le grand élan vers la numérisation des entreprises, l'un des enjeux est la certification de documents officiels dématérialisés. De multiples acteurs se sont développés, chacun avec ses méthodes, et en voici un nouveau, Bitproof, qui utilise la Blockchain. Adossé à un capital-risqueur, le très jeune entrepreneur Louisson Dumont (17 ans), comme le rapporte le site Blockchain France, a décidé de confier la validation de documents légaux, diplômes et autres, au réseau décentralisé des mineurs. Comme chaque opération est consignée dans le « grand livre ouvert » qu'est la chaîne de blocs (chaque validation devient un bloc), tout le monde peut les vérifier. C'est en cela que Bitproof promet une traçabilité des informations. L'un des chantiers actuels est de créer une clé de chiffrement par diplôme, afin de contribuer à la lutte contre les faux diplômes.

Bitproof.io

KeeeX : travail collaboratif

La Blockchain était d'abord une solution technique pour le Bitcoin, mais au fur et à mesure, tous les secteurs de l'économie s'y sont intéressés, au point d'y trouver des applications inattendues. L'une des dernières start-up sur le secteur est KeeeX, qui édite un logiciel de messagerie d'entreprise sécurisée et de gestion de fichiers qui ne transfère aucune donnée de ses utilisateurs vers ses serveurs. Chaque document « keeexé », explique la société, contient un identifiant prouvant son intégrité de façon permanente, référencé dans la Blockchain. L'identifiant est, de plus, utilisable comme pointeur vers d'autres fichiers. KeeeX permet aux utilisateurs de créer une chaine des documents (et versions), censés être infalsifiables, signés par leurs auteurs, et navigables comme le web.

Keeex.me

Wekeep : assurance

Mutualiser le risque, c'est bien une application qui sied à la Blockchain. C'est ce que tentent de prouver plusieurs start-up, dont Wekeep, une plateforme de mutuelle open source proposant un outil qui permet de stocker de l'argent numériquement (des Bitcoins et de l'Ether) dans des « séquestres en smart contract » sur la Blockchain. La plateforme propose de créer des groupes de mutuelles, dans un format d'assurance P2P entièrement décentralisé. En d'autres termes, Wekeep n'agit pas comme un organisme collecteur, mais juste comme un entremetteur d'assurés, qui provisionnent de la monnaie virtuelle sur la Blockchain, et en profitent en cas de sinistre, encore une fois de façon autonome, car les transactions sont vérifiées par le réseau - afin de voir si les cas sont raccord avec les politiques d'assurance. Le modèle est cependant encore jeune et doit faire ses preuves.

Wekeep.io

FollowMyVote : vote

Même le vote veut utiliser la Blockchain, à l'image de la start-up américaine FollowMyVote. Celle-ci rappelle qu'en un siècle, le processus n'a pas bien évolué... Les citoyens choisissent un bulletin, le glissent dans une enveloppe, à l'abri des regards dans un isoloir, puis le remettent à la fameuse urne. Entre temps, le vote électronique a un peu percé, aux États-Unis notamment, mais reste boudé dans d'autres comme la France, et pose de sérieuses questions de sécurité. Avec la Blockchain, encore une fois, le but est d'authentifier les votes par les mineurs, qui par leurs calculs, vérifient que les personnes sont en droit de voter, et grâce au registre, s'assurent qu'une personne n'a pas voté plusieurs fois pour le même scrutin. Reste à être sûr de la sécurité.

Followmyvote.com

Filecoin : stockage cloud

Le stockage dans le cloud et la sécurisation qu'il implique a vu émerger de nouveaux acteurs, qui livrent leur interprétation en se basant eux aussi sur la Blockchain. Citons par exemple Storj ou encore Filecoin qui, comme le rappelle Blockchain France, ont intéressé la police nationale néerlandaise. Sur le stockage plus qu'ailleurs, les données sont ultra-concentrées dans les mains de quelques acteurs dominants (Amazon, Google, Dropbox...) et sur le territoire américain, où le gouvernement peut jeter un œil en cas d'enquête (Patriot Act). Filecoin veut découper les données en morceaux répartis sur différentes machines du réseau Blockchain. Les participants louent ainsi leur capacité de stockage, distribuant le risque entre un grand nombre d'acteurs différents. Alors que Amazon et consorts proposent des garanties de fonctionnement, une haute disponibilité, une réplication géographique pour en accélérer le téléchargement (SDN) et autres, quid cependant d'ordinateurs individuels ? Quant à la police, elle exprime son inquiétude sur l'impossibilité d'identifier des suspects grâce aux données.

Filecoin.io

Modifié le jeudi 23 juin 2016

Plus d’évènements à venir

> Tous les évènements