le vendredi 26 août 2016

Créer un "Uber de l’avion" sera compliqué en France

Prendre un avion comme on prend un VTC, l'idée est intéressante mais sera désormais cadrée. Les règles en la matière ont été durcies pour les pilotes et les plateformes du secteur.

Wingly, WingShare ou bien encore Coavmi sont autant de plateformes permettant, à l'image d'Uber ou de Chauffeur Privé, d'utiliser un avion pour se déplacer. Si la pratique est certes légalisée, elle en devient également encadrée.

Sur notre territoire, la DGAC précise les règles relatives au co-avionnage, c'est-à-dire la possibilité de partager à plusieurs un vol à bord d'un petit appareil. La direction générale de l'aviation civile souhaite mettre en avant la sécurité de ce type de transports et instaure plusieurs règles, rendant plus complexes ce type de vol.

Son objectif est de réserver cette pratique uniquement aux pilotes professionnels et aux pilotes privés expérimentés. Seuls ces derniers étant à même de « gérer des situations dégradées, dans la planification et la réalisation du vol ». L'organisme n'entend donc pas ouvrir la pratique du coavionnage aux éventuels élèves qui souhaiteraient « faire leurs heures » en réalisant des trajets.

Avion tourisme


Selon la DGAC, lorsqu'il s'agit de vols circulaires de moins de 30 minutes entre le décollage et l'atterrissage (l'appareil ne s'éloigne pas à plus de 40 kilomètres de l'aérodrome), un pilote doit pouvoir justifier d'au moins 200 heures de vol après l'obtention de la licence de pilote ainsi qu'une expérience récente de 25 heures de vol dans les 12 derniers mois.

Cette condition ouvre tout de même la voie à 14 000 pilotes d'effectuer du co-avionnage en vols de navigation. En ce qui concerne les autres vols, dits de navigation, si le pilote ne dispose pas d'une licence, il devra posséder une « qualification de vol aux instruments ou d'instructeur ».

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Modifié le 26/08/2016 à 09h57
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