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// Sony HX300 : 1,2 m de focale dans un bridge

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Publié par Aurélien Audy le Jeudi 4 Avril 2013

Sony Cybershot HX300

Alors que les zooms de facteur 20X deviennent monnaie courante sur des compacts de plus en plus fins, les bridges eux en arrivent à flirter avec un coefficient de zoom optique monumental : 50X ! Il y a le Powershot SX50 HS chez Canon, le FinePix SL1000 chez Fujifilm et ce HX300 de Sony que nous testons aujourd'hui. Est-ce réellement utile de disposer d'un objectif aussi ample ?

Sony HX300 2
Sony HX300

Sony HX300
Caractéristiques générales
Boîtier Plastique
Pixels - Résolution max 20,4 Mpix - 5 184 x 3 888 pixels
Capteur - taille CMOS Exmor R (BSI) - Format 1/2,3"
Densité de pixels 72,6 Mpix / cm²
Visée Ecran et EVF
Objectif Zoom 50X, équiv. 24-1200 mm
f:2,8 - 6,3
Stabilisation Oui, optique
Ecran 3'' orientable de 921 600 pixels
ISO 80 à 3 200 ISO
ISO étendu 6400 à 12 800 ISO en Extra High Sensivity
Obturateur 30 s à 1/4 000 s
Balance des blancs Auto + 7 modes + mesure
Formats de fichiers Jpeg
Rafale Jusqu'à 10 im/s (sur 10 vues)
Flash Intégré 12,4 m max (ISO Auto)
Stockage Cartes SD à SDXC ou Mem. Stick Duo à Pro HG Duo
+ 20 Mo interne
Connectique Micro USB, micro HDMI
Câbles fournis USB, chargeur
Dimensions 129,6 x 93,2 x 103,2 mm
Poids total 650 g
Alimentation - autonomie Batterie NP-BX1 1240 mAh - environ 310 vues
Logiciels PlayMemories Home
Caractéristiques vidéo
Qualité maximum 1 920 x 1 080p à 50 im/s (ou 1 440 x 1080p à 25 im/s)
Conteneur - codec MTS - AVCHD (ou MP4 - H.264)
Son Stéréo
AF pendant vidéo Oui
Vidéo stabilisée Oui
Prix A partir de 274,99 €


warning lexmark
Information préalable : Sony nous a informé en fin de période de test que le produit envoyé était un modèle de présérie, non seulement pas définitif mais surtout pour lequel la maison mère à Tokyo aurait formulé « un warning assez bref » sur un potentiel problème de qualité d'image. Impossible d'avoir plus d'information de la part de Sony, qui ne connait visiblement pas très bien le matériel qu'il prête… Nous n'avons heureusement pas rencontré de problème particulier avec cet exemplaire de HX300. Mais gardez toutefois ce point en mémoire.

Prise en main, ergonomie et menus


Le HX300 vient remplacer le HX200V, dont il reprend l'essentiel du design, mais avec une finition un cran inférieure. Cette sensation est imputable à un changement de plastique et à quelques jonctions laissant un peu de jeu : quand on serre fort la poignée, ça craque au niveau de la trappe à batterie et carte mémoire (sous la poignée). Rien de bien grave. Le bon point, c'est que l'appareil ne dépasse pas les 650 g, un poids relativement léger au regard de l'optique embarquée. Un détail au passage : Sony a intégré un petit pied sous le barillet pour que l'appareil soit stable quand il est posé. La prise en main est rendue confortable par la poignée bien creusée, le généreux barillet d'objectif, l'écran orientable ou encore l'agencement naturel des commandes.

