Test Microsoft Surface Book : un 2-en-1 tout en compromis ?

Le Surface Book ressemble à un ordinateur portable, et à ce titre, il répond au problème fameux de lapability des Surface Pro, à savoir la possibilité de les utiliser sur les genoux. Tandis que le clavier optionnel des Surface n'est pas assez rigide et lourd pour une utilisation sur les genoux, ici, il n'y a évidemment aucun souci et l'on ne fera pas tomber son Surface Book en l'installant sur ses genoux. On pourra ressentir un léger déséquilibre engendré par l'écran qui paraît plus lourd que le clavier. Et pourtant, la tablette pèse 724 grammes quand le châssis, lui, revendique un poids de 854 grammes. Comme quoi, tout n'est question que de perception parfois !

Le clavier pleine taille de l'appareil est de type chiclet, relativement confortable, avec une frappe agréable qu'on aurait peut-être souhaitée plus dynamique. La taille des touches de direction gauche/droite est appréciable, au contraire des touches fléchées haut/bas qui sont ici un peu sacrifiées. La surprise de ce clavier c'est son coloris : l'ensemble des touches sont grises, du même gris que le châssis, cela participe de l'effet monolithe évoqué plus haut et peut-être froid de l'ensemble. Si le clavier est rétroéclairé, son rétroéclairage s'active même en pleine lumière : cela rend le marquage de certaines touches difficilement lisible. On pourra éteindre, ou ajuster le rétroéclairage avec les touches de fonction.

A noter qu'à proximité de sa charnière, le clavier est subtilement bombé et laisse apparaître une ouverture pour le refroidissement du GPU embarqué. Surface Book propose un large touchpad, en verre, multipoints qui supporte aussi bien les gestes tactiles de Windows 10 que le défilement à deux doigts, ou le classique pincer/écarter pour obtenir un zoom.

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Niveau connectique, on retrouve deux ports USB 3.0 sur la tranche gauche de l'appareil avec un lecteur SD standard tandis que la tranche droite propose une prise Mini DisplayPort et le connecteur propriétaire pour l'alimentation électrique. Inspiré du MagSafe d'Apple, ce connecteur aimanté fonctionne mal sur notre exemplaire de test. Parfois la prise, bien qu'enfoncée, ne recharge pas et il faut la triturer pour que la charge se fasse (un témoin blanc nous y aidera, encore faut-il y prêter attention). Le chargeur est semblable à celui livré avec les Surface Pro 3 et comporte une prise USB pour charger son téléphone par exemple. Pour en revenir à la connectique, ce qui surprend c'est l'impasse faite sur les ports USB de type C.

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L'écran Pixel Sense


L'écran, baptisé Pixel Sense par Microsoft, est l'un des points forts de ce Surface Book. Avec une diagonale de 13,5 pouces, il propose une résolution de 3 000 x 2 000 pixels (267 ppp) pour un format d'image 3:2. Il s'avère particulièrement agréable au quotidien pour une utilisation bureautique même si l'on aurait souhaité des bandes noires moins proéminentes.

Surface Book - Résolution

Résolution 3 000 x 2 000 pixels


Si l'écran est brillant, il profite selon Microsoft d'un traitement pour diminuer les reflets... ce qui ne se vérifie pas forcément en pratique. En revanche, le calibrage de l'écran se remarque avec des couleurs qui semblent respectées et pas du tout exagérées.

Détacher l'écran


Surface Book est donc un ordinateur de la catégorie des 2-en-1. L'écran se détache pour devenir tablette... ce qui ne saute pas forcément aux yeux tant les deux éléments, tablette et clavier, semblent naturellement imbriqués.

La subtilité est que pour détacher la tablette, il faut appuyer quelques secondes sur la touche dédiée du clavier. Celle-ci comporte une diode : lorsqu'elle est rouge, vous ne pouvez pas enlever l'écran ; verte, vous pouvez retirer la tablette après avoir entendu un cliquetis. Il y a en effet un moteur dans le système de charnière pour verrouiller la mise en place de la tablette. Le système fonctionne de manière logicielle et Windows 10 propose des notifications vous informant du changement de configuration et une icône sur la barre des tâches permet de faire la même chose d'un clic. Reste que ce fonctionnement n'est pas du tout intuitif au premier abord.

A noter qu'à chaque détachement/insertion de l'écran, l'affichage se rafraichit rapidement et l'on entend la mélodie de connexion/déconnexion des périphériques pour accompagner le mouvement.

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On peut docker l'écran sur le châssis selon deux positions : face à soi pour le mode ordinateur portable courant, ou à l'envers (avec une chance sur deux de mettre l'écran de biais) pour permettre une utilisation dans le fameux « mode tente » comme le disent certains constructeurs. Dans ce dernier mode, on pourra profiter de Surface Book pour la projection de films par exemple, ou encore rabattre totalement l'écran ainsi inversé sur le clavier pour disposer d'une surface de travail tactile sur ses genoux. Car au contraire de Surface Pro où le clavier accessoire ne pèse que quelques grammes, le passage en mode tablette nous laisse un cadavre/presse-papier de près de 850 grammes dont, il faut le bien dire, on ne sait que faire...

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Surface Book dans tous ses états
Modifié le 02/12/2016 à 08h02
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