le mercredi 03 février 2016

Magic Leap : toujours secret, l'anti-Hololens continue de vendre du rêve aux investisseurs

Magic Leap travaille depuis cinq ans sur une technologie de réalité mixée promettant de franchir un cap en matière d'interface homme/machine. Elle vaut maintenant 4,5 milliards de dollars.

C'est une nouvelle levée de fonds colossale pour Magic Leap, le principal « concurrent » du casque Hololens de Microsoft, soutenu par Google, mais qui n'a toujours pas pointé le bout de son nez, si ce n'est dans le cadre de vidéos de démonstration. Le géant de Mountain View participe encore à l'opération, de même que Qualcomm, numéro un des puces pour mobiles. Un autre grand rejoint le capital, selon le Wall Street Journal : Alibaba.

En octobre 2014, cette start-up qui travaille dans le plus grand secret sur un projet de réalité mixée, avait déjà levé 542 millions de dollars auprès de Google. Pour l'instant, on ne sait pas si Magic Leap prévoit un casque à l'image du Hololens. C'est la piste la plus probable, même si on peut imaginer cette technologie greffée à d'autres écrans. Toujours est-il qu'aucun produit n'a encore été annoncé, alors que l'entreprise a vu le jour en 2010 !

À quand un produit ?


Lors d'une récente conférence à l'automne dernier, Rony Abovitz, le PDG de Magic Leap, déclarait vouloir « concevoir des millions d'objets ». Pour cela, la start-up et sa centaine de salariés s'était installée en Floride dans une ancienne usine de Motorola. À l'occasion de sa nouvelle levée de fonds, le responsable n'a pas donné plus d'informations sur sa feuille de route, si ce n'est qu'il comptait sur Alibaba pour se développer en Chine.



Avec ce nouveau tour de table, la société atteint désormais une valorisation de 4,5 milliards de dollars, alors qu'elle ne possède encore aucun produit concret. Sa technologie, si elle se montre aussi convaincante que dans les démonstrations, ouvrira sans doute de nouvelles perspectives en matière d'interaction homme/machine - et fera renaître les Google Glass ? Mais en attendant, elle continue de vendre du rêve aux investisseurs.


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Modifié le 03/02/2016 à 16h58
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