Sony HX300
Sony HX300 5
Sony HX300 7

L'équilibre de l'approche ergonomique choisie par Sony, ni trop basique (laisse des réglages débrayables), ni trop pointue (évite l'excès de paramètres), satisfera le plus grand nombre d'utilisateurs. Cela se matérialise par une petite commande personnalisable sur le dessus (4 fonctions au choix) et une molette multi-usage cliquable. Quel que soit le mode de prise de vue semi-automatique choisi (P,A,S,M), la molette servira à régler vitesse et/ou ouverture (avec de nombreux paliers), correction d'exposition et ISO. Ce dernier paramètre ne figure d'ailleurs nulle part ailleurs dans le menu : une absence de redondance bienvenue. Dommage simplement que la molette soit aussi… molle !

Sony HX300 12
Sony HX300 14

Sony HX300 8
Sony a également été bien inspiré de maintenir sa double commande de zoom, à gâchette (au niveau du déclencheur) ou via la bague motorisée. Un interrupteur permet de « shunter » la motorisation pour utiliser la bague en mise au point manuelle. Les vidéastes apprécieront la douceur de la motorisation, rendant le zoom parfaitement utilisable en cours de capture.

Mais développer pareil objectif en conservant un encombrement sensiblement identique (1 cm de plus en profondeur) ne s'est pas fait sans concession. Si Sony a maintenu son médiocre viseur électronique (vraisemblablement le même 201 600 pixels que sur le HX200V), le détecteur oculaire a en revanche disparu. Il faut donc accomplir la bascule manuellement via une touche dédiée. Par ailleurs la batterie, une NP-BX1 comme sur le RX100, offre une moins bonne autonomie que la NP-FH50 sur le HX200V (pourtant doté d'un GPS, absent du HX300) : 310 vues contre 450 vues.

Sony HX300 9
Sony HX300 13
Sony HX300 16

Du côté des menus, rien de nouveau à signaler : la signature de Sony reste constante et donne une interface plutôt bien pensée pour la cible visée. Simple mais pas simpliste, complète mais pas complexe. Juste un point qui énerve toujours : l'absence de ratio d'image 3:2 !

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Performances : réactivité et objectif

Rapide… une fois le démarrage passé

Le démarrage est assez long, 2,2 s, mais il faut bien que le bridge déploie son imposante optique. Le recyclage du flash est également chronophage, mais au moins il éclaire plutôt bien. Et tout le reste s'opère dans une joyeuse vivacité. La latence au déclenchement reste très faible (0,05 s), la mise au point au grand-angle ultra rapide (0,15 s au mieux, 0,3 s au pire), le délai entre deux images tout à fait correct (d'autant qu'on ne peut pas désactiver la visualisation automatique des images prises) et la rafale toujours aussi soutenue (10 im/s sur 10 vues Jpeg, avec 7 s consécutives de décongestion du buffer). Au téléobjectif, la mise au point reste très rapide compte tenu du bazooka avec lequel il s'agit de viser : on oscille plus ou moins entre 0,8 et 1,2 s. Notez que la mise au point se pré-établit toute seule (ce n'est pas désactivable) : si on n'a pas bougé entre deux prises de vue au 1 200 mm, la capture se fait donc en 0,15 s, comme au grand angle.

Sony HX300 timings
N Mesures exprimées en secondes : la plus petite est la meilleure

Une focale de un mètre vingt pour quoi faire ?


Sony HX300 17
Chez Sony comme Canon, on a fait un bond assez spectaculaire du 30-35X au 50X ! Cinquante fois la focale courte… eh on ne parle pas d'une lunette astronomique mais d'un appareil photo standard. Ça mérite une seconde de silence… Ce bridge offre donc une extrême polyvalence, du très grand-angle 24 mm au super téléobjectif de 1200 mm. Pour information, voilà à quoi ressemble le monstrueux 1 200 mm Canon qui ouvre à f:5,6 et vaut 100 000 €.

Canon 1200 mm f5,6
Canon 1200 mm f5,6

Voilà maintenant une illustration de ce que cette amplitude permet de capturer, pour bien comprendre la portée du facteur 50X.

