Thumbs4science : une étude sur l’écriture sur les réseaux sociaux !

Non, on n'écrit pas forcément de plus en plus mal sur les réseaux sociaux ! Les écrits numériques auraient simplement des règles spécifiques que la science a pour ambition de décoder. Lundi 10 avril 2017, une équipe de chercheurs belges de l'Université catholique de Louvain (UCL) a lancé une vaste étude pour comprendre les mécanismes qui régissent ce nouveau langage propre aux réseaux sociaux.

10.000 volontaires recherchés


L'opération baptisée "vos pouces pour la science" (en anglais thumbs4science) vous invite à partager les conversations que vous avez avec vos proches ou vos connaissances sur différents réseaux sociaux : Facebook, Whatsapp, Viber, Skype ou Telegram. Plus que le contenu de vos échanges, ce qui intéresse les équipes belges de l'université catholique de Louvain, c'est la manière dont vous les exprimez : Comment utilise-t-on les émoticônes ? Pourquoi remplace-t-on certaines lettres par des chiffres ? Comment gère-t-on les silences ? Quel usage fait-on des acronymes type "lol", "wtf", "omg", "oklm", etc.

L'équipe de l'université catholique de Louvain explique que "contrairement aux idées reçues [...] l'utilisation des nouveaux médias chez les plus jeunes ne mène pas à une incompétence linguistique (baisse du niveau de l'orthographe, méconnaissance des règles grammaticales...), mais plutôt à une "pluricompétence" qui amènerait chaque locuteur à jongler avec son code à chaque changement de situation, d'interlocuteur et de médium de communication."

Lol

Votre profil émotionnel personnalisé


Animée par des chercheurs de nombreuses disciplines (linguistes, sociologues, informaticiens, psychologues) l'opération "vos pouces pour la science" espère recruter d'ici le 7 mai 2017 entre 5.000 et 10.000 participants sur le site vospouces.org. Si vous vous lancez, vous devrez répondre à un questionnaire détaillé qui devrait permettre aux chercheurs de dresser votre profil émotionnel individuel. De quoi en apprendre peut-être davantage sur vous-même... Il faudra toutefois faire preuve d'un peu de patience, puisque l'analyse des données devrait prendre deux ans.


Modifié le 14/04/2017 à 14h38
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