le lundi 25 janvier 2016

Bird Office, voici le Airbnb des salles de réunion

Réserver une salle de réunion ou de conférence, pour 2 à 400 personnes, et en seulement 10 minutes, telle est la promesse de Bird Office, une start-up française qui a le vent en poupe.

Bird Office se décrit comme un Airbnb des salles de réunion, et c'est ce qu'il est. Ce site de réservation français a vu le jour en décembre 2013 sur le constat d'Arnaud Katz, étudiant à HEC : « Il n'existe aucun site permettant de réserver une salle de réunion en France. » Le concept est pourtant simple. Aujourd'hui, le site recense 2 000 salles dans le pays, et vient de lever 1,2 million d'euros auprès de News Invest et de Bpifrance.

Ce qui a séduit ces investisseurs, c'est probablement la fulgurante ascension qu'a connu la start-up, passant de 70 000 euros de chiffre d'affaires en 2014 à 1,3 million l'année suivante. Autre argument massue selon Arnaud Katz : « BNP, Areva, Air Liquide, L'Oréal... presqu'aucune société du CAC 40 ne nous utilise pas. »

Revenus additionnels


Selon le jeune dirigeant, Bird Office profite à tout le monde. Pour les clients finaux, les prix seraient moins chers, car la plateforme réalise des économies d'échelle et leur permet de comparer les offres. Les loueurs de salles professionnels, eux, optimisent le taux de remplissage. Du coup, ils sont peut-être taxés à 20 % par Bird Office, mais sur un chiffre d'affaires qu'ils n'auraient pas réalisé autrement, souligne Arnaud Katz.


Bird Office


Mais le gros de l'offre (80 %) est en fait constitué de salles louées par des non-professionnels. C'est là que le site peut vraiment être qualifié d'Airbnb des réunions. « Nous permettons à des sociétés de mettre à la location une salle qui ne leur sert pas durant certains créneaux, afin de les rentabiliser », explique Arnaud Katz, pour qui « le partage est dans l'ère du temps ». De cette façon, elles génèrent des revenus additionnels.

Services complémentaires


De plus en plus, Bird Office associe à ces locations - entièrement gérées par la plateforme, avec l'assurance d'une facturation rapide -, des services comme l'accueil (hôtesses), le petit déjeuner, et la vidéo-projection. Ce n'est pas tout. Afin de prendre en charge les professionnels avant et après les réunions ou conférences, la start-up pourrait proposer un service de VTC (partenaire) et du logement chez l'habitant (MagicEvent).

Sans concurrence dans l'Hexagone, la start-up veut se renforcer dans les grandes villes du pays (Lille, Lyon, Marseille...), ainsi qu'à l'international, notamment au Luxembourg, en Belgique et en Suisse.


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Modifié le 26/01/2016 à 11h54
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