Sony HX300 illustration 1200 mm vs 24 mm

Là, le zoom signé Carl Zeiss Vario-Sonnar T* ouvre à f:2,8 au grand angle et f:6,3 en bout de course : c'est plus qu'honnête. Mais quel standing parvient-il à maintenir ? La qualité pâtit de cette extrême polyvalence, mais pas beaucoup plus que d'habitude. Le piqué n'est jamais vraiment aiguisé comme un couteau au centre, mais jamais vraiment émaillé non plus. Cela quelles que soient les focales et les ouvertures. On notera le cas particulier du 24 mm à f:2,8, où le cœur de l'image est moins net qu'aux autres ouvertures et l'homogénéité plus quelconque. Dès qu'on visse à f:4, les choses s'arrangent. À partir de f:5,6 et surtout à f:8, la diffraction rend l'intégralité de l'image plus molle, ce à toutes les focales. Voilà qui laisse une fenêtre de tir bien exiguë... Expression qui s'applique d'ailleurs au sens propre du terme pour le cadrage : à 1 200 mm, l'angle de champ n'est plus que de 2°.

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Par ailleurs, à 1 200 mm, les conditions atmosphériques viennent dégrader les résultats : pollution, brouillard ou encore distorsion thermique (les ondes de chaleur) n'arrange pas la qualité du rendu. Et si la stabilisation optique fait un travail étonnant, l'usage du trépied reste tout à fait conseillé. Enfin, l'optique ne contient pas bien les aberrations chromatiques, notamment à 24 mm f:2,8, et elle produit une distorsion assez forte, toujours à 24 mm (en barillet).

Sony HX300 conditions atmosphériques à 1200mm
Sony HX300 aberrations

Illustration en image des problèmes de conditions atmosphériques à 1 200 mm et un extrait d'aberrations chromatiques obtenues à 24 mm f:2,8


Qualité d'image et hautes sensibilités


Le HX300 de Sony embarque un capteur CMOS rétro-exposé (le Exmor R chez Sony) de 20,4 MPix, au format standard des compacts de 1/2,3 pouce (plus de 72 MPix/cm² !). Une quantité de pixels légèrement différente des précédents capteurs Sony de 20,1 MPix, suggérant qu'il pourrait s'agir d'un nouveau modèle. La gestion des ISO est conforme aux habitudes de Sony : propre à bonne distance mais peu conservatrice et donc décevante de près. Premier point, le grain est visible dès 80 ISO (fréquent sur les CMOS BSI). Ensuite, l'oeuvre du lissage commence dès 200 ISO, discrètement, et devient très nette à 400 ISO. 800 ISO prolonge la détérioration mais sans cap particulier, tandis que 1 600 ISO voit arriver une nouvelle perte de détails et surtout une chute manifeste de saturation : une sortie en A4 sera le maximum exploitable. 3 200 ISO constitue le dernier seuil imprimable, en 10x15 cm (et encore). Au-delà, l'appareil fonctionne en mode Extra High Sensivity, c'est-à-dire qu'il fait un assemblage de plusieurs vues pour tenter de réduire le bruit. Un lessivage violent, dont le seul réel atout est qu'il maintient la pleine taille des images... mais pas la pleine résolution.

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Notez que le bridge de Sony propose deux autres dosages de la réduction du bruit, un inférieur, l'autre supérieur à la normale, mais ils manquent malheureusement un peu de nuance. Dans le respect de la philosophie de Sony en matière d'imagerie, le HX300 fait plutôt dans le prêt à l'emploi : des photos qui ne nécessitent pas ou peu de post-traitement, en Jpeg exclusivement, avec des réglages possibles de netteté, saturation, contraste, auxquels s'ajoutent des profils colorimétriques pré-réglés (normal, éclatant, etc.) et des effets (miniature, toy, pop, high key, etc...). Ça fonctionne bien, puisque l'appareil peut se reposer sur une base solide, avec une balance des blancs bien équilibrée et une mesure d'exposition très finement dosée.

