le mardi 11 octobre 2016

La navette française autonome Navya décolle

Elle ne circule qu'à 25 km/h, mais en bon véhicule autonome, la navette Navya accélère fort. Deux ans après son lancement, elle est poussée par des acteurs clés comme Valeo et Keolis.

L'opérateur de transports Keolis, l'équipementier automobile Valeo et le groupe qatari Group8 signent leur entrée au capital du français Navya. Par cette opération, la start-up lyonnaise récolte 30 millions d'euros afin d'accélérer son développement et essaimer ses navettes autonomes pouvant emmener 15 personnes à 25 km/h sur des parcours prédéfinis. Un modèle circule à Lyon depuis un mois, justement en partenariat avec Keolis.

Christophe Sapet a créé la société en 2014 avec l'idée de répondre aux besoins en transports courts des aéroports, zones urbaines, hôpitaux et autres complexes hôteliers. La société s'est adossée au financement du fonds Robolution Capital, spécialisé dans le soutien financier de la robotique, et lancé par Bruno Bonnell - les deux hommes se connaissent pour avoir fondé l'éditeur de jeux Infogrames et le fournisseur Internet Infonie.

En accueillant ces trois nouveaux partenaires, Navya va bénéficier de la crédibilité de Keolis dans le transport urbain. Celui-ci l'aidera sur les appels d'offre. Des capteurs de Valeo, critiques pour les véhicules autonomes. Il l'aidera à baisser ses prix. Et de la position de Group8 pour percer à l'international. Ce dernier a déjà signé un accord de distribution avec le lyonnais portant sur la mise en place d'une ligne d'assemblage dans le Golfe.


Notre reportage lors de la présentation de la Navya Arma, en octobre 2015.


À lire :
Modifié le 11/10/2016 à 10h52
Commentaires