Le fondateur de Wikipedia lance Wikitribune, l'actu façon wiki

Dégoûté par les récents scandales autour de fausses informations, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia, lance un nouveau média, Wikitribune. Le mot d'ordre du site : les faits d'abord.

Wikitribune, le nouveau Wikipédia de l'actualité


Wikitribune, c'est le nouveau bébé de Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia. Le site vient d'être lancé mais n'est pas encore opérationnel : seule une explication du modèle et un formulaire pour permettre aux journalistes et volontaires de rejoindre le site sont présents.

Les informations diffusées donnent déjà une idée des grandes lignes. Wikitribune emploiera dix journalistes professionnels, dont la mission sera de rédiger des articles en partant systématiquement de sources vérifiées. A côté de cette petite équipe, des volontaires épauleront les journalistes dans la vérification d'informations. Dans la vision de Jimmy Wales, les journalistes seront un élément parmi d'autres : les personnes signalant ou vérifiant des faits, les lanceurs d'alerte et les volontaires faisant de la relecture seront sur un pied d'égalité.

Wikitribune

Le site sera gratuit pour les internautes, afin d'être le plus accessible possible. Néanmoins, Jimmy Wales encourage fortement à prendre un abonnement (une dizaine d'euros par mois) ou de faire des dons de façon ponctuelle. Cet abonnement ne donnera pas accès à quelque contenu exclusif que ce soit, mais permettra au site de rémunérer les journalistes professionnels qui y travailleront.

Avec Wikitribune, exit les pressions commerciales et SEO !


Pour Jimmy Wales, son nouveau site est un moyen de faire barrage aux fausses informations dont regorge Internet. Il ambitionne de créer un site qui aura pour sa première préoccupation la fourniture d'informations vérifiées et elles seules. Wikitribune devrait également être libre de pressions commerciales : aucun annonceur ne sera admis, de façon à ce que sa présence ne puisse empêcher à Wikitribune de couvrir tel ou tel sujet. D'autre part, la publicité étant absente, le nombre de clics ne jouera plus aucun rôle : les titres accrocheurs seront du passé.

Le site ne sacrifiera pas non plus le contenu de ses articles pour faire de l'optimisation pour les moteurs de recherche. Les journalistes n'auront plus à penser à faire des titres "Google-friendly" ou d'ajuster la structure de leurs articles pour "plaire" à Google et consorts.

Sur le nouveau site, Jimmy Wales précise toutefois que le projet verra le jour seulement si dix journalistes seront recrutés d'ici fin mai 2017. A défaut, toutes les personnes ayant apporté leur contribution financière seront remboursées.

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Modifié le 25/04/2017 à 18h01
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