Sony HX300 photo bien mesurée
Sony HX300 effet toy
Sony HX300 à 540 mm

Le première photo montre les bonnes mesures d'expo et de balance, la seconde illustre l'effet toy, la troisième à 540 mm, déjà une focale bien gnéreuse (et plus facile à cadrer)


Fonctionnalités et vidéo


Pas de quoi disserter sur les fonctionnalités du HX300 : elles sont les mêmes que sur un HX20V, ou tout autre Cybershot de la gamme performance. On retrouve pêle-mêle les modes HDR, crépuscule sans trépied ou flou d'arrière-plan, la panoramique à mains levées en HD (10 480 x 4 096 pixels), les bracketing d'exposition et de balance des blancs ou encore la 3D. Cela, en sus des automatismes intelligents. Tout cela est donc largement positif, même si plus axé grand public, en termes de paramétrages, qu'utilisateur confirmé.

Mais le HX300 impressionne surtout quand on se met à filmer. Le bridge hérite de l'habituelle qualité de vidéo Sony (AVCHD 1080p à 50 im/s, jusqu'à 28 Mbps) mais il profite en plus de l'optique polyvalente, très bien servie par une motorisation douce et un AF réactif et fiable. L'audio, enregistré en AC-3 et encodé à 256 Kbps (@ 48 kHz sur 16 bit) rend bien. Les micros disposés sur le dessus du boîtier réalisent une bonne captation stéréo. Seul hic : l'absence de prise micro. Et comme le HX300 ne dispose pas d'une griffe porte-accessoire, il n'y a aucune évolutivité possible.


La vidéo du test de l'AF

Téléchargez la vidéo du test AF en taille réelle


La vidéo du train

Téléchargez la vidéo de scène du train en taille réelle

Conclusion


Le HX300 est un HX200V avec 2 mégapixels de plus et un zoom 67 % plus ample, mais sans GPS, ni détecteur oculaire et avec une batterie moins performante. Comme si, pour maintenir son bridge à prix constant, Sony prenait d'un côté ce qu'il ajoutait de l'autre. Des régressions pour compenser les progrès ? Si le constructeur tente de lancer une mode, il faut le prévenir que ça ne marchera pas... Pointe d'ironie mise à part, le HX300 est un appareil agréable à utiliser, car vif, offrant une ergonomie sans chichi mais pas dépouillée pour autant, doté de nombreuses fonctionnalités (dont une superbe vidéo) et capable de résultats clés en main propres, si tant est qu'on ne colle pas son nez trop près sur l'écran ou le tirage. L'optique 50X est une surenchère mais elle est globalement bien maîtrisée par le Nippon. On peut juste se poser la question de l'utilité d'un pareil téléobjectif dans un usage normal. Pour épier ses voisins ? Photographier la lune ? Outre le cadrage délicat ou l'impérieuse nécessité de ne pas trembler à cette focale, force est de constater que les niveaux de piqué et de résolution du capteur ne sont pas vraiment suffisants pour compenser les aléas atmosphériques, plus nombreux qu'on ne le croit. Les paparazzi en herbe pourront se laisser séduire par ce bridge facile, mais les utilisateurs plus chevronnés préféreront pour le même tarif se limiter au zoom 24X à ouverture constante (f:2,8) du Panasonic FZ200 ou carrément se lancer sur le très évolué Fujifilm X-S1, désormais abordable.

Les plus

  • Zoom 50X plutôt réussi / image propre
  • Prise en mains / écran orientable
  • AF rapide / bague de zoom/MF agréable
  • Pano / HDR / superbe vidéo

Les moins

  • Des faiblesses à 24mm / utilité des 1200mm ?
  • EVF médiocre / finition légère
  • Pas de ratio 3:2, ni RAW
  • Prix par rapport concurrents

Sony Cybershot HX300

Bridge

Bon

  • Qualité d'image
  • Réactivité
  • Ergonomie
  • Fonctionnalités

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